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EDITORIAL
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Interview de Marcel Gauchet*
17/07/10
:: 21:01
L'affaire Sarkozy-Woerth-Bettencourt remet en question le pouvoir sarkozien.
*Historien et philosophe, Marcel Gauchet, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales réagit à l'affaire Sarkozy-Woerth-Bettencourt et à ses répercussions politiques.
L'affaire Woerth-Bettencourt n'est-elle, selon vous, qu'une affaire parmi d'autres ?
Marcel Gauchet : La dimension "affaire" me paraît secondaire par rapport à une remise en question, plus diffuse et plus large, du pouvoir sarkozien. Comme souvent en politique, il s'est produit une cristallisation conjoncturelle à partir d'un accident judiciaire qui, en principe, ne concernait en rien le pouvoir politique. Par ricochets, on aboutit à une situation qui permet l'expression de reproches et de frustrations qui étaient dans l'air mais ne trouvaient pas de support pour se formuler de manière directe. La dimension "affaire" peut passer, mais l'effet d'image, lui, demeurera.
Cette affaire marque-t-elle une étape dans le mandat de Nicolas Sarkozy ?
Elle me semble marquer l'arrivée de la facture de la crise. C'est ce qui explique son retentissement. La crise prend complètement à contre-pied le dispositif politique de Sarkozy, à savoir le projet d'une banalisation libérale de la France, pour sortir d'une exception jugée dommageable par les élites. Cela se résumait dans l'idée chère à Sarkozy de décomplexer le rapport des Français à l'argent, sur le thème "laissez faire les gens bien placés pour gagner beaucoup d'argent, et vous en profiterez tous". Son tour de force a été de présenter cela comme une forme de justice : "Si vous vous donnez du mal, vous gagnerez, seuls les paresseux perdront." Il avait trouvé un thème de campagne très efficace, en conciliant libéralisme et justice.
La crise a réduit à néant cette belle construction. Dans un premier temps, Sarkozy s'en est très bien tiré, en affichant son volontarisme. Mais les belles paroles n'ont pas eu de suite. Nous savons que la facture de la rigueur va être lourde et que nous allons tous devoir payer plus d'impôts. Cela repose le problème de la justice fiscale et sociale en de tout autres termes, et cela jette une autre lumière, rétrospectivement, sur les intentions initiales. L'affaire Woerth-Bettencourt restera peut-être sans aucune suite, mais elle révèle quelque chose de profond. Elle fait surgir au grand jour la désillusion de l'opinion à l'égard de la promesse sarkozienne.
Au-delà de cette affaire, avez-vous le sentiment d'une remise en question des principes démocratiques ?
Non, au contraire. Ce n'est pas la démocratie en tant que telle qui est remise en question, c'est la manière dont certains en profitent. Le culte de la chose publique est plus fortement intériorisé en France que partout ailleurs. Les gens sont donc très choqués quand les individus au pouvoir se comportent en individus privés. La plus grande faille de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il n'a pas le sens de l'institution. Le côté privé du personnage prend toujours le dessus. Il n'arrive pas à être un homme d'Etat.
____________________ Le 5 janvier 1849, dans La Nouvelle Gazette Rhénane, Karl Marx, rédige un article intitulé: "Un document bourgeois." Extrait : Pourquoi depuis la Restauration les peuples avaient-ils la nostalgie de Napoléon qui avait été rivé à un roc solitaire dans l'Atlantique ? Parce que le despotisme d'un génie est plus supportable que le despotisme d'un imbécile. C'est ainsi que l'ouvrier anglais peut encore se targuer d'une certaine fierté nationale vis-à-vis de l'ouvrier allemand, car le maître qui le bâillonne, bâillonne le monde entier, tandis que le maître de l'ouvrier allemand, le bourgeois allemand, est le valet du monde entier et rien n'est plus funeste, plus humiliant que d'être le valet d'un valet."
Toute ressemblance avec la condition du prolétaire sous-chien dans l'actuelle Hexagonie, avec son Prézydent valet et son gouvernement UMPutes soumises au Crif-Cran-Cac40, ne serait que pure coïncidence. Félix le Chat, 05-07-10 ______________
Affaire Bettencourt-Woerth-Sarkozy:
L'opinion de TSS:
Cette affaire, désormais Bettencourt-Woerth-Sarkozy, est un grand classique du financement occulte des partis politiques et des renvois d'ascenseur entre amis du même monde en décomposition avancée. Cette affaire est très simple et devrait conduire tout droit l'infâme Sarkozy et ses obligés devant la Haute Cour de Justice de la République, si la République existait encore... Woerth, trésorier de l'UMP, ministre du budget, fait embaucher sa femme Florence par Maistre, à un salaire mirobolant, dans le but de mieux siphonner le fonds Bettencourt (société Clymène qui a pratiquement "détruit son capital en 2008"...). Petitement financé officiellement par Bettencourt (son ex-comptable vient d'avouer avoir donné 150 000 € en espèces à Woerth pour les présidentielles), l'UMP et Sarkozy l'étaient massivement, à hauteur de plusieurs millions d'euros, de manière occulte, grâce à la fraude fiscale sciemment organisée autour de la fortune de Mme Bettencourt. C'est dire que les propos de Woerth, de Sarkozy, de Baroin et de leurs complices ne sont que des mensonges cyniques absolument énormes destinés à enfumer les veaux jusqu'à l'échéance cette fois inévitable. Il y a longtemps que toute cette clique immonde devrait être pendue! _____________
La représentation de la diversité est assurée dans les media!
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Un sous-doué à l'Elysée:
Mais pourquoi tant de haine envers le corps enseignant en général et les chercheurs en particulier ? Tout simplement parce que Notre Majesté souffre du complexe du cancre parvenu. Président médiocre, il fut par le passé élève médiocre, bachelier médiocre et étudiant médiocre. Mais aucune trace de cette médiocrité dans son curriculum vitae. Et pour cause, il l'a customisé, l'animal. Officiellement Notre Souverain Eclairé serait titulaire d'une maîtrise de droit privé, d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat, d'un DEA de sciences politiques obtenu avec mention et aurait fait des études à l'Institut d'Etudes politiques de Paris. Waouh ! Mais alors pourquoi est-il aussi nul ? Tout simplement parce que la plupart de ces titres universitaires sont faux. Une enquête menée par Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à Nanterre le prouve. http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219 En parcourant l'annuaire > des anciens élèves de Sciences Po, il a pu constater que Sarkozy de Nagy Bosca n'y figure pas, ce qui signifie qu'il n'a pas mené ses études à leur terme et ne peut donc se parer du titre d'ancien élève réservé aux seuls diplômés. Et son DEA ? Pourquoi n'en trouve-t-on aucune trace dans les archives de Paris X Nanterre ? Tout simplement parce que si le candidat Sarkozy apparaît bien dans le procès verbal de la première session, il est ajourné pour ne pas s'être présenté à lépreuve écrite terminale et n'avoir pas rendu son mémoire.Et son certificat d'aptitude à la profession d'avocat ? Obtenu sur le fil avec la note médiocre de 20/40 (7/20 à la première épreuve et 13/20 à la seconde) Mais rappelons aussi, pour compléter le tableau, les notes obtenues au bac par le candidat 18917 en 1973 (Jury 80, lycée Molière) : 7/20 à l'épreuve écrite de français et 12 à l'oral (voilà pourquoi il s'exprime toujours dans un idiome approximatif), 9/20 en philo, 8/20 en maths (il a néanmoins su s'augmenter de 200 % !), 10/20 en anglais ("magnifical" s'exclama-t-il un jour en présence de la reine d'Angleterre) et 11/20 en économie (on n'est pas sorti de la crise ! ). Avec 142 points sur 300, le médiocre petit candidat fut recalé et fut obligé de se présenter au repêchage. Ne nous étonnons donc plus des propos méprisants qui sortent donc de la bouche de ce vilain petit personnage médiocre et rancunier qui a tant souffert de ne jamais avoir été reconnu à sa juste valeur par ses professeurs. __________________