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::  Opinion de Philippe Cohen*
13/04/12 :: 10:23
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Les marchés pourraient-ils venger Sarkozy le 7 mai ?
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Le Président lui-même avait donné le ton. S'adressant aux électeurs de gauche à Caen, il leur avait dit : « Vous voulez la Gauche ? Vous aurez la Grèce, vous aurez l’Espagne ! » Le Président-candidat ne s'embarasse pas de scrupules démocratiques (ni diplomatiques : vous imaginez la tête de Rajoy, le chef du gouvernement espagnol à la lecture de cette déclaration ?). En campagne, il fait dans le gros rouge qui tâche, avec Monsieur Marché dans le rôle du grand méchant loup; Après tout, les électeurs sont restés de grands enfants...


La parole présidentielle a ouvert un boulevard derrière lequel se sont engouffrés tous les snipers maison et d'abord son « fidèle » collaborateur François Fillon. Le Premier ministre a prédit de nouvelles attaques spéculatives, « à la minute » où François Hollande serait élu le 6 mai, devant un millier de personnes, à Versailles mardi 10 avril: « Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l'élection si par malheur notre candidat ne l'emportait pas! ».


De son côté, Alain Juppé, que l'on a connu plus raisonnable, renchérit dans un entretien du 13 avril dans Le Figaro-Magazine : « J'ai l'absolue conviction, je le dis sans esprit partisan, que le programme de François Hollande dans ce domaine est complètement à côté de la plaque. Et même profondément dangereux. Il risque de replonger l'économie française et la zone euro dans des turbulences redoutables.»
Derrière, ça suit. Yves de Kerdrel, l'éditorialiste du Figaro imagine le cauchemar que serait l'agenda de François Hollande au lendemain du 6 mai : tension sur les taux, dégradation de la note par Moody’s, effondrement de la Bourse, le Front de Gauche obtient cinq ministères, Eva Joly, nouveau garde des Sceaux interdit « les licenciements boursiers ». Etc, etc.


Ces palinodies nous laissent entrevoir une droite sans imagination et sans mémoire. Qui a oublié que les socialistes se sont montrés bien meilleurs artisans de l'austérité et des privatisations que les libéraux ? Il y a belle lurette en effet que les opérateurs ne prennent plus la gauche pour le diable. A raison : le programme de Hollande prévoit un déficit limité à 0,5% en 2017 quand celui de Sarkozy annonce l’équilibre pour la même année. Une différence de l’ordre de l’épaisseur du trait (ce qui ne veut pas dire que les politiques menées seront les mêmes). William Emmanuel, éditeur de Globalist, une lettre confidentielle à destination des marchés, confirme à sa façon : « Les gérants n’ont confiance ni en Sarkozy ni en Hollande mais ils pensent que si Sarkozy est élu il ne respectera pas ses promesses de dépenses nouvelles tandis que Hollande pourrait respecter une bonne partie de ses promesses, ce qui entrainerait une dérive des finances publiques. »


En réalité, les pompier-pyromanes de la droite libérale jouent d’autant plus sur du velours qu’il faut se préparer à un nouveau rebond de la crise des dettes souveraines. On en sentait déjà les prémices la semaine passée avec la chute des valeurs bancaires à la bourse (-6% pour la Générale mardi 10 avril !) et surtout les tensions sur les emprunts souscrits par l’Espagne et l’Italie.


Nicolas Sarkozy annonçait voici deux semaines que la crise était « derrière nous ». Caramba, encore raté! Car les effets apaisants des 1 000 milliards d’euros injectés, en décembre puis en mars, par la BCE pour renflouer les banques, sont taris.
Pourquoi les opérateurs financiers exigent-ils des taux plus élevés pour prêter de l’argent à l’Espagne et à l’Italie ? Parce que la première voit son déficit public dériver, ce qui conduit Rajoy à annoncer subito 10 milliards d’économie sur les dépenses de santé et d’éducation des régions. Peut-être les néolibéraux.
Quant à l’Italie, sa dette de 120% continue d’inquiéter ses débiteurs, qui, ce faisant, précipitent sa chute : « Si les taux italiens remontent à 6,5% comme l’an passé, analyse l’économiste Jacques Sapir, les intérêts de la dette représenteront 8% de son PIB chaque année, une charge insupportable. Les prêteurs, qui se font plus rares, anticipent un défaut de 30 à 50% sur la dette italienne, un peu comme ce qui s’est passé en Grèce. »


Et la France dans tout ça ? Elle ne passe pas entre les gouttes, ne serait-ce que parce qu’un défaut italien ou espagnol aurait de graves conséquences en France. Déjà, ce qu’on appelle le « spread » - l’écart des taux d’emprunts à dix ans entre la France et l’Allemagne – ne cesse de s’élargir, mardi 10 avril, il atteignait 1,36 %.


Les opérateurs des marchés accusent les trois supposées faiblesses de notre pays : son commerce extérieur, qui s’est beaucoup dégradé à cause de la désindustrialisation du pays (là ils ont pleinement raison) ; son marché du travail jugé trop règlementé (ici, ça se discute); et sa protection sociale considérée comme trop généreuse (là, on se pince).


Il n’y a pas que la droite qui annonce le pire. Jean-Luc Mélenchon reprend l’alerte, quitte à la peindre en rouge : « Le lendemain de l'élection, la finance, quel que soit le gagnant, attaquera celui qui est en place en France. Tout ceux qui arriveront avec leur petit tire-bouchon, leur petit Opinel, pour continuer leur politique à la papa, seront rétamés. » Si Sarkozy est réélu, on devine comment il fera face, avec une grand numéro télévisé de pédagogie économique dans lequel il nous expliquera qu'il faut faire des efforts comme les Allemands, et rogner sur les salaires et la protection sociale.


Mais si François Hollande est élu, il doit lui aussi se préparer à un avis de tempête. Dès la fin mars, la bourse de Francfort a ouvert un contrat à terme sur la dette française. Entre parenthèse, il est d'ailleurs stupéfiant qu'on puisse sans crainte spéculer contre la France sans aucune réaction de son gouvernement. Qui prétendait vouloir « moraliser le capitalisme » ?


En campagne François Hollande défend la souveraineté de la France avec beaucoup de conviction. « Les marchés ne feront pas la loi en France », a-t-il même déclaré à la Tribune hebdo. Mais sur le fond, le candidat socialiste a prévu un début de mandat plutôt prudent, avec peu de dépenses, et sans vraiment annoncer ses intentions dans le cas d'une bataille avec un monde de la finance qui n'est pas forcément prêt à se laisser faire. Les lobbies existent, comme celui de la banque, et ils disposent de quelques influences et de quelques moyens de rétorsion.
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http://www.marianne2.fr/

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Le 14 avril, tous sur les plages du Prado par PlaceauPeuple
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Notes :
La guerre est déclarée
Par Ariane Walter


Premier coup de canon dans le ciel de la campagne.


« Un véritable coup d'Etat financier va se jouer en France à partir du 16 avril. Sarkozy via l'AMF (Autorité des Marchés Financiers), va permettre d'ouvrir sur l'Eurex, le marché des dérivés, un contrat à terme sur les emprunts d'Etat français, l'autorisation des ventes à découverts. »

http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanie-marthely-allard/090412/nicolas-sarkozy-et-lamf-preparent-un-attentat-financier-p


Bref, la France, juste avant le premier tour des présidentielles, est livrée aux vautours de la Finance. Ne parlons pas de complot, la Finance fait simplement son job c’est à dire détruire le monde sans que quiconque s’oppose à sa folie. Ses hommes gouvernent. Ils auraient tort de se gêner.

Quelques medias, marianne 2, mais surtout des webs du net s’emparent du sujet.

http://www.marianne2.fr/Une-autre-crise-de-la-dette-a-venir_a216600.html?com#comments

http://cercledesvolontaires.wordpress.com/

http://www.monfinancier.com/finances/actualites-patrimoniales-c2/finance-pour-les-nuls-r7/l-eurex-leader-des-bourses-de-produits-derives-9373.html

Que font les medias main-stream ?

Chut !

Il faut dire qu’ils considèrent, sans doute, que ce sujet, comme le MES, est trop compliqué pour leurs lecteurs.


Ils sont ensuite très occupés à régler la quadrature du cercle : la progression de Mélenchon. Dans un premier temps la presse pro-Hollande et pro-Sarko l’élimine de ses pages. Sait-on que la presse étrangère s’intéresse de plus en plus à lui, que le Guardian, après avoir titré « The poetry-lover pittbull galvanise the french elections », le sujet ayant plu, continue en affirmant « Jean-Luc Mélenchon has what France needs. Sarkozy et Hollande do not. ». Non. Sûrement pas. Pourtant plus de 8000 pages dès le premier jour, reprennent ce sujet chez nos voisins. Sait-on que Rafaël Correa lui a écrit et le soutient ? Non ! Qu’une liste d’intellectuels étrangers partage son combat ? Non. On va parler de tout et de rien mais pas de lui. Ou bien pour le traiter de rock-star ou de Pol-Pot du Tibet.


C’est une période où les sondages mettent, tout à coup, Marine Le Pen devant lui.

Les raisons en sont simples. On revient à la stratégie des anciennes guerres : le fameux vote utile. C’est le grand tube de Hollo. Quant à Sarko, sa tactique, faire monter Mélenchon pour éventuellement se retrouver devant lui et n’en faire qu’une bouchée, se heurte à une réalité mathématique. Si on laisse faire Mélenchon, il va devenir le deuxième homme ! Bye, bye, Sarko !


Ah ! Les amis, les réunions des brain-trusts de Hollo et Sarko ne doivent pas être tristes. « Allo Houston ! We-have a problem ! A big problem ! »

Or un évènement mineur va encore torpiller leurs tentatives.

Ils veulent toujours faire croire qu’il n’y a que deux candidats en France, plus la Le Pen que la jeunesse adore (sondage qui n’a jamais existé), plus des brêles sans intérêt. Et tout à coup , patatras !

Le clip d’une blonde suédoise qui clame sur le net « Prends le pouvoir sur moi, Jean-Luc ! » fait un tabac et le « Nouvel obs » et « Le monde », journaux très sérieux, mettent enfin Mélenchon en première page !



Au sujet de ce clip nous allons être pragmatiques.

Dire, pour commencer, que c’est un chef-d’œuvre de l’art contemporain à côté des lipdubs de l’Ump et du parti socialiste, qu’il n’est jamais négatif pour un homme de voir une fille se trémousser sur un lit en embrassant sa photo, que la France profonde qui ne savait même pas que Mélenchon existait sait maintenant que c’est un sex-symbol qui rend les filles raides dingues, et que ceux-là même qui entendront « Mélenchon » ne le verront plus désormais un couteau entre les dents mais dans un bain moussant avec une blonde et une coupe de champagne.

Les commentaires qui suivent ce clip sont instructifs. Dans un premier temps tout le monde s’amuse de l’histoire, dans un second temps les militants FN et UMPS débarquent, on les reconnaît à leur bave au clavier, et karchérisent leurs insultes à tout va.

Mais ce n’est pas la peine les gars. En France et partout dans le monde, un mec qui tombe les nanas, c’est un chef ! Coup dur encore pour Skrotum et Pompimou !

Ah ! Le Kairos de Mélenchon ! Même les Suédoises s’y mettent !

Comment Mélenchon a-t-il pris l’affaire ? Il nous le dit dans son blog, commentaires à sa façon, simples et humains, jamais décevants :

Un dernier commentaire. Il concerne un clip fort drôlement mené. Une jeune chanteuse me propose de prendre le pouvoir sur elle. Je n’y suis pas intéressé. Je sais bien qu’il s’agit de sourire et je sais bien que tout le monde n’a pas l’honneur d’être le sujet d’un clip, ni même d’une si bienveillante invite. Mais je ne peux laisser passer sans dire que je n’ai l’intention de prendre le pouvoir sur personne. Cela ne fait pas partie de ma façon de voir les rapports humains ni même les rapports amoureux. Et puis je crois que ça doit être épuisant de prendre le pouvoir sur quelqu’un d’aussi remuant que cette personne ci ! Ensuite sans dramatiser d’aucune façon je dois aussi dire que je ne suis pas certain que cette caricature soit aussi bienveillante qu’il pourrait y paraitre d’abord. Et d’abord parce que sinon je suppose qu’on m’aurait prévenu ou demandé mon avis ce qui n’a pas été le cas. Enfin je suis bien gêné de savoir qu’il s’agit d’une publicité pour une agence. Et surtout je trouve très saumâtre que du fait de la législation en vigueur ce clip sera imputé dans mon compte de campagne ! Heureusement que je suis loin du plafond. Je voulais vous le dire. Je ne perds pas le sourire, j’ai bien rigolé. Mais, à froid, je me marre moins. »

D’autant plus que la situation, l’autorisation de vente à découvert, se présente comme un danger majeur pour notre économie et nécessite une réaction.

Silence en traître majeur chez Skrotum et Pompimou.

Mélenchon fait paraître un communiqué de presse.


Ce nouvel instrument de faire de l’argent sur le dos de notre peuple a aussitôt été saisi par les banksters qui ont déjà déclenché la crise de 2008 aux USA puis celle de la dette en Europe, comme les banques anglo-saxonnes Morgan Stanley et Barclays Capital.

Face à ce nouveau coup de force de la finance contre notre pays, je m’étonne du silence de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement pourtant si prompts à agiter la menace des marchés financiers contre la gauche.

J’invite François Hollande à prendre conscience du danger qui menace et à rejoindre ma stratégie de combat. Je préviens que si je suis élu, ces contrats seront interdits comme toutes les ventes à découvert et les CDS non adossés. Je préviens que des poursuites seront engagées contre ceux qui ont préparé ou facilité la mise en place de ces mesures contre les intérêts économiques fondamentaux de la nation (article 410-1 du code pénal).


La presse nationale se fait l’écho de ce communiqué sauf, entre autres, le Nouvel Obs dont on sait que le directeur Jojo est en ligne directe avec Hollo et pour qui, ce matin, l’actualité est la Corée du Nord, Rennes et Anelka.


Quant au Monde il sort un article à mourir de rire : « Un nouvel outil pour spéculer contre Paris ? » On note la formule interrogative : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/04/12/un-nouvel-outil-pour-speculer-contre-paris_1684175_3234.html

La réponse est évidemment que certains s‘excitent, Fiorentino en particulier, alors que pour d’autres c’est très bien. Parle-t-on de Mélenchon ? Absolument pas.


On attend la réponse de Pompimou.

Qui arrive ce matin sur la 2.

Il nous dit avec cette énergie guerrière qui le caractérise et qui tague chaque virgule de la formule : « I’m not dangerous ! » :

"Moi j'ai dit très clairement ce que serait le chemin pour aller vers le redressement des finances publiques, j'ai dit que nous aurions à mettre plus de croissance, parce qu'elle est nécessaire, et donc je n'ai à redouter aucune crise. Et si les marchés s'inquiètent, je ne sais pas si c'est le cas - je sais que pour l'instant, ils sont hélas mobilisés par rapport à l'Italie et à l'Espagne -, je veux leur dire ici que je ne leur laisserai aucune place"

Donc à 7 heures du matin sur France 2, Hollande n’est même pas au courant que la Finance est aussi mobilisée par rapport à la France !


Pour ceux qui se feraient encore des illusions sur son pouvoir de nuisance, je conseille d’écouter l’excellente émission que Daniel Mermet a consacré au sujet sur France inter : « Les Financiers au coin du bois. »

Mermet interroge pour commencer un certain Nicolas Doizy, directeur conseil chez Chevreux, boîte d’investissement et de spéculation.

Celui-ci, avec une froideur nazie, excusez-moi, mais écoutez-le, vous me direz ce que vous en pensez, pose clairement le problème : La finance veut faire sauter la législation actuelle du travail pour arriver à plus de flexibilité.

Flexibilité, ce mot doux qui signifie l’assassinat des travailleurs. Car ceux qui ne sont pas assez flexibles on les casse et ils vont crever où ils veulent. C’est ce que nous dit ce monsieur avec sa voix métallique et posée qui donne des envies de sans culotte.

Or, pour Doizy, comme pour M. Sapir, qui sera l’autre interlocuteur, la position de Hollande est claire : il faudra qu’il cède à une finance qui est au demeurant son amie puisqu’il est social-démocrate.


J’ai relevé pour vous certaines phrases qui font froid dans le dos. Je vous les redis de mémoire.

Le grand problème pour les Financiers est donc la rigidité du marché du travail. Chez Chevreux, on n’est pas inquiet car on sait que la gauche institutionnelle va faire le sale boulot que la droite ne pouvait ou n’osait faire. Hollande n’est-il pas, déjà, favorable à des accords de gré à gré, jetant à la poubelles le cercle vertueux des lois ?

Bien.

Il faudra que Hollande vende sa politique à son peuple. Il lui faudra donc le tromper . Tout ceci étant dans la lettre de Chevreux aux marchés. Lettre que les socios-démocrates ne divulguent pas. On est dans le grand monde. Les autres broutez et attendez l’abattoir.

Il n’empêche que la classe dirigeante, si elle veut continuer à diriger, doit quand même savoir analyser les rapports de force. Tout en souhaitant, évidemment, que ce meurtre collectif se passe sans cris d’une manière tranquille. En évitant une révolte qu’il faudrait alors maîtriser dans le sang. Oui, l’Eurogenford est là. Ils ont pensé à tout.

Il n’empêche qu’à l’heure actuelle, ils ont quand même une sacrée frousse, parce que les révolutions, on ne les prévoit jamais, et que les marchés n’ont qu’un ennemi : le peuple en ordre de bataille.

Suivez mon regard vers le David du Prado ! En mode démonstration.


Que se passerait-il le lendemain de l’élection de FH ?

Doizy est clair :

« C’est regrettable pour Hollande mais il ne peut avoir en même temps la zone euro et le travail à la Française. »

Serge Halimi est d’accord avec la note de Chevreux mais ajoute (« ouf ! ») que l’on sait, à présent, que ces politiques libérales vont dans le mur, qu’aucune rigueur n’a jamais sauvé quiconque . (630 000 emplois détruits en 2012 en Italie.) Il croit à la réalité d’un pouvoir qui dirait à la Finance : « J’ai consulté mon peuple. Il dit « non » à vos traités. Nous ne saurions plus les suivre. »

A mon avis, il vote Mélenchon.

Jacques Sapir est encore plus clair en ce qui concerne Hollande. Il va être confronté à une contradiction : honorer ses promesses électorales et satisfaire le marché. Il va donc déguiser son action. Il parlera de réformes et non de démantèlement. Foutaises ! Le droit social et le droit du travail seront inévitablement détruits. Et Hollande deviendra Papandréou.

Que se passera-t-il après ? Le FDG sera alors à 30% et le PS à 10%. Quelle sera la légitimité de l’Assemblée ? Tout sera possible. Même un coup d’Etat militaire. Rocard n’a-t-il pas dit à propos de la Grèce, avant son hospitalisation, qui aurait pu intervenir avant : « Il faut un coup d’Etat militaire en Grèce pour que la troïka soit appliquée. » Un socialiste ! Voilà où en sont les européistes !

Et Sapir de conclure : « Il faut choisir : ou l’Europe ou le travail. Le choix de l’Europe est celui de la dictature. »

Il s’agit ici, évidemment, de l’Europe de la Finance et non pas de l’Europe des Peuples.


Ce qui suit s’adresse à ceux qui hésitent encore à voter Mélenchon au premier tour et qui pensent à ce fameux vote utile.

Ceux qui croient encore qu’il y a pour Hollande, social-démocrate, une politique de gauche possible.

Ceux qui se laissent encore abuser par son intention de s’attaquer à la Finance quand les sénateurs socialistes s‘abstiennent pour le Mes et quand Hollande ne réagit absolument pas à cette autorisation de l’Amf.

Quand ouvrirez-vous les yeux ?

Quand comprendrez-vous que Hollande est un pion de l’armée ennemie ?

Que nous n’avons que deux solutions : Ou Mélenchon ou la révolution.

Qu’il est plus facile de soulever un bulletin de vote qu’un pavé !

Que les autres, avec leur manie de vouloir nous faire croire que nous vivons en démocratie et qu’il y a des élections pour le prouver, sont morts de trouille car, pour une fois, ils ne gèrent rien ! Même avec leur police ! Même avec leur autorisation de tirer à vue sur les manifestants !

Certains disent, les Pompimouliens, qu’ils « surveilleront Hollande ». Qu’il y aura la pression de la rue ! Vous rigolez ! Vous l’avez vue la pression de la rue pour les retraites ? Vous savez ce que c’est qu’un gouvernement qui ne se soucie du peuple que pour lui prendre ses biens quand il lui en reste ?

Lors de ces élections il n’y a qu’une alternative :

Voulez-vous vivre ou mourir ?

Mourir à petits feux, abandonnant tout ce qui est notre organisation sociale, livrant notre histoire et l’histoire de l’humanité, à la froide folie de quelques uns.

Et Pompimou est un des leurs. Fade figurine tendue en avant par le clan DSK.

Mme Sinclair, directrice du Huffington post, ce journal américain qui a assassiné le Post, lieu de liberté et de citoyenneté, va commenter pour BFMTV les résultats de la soirée d’élection. On sait quel clan elle représente. Le clan de la gauche FMI.

Oui Mélenchon a mille fois raison de vouloir quitter l’Otan et l’alliance américaine.

Si vous avez quelques doutes , visionnez la vidéo qui présente la réunion des Brics. Cette réunion qui s’est terminée à Delhi fin mars, a clairement décidé de larguer le dollar et de jouer, de plus en plus, et librement, un rôle prépondérant dans l’économie mondiale. http://www.dailymotion.com/video/xpu1c4_sommet-brics-2012-la-fin-du-dollar-de-l-euro-et-du-fmi-rt-29-03-2012-vostfr_news

Eux aussi en ont marre de mendier des miettes.

Ils sont l’avenir et, si eux aussi sont de redoutables financiers, ils ont des peuples.

L’alliance des peuples contre la Finance. Voilà la seule issue raisonnable et utile.


La France ouvre le bal.

N’ouvrez pas votre carnet de bal à n’importe qui.

Résistez !

Sachez que le vote du 22 avril est votre dernière occasion de manifestation pacifique. Etes-vous prêts à prendre les armes, à descendre dans la rue ? Non ? Alors ne vous ratez pas.


Conjuguez-le le 14 avril à Marseille au pied de la statue de ce David qui a explosé le Goliath Sachs de l’époque.

Conjuguez-le le 22 avril quand vous voterez Mélenchon.

L’Europe des peuples attend ce signal pour se lever.


Ne manquez pas ces rendez-vous sinon vous êtes, nous sommes morts.

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N-B: ce jeudi soir Mélenchon est donné à 17% par le dernier sondage!
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L'HEURE APPROCHE


http://cestquandquilpartsarko.fr/


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