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::  Afp
19/08/08 :: 10:20
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La politique de Sarkozy saigne l'armée française (ou ce qu'il en reste!): 10 paras tués, 21 blessés en Afghanistan!
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Dix parachutistes français tués en Afghanistan
Dans la nuit de lundi à mardi, des militaires du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) basé à Castres (Tarn), ont été pris dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres à l'est de Kaboul, selon des sources française et afghane. On dénombre également vingt et un soldats français blessés. (11H52, AFP)


SARKOZY RESPONSABLE!
LA FRANCE N'A RIEN A FAIRE EN AFGHANISTAN!
______________Notre article du 1er avril 2008:
La représentation nationale et l'Etat-Major doivent exiger de Sarkozy que soit mis un terme à notre participation à une guerre coloniale en Afghanistan.



Plus de deux Français sur trois « désapprouvent », ‎la décision du "gouverneur" (celui qui dirige la France au nom de puissances et d'intérêts étrangers n'est pas un "président", mais un gouverneur, un collaborateur, un "gauleiter", un fondé de pouvoirs) Nicolas Sarkozy d'envoyer de ‎nouvelles troupes en Afghanistan. Selon les résultats ‎d'un sondage publié lundi 31 mars, 68% des Français sont contre ‎ l'envoi des renforts en Afghanistan. Seuls 15% sont ‎pour cette décision de Nicolas Sarkozy et 17% se sont ‎abstenus de se prononcer. Toujours selon ce sondage, ‎‎65% des Français sont d'avis que les Etats-Unis et leurs ‎alliés se sont trompés en déclenchant la guerre en ‎Afghanistan.


Or, Sarkozy a annoncé la semaine dernière, depuis Londres (rien à voir avec l'appel à la résistance du 18 juin, là il s'agit d'un appel à la soumission) que ‎si la stratégie proposée par la France, intitulée « Le ‎soutien à la paix » était approuvée au Sommet de l'Otan ‎à Bucarest (2-4 avril), Paris enverrait des renforts en Afghanistan: environ 1300 hommes (1000 "troupiers" chair à canon et 300 "spécialistes" des forces dites spéciales).


Il est clair que sa décision, prise en contradiction avec ses engagements de campagne, d'envoyer en Afghanistan de nouvelles troupes françaises bafoue, une fois de plus notre Constitution. Et dans les autres pays dits démocratiques, aucune opération de ce type ne pourrait être envisagée sans un vote préalable du Parlement. Il est vrai que Chirac et le "socialiste" Jospin n'avaient rien demandé à personne en 2001. Il s'agit pourtant bien d'une guerre d'agression contre l'Afghanistan, d'une guerre coloniale, pas d'une "opération de police"...Alors que les Talibans avaient pratiquement éradiqué la culture du pavot, l'arrivée des Américains et de leur homme de paille Hamin Karzaï a permis de relancer comme jamais la culture de l'opium. La famille Karzaï se maintient à la tête d'un narco-Etat grâce à la protection de l'OTAN qui couvre par ailleurs la dilapidation de l'aide internationale. Sur les 15 milliards versés à ce jour pour la reconstruction d'un pays préalablement ruiné par l'agression américaine, 5 milliards se sont volatilisés dans les circuits de la corruption et 40% du solde retourne aux donateurs par le biais des rémunérations allouées aux "consultants", sous-traitants et expatriés. Le but des Américains, et des compagnies pétrolières, est de vérouiller le plus longtemps possible l'Afghanistan au nez des Russes et des Chinois. C'est ce "système", indéfendable, et contraire aux intérêts d'une "Europe européenne" que défendent les malheureux soldats français envoyés comme chair à canon par Sarkozy!


Pour seule raison à l'intervention des troupes françaises, Sarkozy n'évoque, en écho à son mentor George Bush, que la nécessité pour la France de ne pas rester à l'écart de la croisade contre "le terrorisme et Al Quaïda". Il ment, bien sûr, encore et toujours. Comme tous les Français de bon sens aujourd'hui, il sait que Ben Laden et Al Qaïda sont des "marques déposées" de la CIA. Et que le terrorisme, lorsqu'il n'est pas le fait, précisément, d'agents américains ou israéliens, n'est que le résultat normal et juste des politiques coloniales des Etats-Unis et d'Israël. En se faisant le complice et le supplétif de l'empire Usraélien, Sarkozy fait de la France et des Français des cibles d'un terrorisme sciemment provoqué.


Même au prix du sang, comme Bush le 11 septembre, Sarkozy entend manipuler l'opinion publique pour lui faire accepter un changement radical de la stratégie et de la politique étrangère de notre pays.


Nicolas Sarkozy veut créer une sorte de nouvel Atlantisme, un "triumvirat de l'Occident", bras armé de la mondialisation, sans l'Allemagne, et naturellement sans la Russie qui devraient pourtant être nos alliés naturels dans le cadre d'une "Europe européenne" (tout le contraire de "l'Europe bruxelloise")...


C'est pourquoi il entend que la France réintègre rapidement le commandement militaire de l'Otan - l'année prochaine sans doute au moment du 60ème anniversaire de l'organisation atlantique.


Pour atteindre ce sinistre objectif à marche forcée, Sarkozy doit accroître la participation des forces françaises en Afghanistan, en nombre et dans les zones de combats effectifs, et soutenir fermement l'élargissement de l'Otan à l'Ukraine et à la Géorgie. Ce sont là les buts de guerre des Américains pour museler fermement l'Europe.
Tout sera vu et décidé sous cet angle. Si les Français le laissent faire...


En effet, le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des Armées françaises, n’a pas mâché ses mots sur le danger que représenterait l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan.


« Comme je le répète depuis un moment », a-t-il déclaré, « l’Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n’avons aucun intérêt à nous y impliquer davantage. »
Consciemment, pour les plus intelligents, ou inconsciemments, les chefs d'Etat-Major des Armées ont compris quelles étaient les véritables motivations du gouverneur Sarkozy.
En voulant envoyer 1300 "morts-vivants" de plus aux Américains en Afghanistan, Sarkozy confirme qu'il entend privatiser et miniaturiser une armée au service exclusif de l'empire Usraélien.


Les militaires savent désormais qu'avec un budget qui n'atteint plus 2% du PIB et les incroyables pertes d'équipements, d'effectifs et de bases métropolitaines que cela implique, notre Défense entre avec Sarkozy dans une récession mortelle.


En matière de Défense, rare domaine où il pense pouvoir agir impunément, le gouverneur Sarkozy signe là pratiquement l'arrêt de mort de nos armées, après celui de notre politique étrangère. A partir du moment où celle-ci est devenue, dès son arrivée, un simple appendice, plus ou moins bruyant, du département d'Etat américain, la nécessité antérieure de conserver une politique de Défense en rapport avec une puissance encore maîtresse de son destin ne s'impose plus et le handicap budgétaire qu'elle constituait peut être levé.


Les militaires français accepteront-ils sans broncher la mise à la casse, et au pas, de notre outil de Défense? Le proche avenir le dira. Car dans ce secteur aussi la résistance s'organise.


*Ancien directeur de la revue "Stratégie & Défense" et ancien adjoint du délégué national à la Défense du RPR, en d'autres temps...
inv
Notes :
Des renforts français en Afghanistan: pour quoi faire?
Par Pierre Haski (Rue89)09/02/2008


Nicolas Sarkozy: L'armée française "n'est pas un corps expéditionnaire destiné à jouer les pompiers ou les gendarmes aux quatre coins du monde." Le Monde, 26 janvier 2007


Faut-il envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan? Nicolas Sarkozy, désireux d'apparaître comme un bon élève de l'Otan, s'apprête à répondre positivement à l'appel pressant, à la limite de l'injonction, des Etats-Unis. Curieusement, cette question ne fait l'objet d'aucun débat public alors que l'envoi de troupes supplémentaires parait acquis, et, comme d'habitude, le Parlement est le dernier endroit où se discute la politique étrangère et de défense de la France.


La question est devenue un sérieux sujet de contentieux entre les Etats-Unis et leurs alliés européens et canadiens au sein de l'Otan. Les Américains font le forcing pour pousser leurs alliés à accroître leurs engagements en Afghanistan face à la détérioration de la situation et au risque de retour des talibans. Le Secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a récemment exprimé, devant le Congrès, sa crainte de voir l'Otan devenir:

"Une alliance à deux vitesses, avec d'un côté des pays qui sont prêts à se battre et à mourir pour protéger la sécurité des citoyens, et d'autres qui ne le sont pas."

Et la question a dominé la réunion ministérielle de l'Alliance atlantique qui vient de se terminer à Vilnius.

Les Canadiens en première ligne dans le Sud

La Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) en Afghanistan compte actuellement 55000 hommes, les Etats-Unis fournissant une bonne moitié des effectifs. Mais tous ne prennent pas les mêmes risques: dans le Sud, où se déroulent les principaux combats avec les talibans réorganisés, ce sont les Britanniques, Canadiens, Australiens et Néerlandais qui sont en première ligne. Washington va d'ailleurs prochainement envoyer 3200 soldats supplémentaires dans le pays, dont 2200 marines dans le Sud.

Les Etats-Unis multiplient les pressions sur leurs alliés. Souvent maladroitement: lorsque Robert Gates a critiqué, dans le Los Angeles Times, l'amateurisme des troupes engagées dans les opérations militaires dans le Sud, il s'est attiré une réponse brutale du Canada, qui a perdu 77 soldats au combat, principalement dans la région de Kandahar, la plus "chaude". Gates a aussitôt présenté ses excuses... Samedi, le Canada a menacé de retirer ses troupes du Sud en l'absence de renforts d'autres pays.

De même, en faisant pression sur l'Allemagne pour qu'elle accepte de déplacer une partie de ses 3200 hommes du Nord au Sud, et d'en accroître les effectifs, les dirigeants américains n'ont fait qu'attiser le sentiment antiaméricain en Allemagne; Et suscité la prudence d'Angela Merkel, soumise à la surenchère pacifiste de la gauche, avec laquelle elle participe à la coalition gouvernementale. Résultat: un refus catégorique de Berlin d'envoyer des troupes au Sud.


La volte-face de Nicolas Sarkozy


Reste la France. On se souviendra que Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale, avait déclaré que la présence de troupes françaises "dans cette partie du monde" n'était pas "décisive". C'était, il est vrai, alors que des humanitaires français étaient les otages des talibans. Mais neuf mois plus tard, le président de la République a totalement changé d'avis, et pourrait annoncer au prochain sommet de l'Otan en avril l'envoi de plusieurs centaines d'hommes supplémentaires pour rejoindre les Canadiens dans le Sud. La France a déjà stationné à Kandahar des avions de combat Mirage qui étaient autrefois basés au Tadjikistan et envoyé des formateurs supplémentaires auprès de l'armée afghane.


Le calcul de Nicolas Sarkozy est certes lié à la détérioration de la situation en Afghanistan, mais s'inscrit aussi dans sa stratégie visant à réintégrer le commandement militaire de l'Otan et à prendre la tête de son "pilier européen". Il entend donc apparaître comme le chef déterminé d'une France qui n'hésite pas à engager ses troupes au côté de ses frères d'armes de l'Alliance sur des terrains éloignés. Une France qui ferait ainsi exception dans une Europe de plus en plus frileuse.


On imaginerait qu'il y a là matière à un grand débat national, en premier lieu au Parlement. Mais c'est dans la plus grande discrétion que s'effectue cette évolution. Nicolas Sarkozy redoute à juste titre que l'opinion interprète un renforcement de la présence française en Afghanistan comme un alignement sur l'administration Bush, une accusation qui lui colle à la peau depuis son élection, et qu'il n'a guère envie d'alimenter en ces temps de vaches maigres dans les sondages.


L'Afghanistan victime collatérale de l'Irak


Le secrétaire américain à la Défense a d'ailleurs publiquement évoqué cette difficulté cette semaine, en rappelant les différences entre les guerres d'Irak et d'Afghanistan. Pour lui, les critiques vis à vis de l'engagement américain en Irak ne devaient pas peser sur l'opération afghane. L'intervention en Afghanistan a été approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU alors que celle d'Irak est unilatérale. Et certains pays comme la France et l'Allemagne ont soutenu la première et se sont opposés à la seconde. Les Américains agitent également le spectre d'un renforcement d'Al-Qaeda en cas d'échec en Afghanistan, avec des conséquences négatives pour l'Europe aussi.


Reste l'autre question qui devrait faire l'objet d'un débat: comment se fait-il que, sept ans après la chute du régime discrédité des talibans, avec des dizaines de milliers de soldats de l'Otan sur place, des élections démocratiques et des milliards de dollars d'aide, les talibans soient en train de regagner du terrain en Afghanistan? Et à cette question, la réponse ne doit-elle être que l'envoi de troupes supplémentaires? Avant d'envoyer en douce quelques centaines de soldats supplémentaires, le président de la République -et chef des armées- devrait répondre à ces questions.
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