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De
gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont
dans un bon sens, celui de la résistance: des faits,
des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger
etc...
| MDI |
| Kémi Séba et le Mouvement des Damnés de l'Impérialisme |
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| Vox NR |
| Site de la résistance européenne |
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| L'impossible gouverneur dont les Français doivent se débarrasser au plus vite. |
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Pour Sarkozy, l'article 68 de la Constitution! Et vite!
Voyages payés et cadeaux somptuaires acceptés de fournisseurs de l’État ; instrumentalisation de la vie privée ; altercations publiques répétées avec des Français ; atteintes à la liberté de la presse ; ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire ; atteintes délibérées à la laïcité ; déclarations inquiétantes favorables aux sectes ; non respect du droit international ; et dernièrement, atteinte à la Constitution française en voulant utiliser la Cour de cassation pour contrer une décision du Conseil Constitutionnel...
Décidément, le rythme de croisière de la présidence sarkozyste s’établit actuellement à la cadence d’un scandale par jour.
Et pas n’importe quel scandale : ce sont des atteintes d’une gravité croissante aux grands principes républicains qui fondent notre pacte social. Ces atteintes s’accompagnent d’une indignité et d’une violence qui jettent sur la fonction de président de la République, un discrédit et un déshonneur jamais atteint sous la Ve République.
Dans les médias, au bureau, en famille ou entre amis, tout le monde commente cette situation inédite, et l’écrasante majorité des Français fait part de son horreur et de son indignation. Mais personne ne bouge. Pourquoi ?
Une "opposition" qui critique mais qui ne s’oppose pas
Interrogé sur ce qu’il pensait des propos orduriers que Nicolas Sarkozy a lancés en public à un visiteur lors du Salon de l’Agriculture le 24 février, François Hollande a ainsi déclaré doctement : « c’est à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connaît, finalement, la désaffection populaire ».
« Manquer à tous ses devoirs » ? voilà un constat d’une extraordinaire sévérité, parfaitement en phase avec l’opinion majoritaire. Mais quelle conclusion son auteur en tire-t-il ?
Aucune. Premier secrétaire du premier parti d’opposition, François Hollande ne tire aucune conséquence de cette avilissement sans précédent de la clé de nos institutions. Il commente mais ne s’oppose pas.
Ne rien faire en la circonstance, c’est manquer à son devoir de chef de l’opposition. Même si la procédure n’a - aujourd’hui - aucune chance d’aboutir, le minimum que doit faire l’opposition serait de prendre date pour ne pas avaliser, par une inaction complice, ce que M. Hollande appelle lui-même des « manquements ». Comment ?
L’article 68 de la Constitution est fait pour ça
Pour mettre un terme définitif aux « manquements » que relève François Hollande - comme à ceux qu’il ne relève pas - il y a pourtant bien un moyen : c’est l’article 68 de la Constitution française.
Car, bien que personne n’y fasse référence ces jours-ci, il se trouve que notre Constitution a été modifiée le 23 février 2007 pour supprimer la formule de « haute trahison » (pourtant très appropriée) et la remplacer par la notion de « manquements ». Le nouvel article 68 est ainsi formulé : Article 68 : Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour...
La question que doivent se poser les juristes et les responsables politiques est de savoir si les agissements de Nicolas Sarkozy sont constitutifs du terme de « manquement » inscrit dans notre Constitution. Or ce débat a déjà eu lieu et le spécialiste du journal Le Monde le récapitulait en ces termes dans l’édition du 24 juin 2003 :
« La définition de tels "manquements" n’est pas, au fond, davantage précisée que ne l’était celle de la "haute trahison", mais cette disposition atteste la volonté de préserver la fonction présidentielle et non la personne qui l’occupe. "C’est l’incompatibilité avec la poursuite du mandat et elle seule que la sanction doit résoudre par la destitution", expliquait le rapport de M. Avril.
Ainsi, les faits reprochés au chef de l’Etat peuvent aussi bien être pénalement qualifiables qu’a priori exempts de tout reproche judiciaire : des propos outranciers, un comportement personnel scandaleux, une situation de conflit d’intérêts involontaire, voire le refus de signer une loi ou une ordonnance (comme Charles Pasqua l’avait suggéré, en 1986, contre François Mitterrand), pourrait ainsi motiver l’engagement de la procédure de mise en cause du président ». (Source : Hervé Gattegno : "Le projet de la Chancellerie donne aux parlementaires le pouvoir de renverser le président" LE MONDE 24.06.03)
Si l’on suit cette analyse, force est de constater que le comportement de Nicolas Sarkozy, depuis son entrée en fonctions, est bel et bien marquée par « des propos outranciers », un « comportement personnel scandaleux », et une « situation de conflit d’intérêts involontaire », sans parler des manquements autrement plus graves à ses obligations constitutionnelles de « veiller au respect de la Constitution », d’être « le garant de l’indépendance nationale" "et du respect des traités ».
Pourquoi personne n’évoque l’article 68 de la Constitution française ?
Voilà la bonne question : pourquoi l’opposition ne s’oppose t’elle pas ? Pourquoi le Premier Secrétaire du PS est devenu un commentateur politique de plus ?
Si l’opposition ne bouge pas, c’est simplement qu’elle est complice de Nicolas Sarkozy, du moins complice pour les deux « manquements » du Chef de l’Etat, de loin beaucoup plus graves que les propos de charretier vociféré par celui-ci.
- Quand Nicolas Sarkozy a fait ratifier le traité de Lisbonne par la voie parlementaire, l’opposition a laissé faire. C’était pourtant le « manquement » suprême : soumettre la France à un pouvoir étranger et reconnaître la primauté du droit européen sur notre Constitution. Mieux même, la pseudo-opposition a voté pour ce texte !
- Quand la France, sur instruction de Nicolas Sarkozy, a été le premier pays européen membre du Conseil de sécurité de l’ONU à reconnaître la souveraineté du Kosovo au mépris du droit international, c’était un autre « manquement » d’une gravité exceptionnelle. Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ont délibérément placé la France dans le camp des fauteurs de guerres et des États voyous qui piétinent la Charte des Nations-Unies, qu’ils ne respectent que quand ça les sert.
Là encore, les déclarations de M. Hollande témoignent de la complicité de cette prétendue opposition : "Le Parti socialiste prend acte de la proclamation d’indépendance des autorités démocratiques du Kosovo. (...) Le Parti socialiste regrette que l’Union européenne n’ait pu, à cette occasion, faire montre de plus de cohésion et de nécessaire solidarité commune..."
CONCLUSION
La droite et la gauche sont d’accord sur l’essentiel : soumettre la France au pouvoir étranger de Bruxelles et Francfort, et s’aligner totalement sur la politique guerrière des USA. UMP et PS sont d’accord pour concevoir l’avenir de la France comme étant un satellite de Washington.
Voilà pourquoi l’opposition ne s’oppose pas.
Voilà pourquoi les rencontres du Chef de l’État avec les Français deviennent de plus en plus houleuses. Quand il n’y a plus d’opposition politique, il ne reste que la rue.
Post-scriptum :
La résolution 1244 affirme l’adhésion des États membres de l’ONU à la souveraineté et l’intégrité territoriales de la Serbie. La proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo est donc un acte illégal. Les européens en l’encourageant d’abord, en la reconnaissant ensuite, s’en font les complices.
Charte des Nations Unies
Article 2.4 : « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »
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L'IMPOSSIBLE PRESIDENT (un bon édito de Philippe Ridet, du Monde, hélas...)
Il n'aime pas les anniversaires, s'agace des commémorations, se méfie des éloges contraints comme des critiques attendues. Mais il ne coupera pas à celui-ci : le sien. Le président Nicolas Sarkozy aura un an le 6 mai. Trop jeune pour être jugé par rapport à ses pairs, mais déjà assez vieux pour être comparé au candidat qu'il fut. Un an passé à toute vitesse, celle qu'il a imprimée à son mandat, comme s'il voulait se fuir et brouiller les repères de ses suiveurs : la presse, la gauche, les intellectuels. Qu'est-ce que le sarkozysme, s'interrogent-ils le temps d'une pause? "Un narcissisme", dit l'un. "Un exhibitionnisme", relève un autre. "Un bonapartisme", ose un troisième… Le temps de trouver, il est déjà ailleurs.
Forcément, il sera comparé et il ne le supporte pas : à Giscard pour son goût du luxe, à Chirac pour son penchant pour le compromis, à Mitterrand pour sa manière de jouer avec les ambitions des uns et des autres. Il aurait bien aimé les faire oublier, ces prédécesseurs encombrants dont il voulait se démarquer. "Je ne serai pas un président-arbitre qui marche sur les eaux", avait-il prévenu. Une vision? Peut-être, mais aussi tant de mépris pour ceux qui avait occupé la fonction avant lui. Promis : il ne leur devrait rien. Un ami : "Il a le génie du présent et aucune idée du passé."
"PRÉSIDENT, C'EST LOURD"
Cet adjectif, ils sont nombreux à l'avoir entendu. "Président, c'est lourd, dit-t-il, plus lourd que ministre de l'intérieur." En ce mois de mai 2007, Nicolas Sarkozy découvre les ors et le poids de sa fonction. Il répète "c'est lourd" à propos de tout : le choix de ses ministres, la relance européenne, les premières réformes. Une manière de se convaincre qu'il a définitivement changé de registre. Candidat, tout le monde peut l'être, mais président… "Le matin, à mon réveil, je pense aux Français qui ont voté pour moi", dit-il, mais on entend comme une réminiscence de son célèbre "Je pense à la présidentielle, et pas seulement quand je me rase".
Mais ce qui a marché une fois ne peut-il pas réussir encore? Son volontarisme a séduit 53% des Français, il pourra bien résister tout un mandat, pense-t-il. C'est "lourd", oui, mais pas impossible. D'ailleurs, les premiers mois du sarkozysme sont une success story. Impuissante, la gauche, mal remise de son échec, assiste à la signature du "traité simplifié" sur l'Union européenne arrachée au bout de la nuit aux Polonais, à la libération des infirmières bulgares enlevées à leurs geôliers libyens. Quand ce n'est pas Nicolas qui triomphe à Bruxelles, c'est Cécilia qui revient en héroïne de Tripoli. Dans la majorité, on entend bien quelques pisse-froid. La réforme des universités? "Pas assez radicale." Le service minimum? "Trop mou." La loi sur le pouvoir d'achat? "Trop chère." Mais pas de quoi gâcher la fête.
"LES FRANÇAIS NE M'EN VOUDRONT JAMAIS D'ESSAYER"
Il en est sûr, il a trouvé son style. Impudique, certes, fenêtres ouvertes sur ses souffrances et foucades, mais irrésistible, croit-il. Dans les sondages, sa cote de confiance a résisté à ses vacances américaines, payée par un couple d'amis, dans une somptueuse villa de la Côte est. Sarkozy au pays de John Updike, étonnant mais ça marche! Bien sûr, son épouse, Cécilia, a boudé le dîner chez les Bush, mais il aborde septembre avec 60% d'opinions positives. Il augmente son salaire de 172%, mais se croit infaillible. Il passe sans encombre ou presque la réforme des régimes spéciaux de retraite qui avait fait trébucher Alain Juppé dix ans plus tôt. "Je suis prêt à prendre le risque de l'impopularité", avait-il glissé. Mais un soir de visite officielle à Washington, effondré dans le fauteuil de cuir d'un grand hôtel, il lâche : "Je suis un gros populaire."
La conjoncture économique se dégrade. Fort de ses bons résultats sur le front du chômage, le "président du pouvoir d'achat" continue d'arpenter les usines, haranguant les ouvriers sur une estrade dressée au milieu des courants d'air. Il ne leur offre que sa parole, la promesse d'heures supplémentaires mirobolantes et de réformes menées tambour battant. On le met en garde. "N'est-ce pas trop?" On l'enjoint à regarder ce que faisaient ses prédécesseurs, une réforme après l'autre. Il tourne les talons. Quand on doute devant lui des résultats de cette politique, il lâche : "Les Français ne m'en voudront jamais d'avoir essayé."
"QUELLES FRASQUES ?"
Automne-hiver : Sarkozy passe de mode. Pourtant, il n'a rien changé : hâbleur, toujours convaincu des bienfaits de sa politique. Mais ce qui avait séduit chez le candidat rebute soudain les Français. Son divorce d'avec Cécilia navre, paraît-il, l'électorat conservateur de droite. Ses Ray-Ban Aviator insupportent les bobos de gauche qui, d'une expression – "bling-bling" –, dénoncent un snobisme qui n'est pas le leur. La tente du colonel Khadafi plantée sur la pelouse de l'hôtel de Marigny achève de ruiner son image. Est-ce là la "diplomatie des droits de l'homme" qu'il avait promise? Le rapport Attali et ses 300 propositions brouille l'idée même de la réforme. Les élections municipales à Neuilly-sur-Seine virent au psychodrame. Le roi de France incapable de mettre de l'ordre dans son ancien duché? La droite s'inquiète, la gauche s'amuse.
Parce qu'il croit transgresser, il provoque. Son divorce à peine annoncé, au mois d'octobre, il présente aux Français sa nouvelle compagne, Carla Bruni, dans le décor de carton-pâte de Disneyland à Marne-la-Vallée. L'hiver est triste, le moral des Français en berne, il s'envole pour les pyramides d'Egypte. Le coucher de soleil jette des reflets d'or dans les cheveux de Carla. Ils s'envolent pour Pétra, en Jordanie, une meute de photographes à leurs trousses. Juché sur les épaules du président, le fils de Carla Bruni masque son visage de ses mains d'enfant. Il se marie en février dans le salon vert où il réunit tous les mercredis l'aréopage de l'UMP. Il découvre le bonheur : "Maintenant, je n'ai plus besoin de dormir", confie-t-il, émerveillé, à son ami Brice Hortefeux. Il montre les SMS de sa nouvelle compagne à ses amis, s'enthousiasme de son "intelligence". Il revit, les Français dépriment. Les sondages sont en chute libre : moins vingt points en quelques semaines… "Il a déserté psychologiquement l'Elysée", se souvient un proche. On l'alerte, lui demande de "cesser ses frasques". Lui, pincé : "Quelles frasques?" François Bayrou lui a trouvé un surnom : "L'enfant barbare."
"IL N'Y AURA PLUS JAMAIS PÉTRA"
Sarkozy ne veut rien céder, persuadé qu'il gagnera le bras de fer engagé avec l'opinion. Mais il a trop d'expérience de la politique pour ne pas donner des gages. Le Sarkozy première manière disparaît des écrans. Ses conseillers ont diminué ses apparitions médiatiques selon les règles du sevrage. Les Français ont trop vu ses lunettes, ses montres et ses cuisses nues dans un short de jogging. Les sondages le disent; ils veulent voir un président plein de pompe et de sacré. Il réapparaît le temps d'un voyage à Londres en habit et ruban rouge sur son plastron blanc. Carla Bruni-Sarkozy, aguerrie par vingt ans de podiums, défile sans faute devant la cour. "Il n'y aura plus jamais Pétra", glisse un conseiller. Voilà pour l'image perçue.
Mais dans la "soute" de l'Elysée, rien ne change vraiment. C'est le président qui dirige son parti, acquiesce aux nominations, joue les uns contre les autres. Recadre les conseillers trop bavards. L'un d'eux : "La tendresse n'est pas son fort." Recherchant la magie de sa campagne victorieuse, il a fait revenir un à un, autour de lui, les conseillers désavoués par Cécilia. Aux unes de Voici et de Point de vue, l'Elysée privilégie les grands titres. Interview de Carla Bruni-Sarkozy dans L'Express, suivie d'une tribune dans Le Monde. Au départ, elle avait choisi Libération. Pierre Charon, un des plus anciens conseillers de son mari, lui a fait remarquer : "Carla Bruni écrit dans Libération. Carla Bruni-Sarkozy écrit dans Le Monde." Bonne élève, elle a obtempéré.
"JE VEUX FAIRE DU POGNON"
L'opération "Sarkozy a changé" est sur les rails. Pour l'heure, les sondages, eux, ne bougent pas. Les municipales, le premier test électoral de son mandat, ont été une catastrophe. Le président reste encalminé dans la zone des 40% de bonnes opinions. Une misère. Ne sachant se remettre en question, il tempête contre son premier ministre, François Fillon, soupçonné de gérer sa popularité en petit rentier quand il a joué la sienne en flambeur. Son gouvernement, dont il était si fier, se révèle souvent inexpérimenté. "La prochaine fois, je les vire", menace-t-il à chaque "couac", sans que cela soit suivi d'effet. Une petite musique monte dans les rangs de la majorité excédée : "Sarkozy est un faux dur." Parfois, il aurait presque envie de tout planter là. Il rêve de ne faire qu'un seul mandat, de réformer la France et de partir. "Je ne ferai qu'un seul mandat", glisse-t-il à ses visiteurs qui n'en croient pas un mot. "Je veux faire du pognon", insiste-t-il en tâtant la poche poitrine de sa veste. Le retour du naturel? Pourtant, il a fait ce qu'on lui demandait. Il a "fait" président. S'est montré discret, a remisé ses gros chronographes Breitling au placard. A la place, il porte une Patek Philippe. Une montre suisse discrète comme le sont les vraies grosses fortunes des bords du Léman. Parfois, il la fait circuler entre ses invités qui partagent sa table de déjeuner, entre deux conversations sur les réformes et la politique étrangère. "Elle vaut quatre fois plus cher que l'autre!", s'amuse-t-il. Puis il reprend sa conversation en s'efforçant de ne pas interrompre ses hôtes comme il le faisait avant. Devant eux, il joue les fiers à bras, dit qu'il n'a dû renoncer à aucune réforme, au contraire de Giscard, de Mitterrand et de Chirac, ces modèles dont on voudrait qu'ils l'inspirent. Dédaigneux, il rappelle leurs échecs. Et, fanfaron, il lâche : "Je ne repeins pas la réalité en rose, mais finalement, gouverner, c'est plus facile que je croyais." |
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