WASHINGTON (AFP)3 novembre 2007, 00H11 - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et d'autres hauts responsables peuvent être convoqués pour déposer devant un tribunal dans une affaire d'espionnage mettant en cause des lobbyistes pro-israéliens, selon la décision prise vendredi par un juge fédéral américain.
Le juge T. S. Ellis, du tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est) a autorisé les avocats de Steven Rosen et Keith Weissman, d'anciens lobbyistes de l'American Israeli Public Affairs Committee (AIPAC), le principal lobby juif à Washington, à convoquer Mme Rice, ainsi que le conseiller présidentiel américain à la sécurité nationale, Stephen Hadley.
Treize autres actuels ou anciens hauts responsables gouvernementaux, dont l'ancien numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz, pourraient être appelés à déposer dans ce procès qui pourrait avoir lieu à partir de janvier, selon des documents de justice.
Pour ces 15 personnes, sur les 20 convocations demandées, le juge Ellis a rejeté les arguments du gouvernement selon lesquels leurs témoignages n'apporteraient rien et seraient défavorables à la défense.
La Maison Blanche n'a pas souhaité commenter la décision du juge.
"Nous sommes au courant de la décision autorisant des convocations potentielles si l'affaire Rosen et Weissman aboutissait à un procès", a déclaré Gordon Johndroe, le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche.
"D'après ce que nous comprenons, aucune convocation n'a été délivrée à ce stade. Nous ne pouvons pas faire d'autre commentaire, étant donné qu'il s'agit de poursuites criminelles en cours", a-t-il ajouté.
"Nous ne commentons pas une affaire judiciaire en cours", a renchéri un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.
Steven Rosen et Keith Weissman sont accusés d'avoir transmis à des personnes non autorisées des informations classées secret défense par les autorités américaines alors qu'ils travaillaient pour l'AIPAC.
Ils espèrent que le témoignage des hauts responsables appelés à déposer soutiendra leur ligne de défense, selon laquelle ils n'étaient pas impliqués dans des activités d'espionnage.
"Les accusés estiment que le témoignage de ces responsables actuels ou passés tendront à montrer que leurs actions ne reflètent rien d'autre que la pratique officielle des discussions par des canaux officieux, bien connue à Washington", indique le document.
MM. Rosen et Weissman ont été accusés en 2005 aux côtés d'un responsable du département de la Défense, Lawrence Franklin, de conspiration en vue de communiquer des informations relevant de la défense nationale, à la suite d'une longue enquête du FBI (police fédérale) montrant qu'ils avaient échangé des renseignements sensibles entre eux et avec Israël.
Selon des responsables du gouvernement, M. Franklin a transmis des informations secrètes à Israël entre 1999 et 2004 en utilisant le couvert de l'AIPAC, au moment où Rosen était le directeur politique du lobby et où Weissman y travaillait comme spécialiste de l'Iran.
Franklin, qui a été l'assistant de l'ancien sous-secrétaire à la Défense Douglas Feith, a plaidé coupable après une série d'audiences à huis-clos et a été condamné en janvier 2006 à 12 ans et 7 mois de prison, ainsi qu'à 10.000 dollars d'amende.
La décision du juge permettra aux avocats de Rosen et Weissman de convoquer Mme Rice, M. Hadley, ainsi que Richard Armitage, Marc Grossman, Matthew Bryza et William Burns, tous anciens hauts responsables du département d'Etat, et également les anciens responsables du département de la Défense Douglas Feith et Paul Wolfowitz, ainsi que des personnalités fréquentant les cercles de la diplomatie et de la sécurité nationale.
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Rappel de notre article du 19 octobre dernier:
Faut-il être un « corbeau » pour affirmer l’allégeance de Sarkozy à Israël ?
C’est un étrange papier qu’un journaliste nommé Jean-Marc Leclerc a publié vendredi 12 octobre sur le site internet du très sarkozyste quotidien Le Figaro.
L’article (à lire, ci-dessous), annonce, en substance, que les services de police ont déployé d’importants moyens pour identifier l’auteur d’un courriel affirmant que Sarkozy et plusieurs de ses lieutenants (Patrick Balkany, Pierre Lellouche, Patrick Devedjian et Manuel Aeschlimann) sont liés à l’appareil d’Etat israélien, via un des services secrets de celui-ci, le Mossad.
Pour ne s’en tenir qu’à Sarkozy, cette affirmation, quand bien même elle a pris des voies tortueuses -un courriel anonyme- pour parvenir à ses destinataires -des hiérarques de la police française- n’a pourtant absolument rien d’un scoop.
Depuis qu’il a accédé à des responsabilités politiques importantes, à partir de 2002 comme ministre de l’Intérieur puis chef de l’UMP et enfin candidat à la présidentielle, Sarkozy n’a en effet eu de cesse de coller au plus près à la politique israélienne, en n’importe quelle occasion.
Citons, pour mémoire, la collusion permanente entre Sarkozy et le lobby israélien en France (le CRIF, ou cette autre officine qu’est l’Association des Professionnels Juifs de France) dans la mise en oeuvre du chantage à l’antisémitisme et de la stigmatisation des Arabes et des musulmans en France, la collaboration entre les polices française et israélienne dans le sillage de la révolte des banlieues en novembre 2005, la glorification de la « fraternité d’armes » franco-israélienne à propos de l’attaque contre l’Egypte de 1956, ou bien encore cette entrevue, en juillet 2006, entre un ministre israélien et Sarkozy, où celui-ci demande à son interlocuteur « de combien de temps Israël a besoin pour finir le travail », c’est-à-dire la destruction du Liban.
Le Sarkozy devenu chef de l’Etat ne s’est bien évidemment pas renié : sitôt élu, il a confirmé son allégeance totale à l’OTAN, aux dirigeants américains, et à leurs partenaires israéliens, notamment sur le dossier actuellement privilégié par ces derniers, la préparation des esprits (et des munitions) à une guerre contre l’Iran. Son paillasson Kouchner est rapidement allé en visite officielle à Tel-Aviv, tandis que sa copine Rachida Dati s’apprête à faire de même la semaine prochaine, sans doute pour y puiser quelque inspiration en matière de « justice ».
Quant aux comparses de Sarkozy « dénoncés » (les guillemets étant de rigueur, les intéressés n’ayant aucune raison de trouver infamantes les amitiés qui leur sont prêtées par le « corbeau »), les états de service pro-israéliens de d’eux d’entre eux au moins sont du même tonneau que ceux de leur chef. Balkany, maire de Levallois (Hauts-de-Seine), participe ouvertement aux opérations de collecte de fonds pour l’armée israélienne, tandis que Lellouche est l’un des principaux animateurs de la campagne contre l’Iran.
Alors, le « journaliste » qui insinue que l’affirmation de tels liens ne peut être que l’oeuvre d’un corbeau malveillant, est au mieux un fumiste. Tout comme les policiers qui font mine de déployer les grands moyens pour lui mettre la main dessus.
(Capjpo-Europalestine)
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"Tout Sauf Sarkozy" s'interroge sur cet extraordinaire article du Figaro publié sur Internet le 12 octobre 2007, sous le titre "Les étranges accusations d'un cybercorbeau" : Sarkozy, Lellouche, Devedjian, Balkany et Aeschlimann seraient des agents du Mossad ! Le canard de Dassault dément bien sûr, mais ce qui est très, très étonnant, c'est qu'il juge utile de parler d'un sujet aussi explosif. Y-a-t-il un énorme scandale qui couve actuellement en France ? Certains membres de nos services du renseignement et de la sécurité nationale auraient-ils saisi la gravité de la situation du pays, aujourd'hui sous le joug de l'empire israélo-américain, et seraient-ils prêts à jeter dans la mare un pavé qui éclabousserait Sarkozy jusqu'à le noyer politiquement ? On peut se demander parfois si le clown de Neuilly pourra finir son mandat et si, d'une façon ou d'une autre, il ne sera pas éliminé du jeu...
Nous avions reçu à l'automne 2006 la "note de synthèse" à laquelle se réfère le journaliste du Figaro. Outre celle-ci, accompagnée de très courtes biographies de quelques individus, dont "la bande des cinq": Balkany, Devedjian, Lellouche, Sarkozy et Aeschlimann, figurait une autre "note de synthèse" intitulée: "La vérité sur la candidature de Paris aux jeux olympiques de 2012"...Nous avons estimé, à l'époque, que ces notes n'émanaient pas d'un service de l'Etat, mais de tel ou tel fonctionnaire de police agissant pour son propre compte. Un "faux-vrai" en quelque sorte puisque, en toute hypothèse, et de notoriété publique, les personnes citées se sont toujours comportées "comme si..." elles étaient, à tout le moins, des "agents d'influence" de l'Etat israélien. Un peu comme "Les Protocoles...", un faux, mais qui avait toute l'apparence d'un vrai, d'où son succès.
Nous n'avons donc rien publié jusqu'à aujourd'hui, mais puisque un grand quotidien s'est emparé de ce texte, nous le publions dans son intégralité pour la bonne information de nos lecteurs qui sauront faire la part des choses.
Nous y ajoutons une anecdote exclusive:
La scène se passe au siège du RPR, alors rue de Lille, au sixième étage, en mars ou avril 1980. Sarkozy, alors responsable des jeunes du RPR, rentre sans frapper dans le bureau de l'adjoint du délégué national à la Défense, s'asseoit et explique: "En tant que Président des jeunes, je voudrais que vous me donniez le texte qui sera bientôt présenté par Chirac sur notre politique de Défense". Son interlocuteur ressent une répulsion immédiate, physique, vis à vis de l'incroyable culot d'un Sarkozy aux méthodes (déjà) de "marchand de tapis levantin". Il lui rétorque qu'il ne le connaît pas et le met à la porte manu militari.
"Je m'en souviendrai!" clame un Sarkozy déjà fort imbu de sa petite personne.
Rétrospectivement, on peut se demander pourquoi ce "petit jeune", qui ne s'était jamais intéressé aux questions de défense auparavant, voulait à tout prix obtenir "en avant-première" le texte que Chirac présenterait à la presse un ou deux mois plus tard. Certains se souviendront qu'avant 1980, Chirac avait lâché quelques phrases aventuristes sur le possible emploi d'armes nucléaires tactiques sur certains théâtres d'opérations. Or le texte qu'il présenta en juin 1980, fruit du travail d'une bonne centaine de "spécialistes" des questions de défense, le ramenait à une dissuasion nucléaire stricto sensu et coupait court à ses égarements précédents.
Alors, pourquoi, pour qui, le jeune Sarkozy voulait-il savoir avant tout le monde la position qui serait en définitive adoptée par le président Chirac à propos de l'emploi, ou du non-emploi de l'arme nucléaire?
On peut s'interroger à juste titre...
Le vieux de la montagne.
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Texte intégral (sauf biographies) de la fameuse "note de synthèse" intitulée: "L'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP, Nicolas Sarkozy: le quatrième homme".
"En 1978, le gouvernement Herut/likoud de Menahem Beguin veut briser l'isolement relatif de l'Etat hébreu. La France est un partenaire important pour Israël. Israël ne veut plus être ébranlé par un revirement diplomatique français, identique à celui qui a suivi la décision du général de Gaulle en 1967, de ne plus lui livrer d'armes. Rafael Eytan (1) est alors chef d'état major des forces de défense israéliennes. Il demande au Mossad de préparer une opération qui consiste à infiltrer le parti gaulliste pour tenter de rendre ce parti politique français favorable à Israël.
Le chef de la centrale de renseignements israélienne, Yitzhak Hoffi va accepter l'idée d'une telle opération.
De jeunes militants et sympathisants de la droite parlementaire française à fort potentiel d'influence sont ciblés. Trois citoyens français prédisposés à collaborer sont recrutés et formés par les services israéliens, pour mener en France une mission politique.
En 1980, le premier groupe d'agents du Mossad commence son travail. Il est composé de Patrick Balkany, Patrick Devedjian et Pierre Lellouche. Charles Pasqua met en place à cette époque une nouvelle génération de responsables gaullistes, sous l'étiquette du RPR. Les agents israéliens vont se faire une place en politique par le biais de l'installation des "Pasqua boys".
En 1983, quelques mois avant les élections municipales, Patrick Balkany qui est en réalité responsable du réseau, recrute Nicolas Sarkozy.
C'est Balkany qui est chargé par la centrale israélienne de traiter le jeune et prometteur Sarkozy, le quatrième homme au service du Mossad. Le dispositif israélien dans le parti gaulliste est renforcé au début des années quatre vingt dix par Manuel Aeschlimann. Manuel Aeschlimann est chargé de soutenir la montée en puissance de Sarkozy. Il est aussi chargé d'établir des contacts avec des responsables iraniens en France. Manuel Aeschlimann est en train de devenir un homme clef pour le renseignement israélien, depuis que l'Iran adopte une attitude ferme sur la question de son programme nucléaire militaire (2). Dans la tradition du Mossad, les agents se surveillent et s'évaluent entre eux. Nous pensons que Manuel Aeschlimann est chargé par Tel Aviv d'évaluer le dispositif existant en France depuis 1980. Nous pensons que l'Etat d'Israël est un partenaire de la France dans de nombreux domaines. Nous estimons néanmoins que le contrôle total d'une formation politique française de gouvernement, par un service de renseignement étranger, peut nuire aux intérêts nationaux et européens." (note naturellement non signée et non datée)
(1)(A signaler :Raphael Eytan, mentionné ci-dessus, avait déjà fait parler de lui aux USA, lors de l'affaire de l'agent israélien Jonathan Pollard, arrêté aux USA et condamné pour espionnage; après son passage par Paris, tout à fait établi, il s'est installé à Cuba, où il a fait voter une loi d'exception lui garantissant la pleine propriété sur des terres et biens immobiliers divers et variés. Il est là-bas patron de divers business: agrumes, hôtels, lotissements EN PLEINE PROPRIETE pour riches citoyens des USA et d'Israel, centre commercial géant type "mall", équipement informatique du pays etc. voir:
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=1109&lg=fr "Ce qui ne sent pas bon du tout à cuba, Rafi Eitan, grand propriétaire foncier à Cuba"
(2)L'Iran n'a pas de programme nucléaire militaire...