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| "Darkstream": Gallouzeau de Villepin doit être condamné pour une double connerie d'Etat. |
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Première connerie: Chirac, comme Villepin, savaient parfaitement qui est, en réalité, Nicolas de Naguy Bocsa. Le président de l'époque, comme son Premier ministre, savaient qu'il était véritablement de l'intérêt national d'écarter Sarkozy de la course à la future présidentielle. Hélas, ces gens de bonne compagnie savent porter la haine, mais la haine ne les porte pas. Ils n'ont pas voulu utiliser tous les moyens à leur disposition que la situation imposait pourtant.
Vis à vis de l'Histoire, et du peuple français, les deux, Chirac et Villepin, portent une responsabilité écrasante.
Avec l'arrivée providentielle des fameux listings, ils crûrent un moment pouvoir se débarrasser du sinistre nabot par des voies habituelles, souvent déjà empruntées dans notre Ripoublique. Avec Sarkozy, ils pensaient pouvoir jouer petits bras, sans trop avoir à salir leurs blanches mains... Grave erreur, surtout lorsqu'on accorde quelque crédit au discours d'un levantin, mythomane de surcroît.
Deuxième connerie, fatale: L'affaire "Darkstream" a commencé comme une affaire sérieuse avec l'enquête de l'excellent journaliste Denis Robert (lire son livre, "Clearstream, l'enquête"), avant de tourner à la pantalonnade avec l'irruption d'Imad Lahoud et de son ami Jean-Louis Gergorin. Lequel était lui-même un vieil ami, de confiance, de G2V...
En février 2003, Robert a la naïveté de donner un CD-Rom des listings, alors authentiques, de Clearstream à Lahoud. En octobre 2003, Lahoud permet à son officier traitant à la DGSE d'en prendre une copie. C'est ainsi que dès le début 2004, une poignée d'initiés de la DGSE pourra se rendre compte immédiatement des grossières manipulations intervenues par rapport à la version initiale en leur possession, et le faire savoir à Sarkozy, qui en aura confirmation par MAM, puisque le général Rondot rend compte du développement de l'affaire depuis novembre 2003 au dircab de MAM, Philippe Marland. Sarkozy et son conseiller Squarcini décideront judicieusement de laisser se développer l'affaire, sans réagir publiquement, jusqu'en 2006.
C'est fin 2003 que Lahoud bidouille les listings sous la houlette de RG proches de Bernard Squarcini, ami de Sarkozy, lequel, à ce stade, n'a pas encore été mis au parfum.
En janvier 2004, Gergorin peut donc présenter à G2V, devant Rondot, ce qu'il croit être une arme peut-être fatale contre Sarkozy. On imagine la jubilation juvénile de Galouzeau qui voudra croire, de manière quasi pathologique, presque religieuse, à la véracité de ces listings, pourtant à l'évidence totalement trafiqués. Même le brave général Rondot s'en apercevra très vite, et le fera savoir. C'est tout dire.
Mais les deux compères Villepin-Gergorin ne voudront rien entendre et continueront à rêver de longs mois encore. G2V chargera son vieil ami de transmettre les listings au juge Van Rymbeke et ce sera le début de la fin. Le rêve passe.
La question est de savoir si de Villepin savait que les listings étaient des faux lorsqu'ils ont été transmis au juge, et dans ce cas c'est un fou, et il est bien complice de dénonciation calomnieuse. Ou bien il croyait encore sincèrement à l'authenticité de ces pièces, comme d'autres croient à l'Immaculée Conception, et c'est un con qui doit être condamné à ce titre.
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