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De
gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont
dans un bon sens, celui de la résistance: des faits,
des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger
etc...
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| Kémi Séba et le Mouvement des Damnés de l'Impérialisme |
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| Sarkozy, Merkel et les eurocrates bruxellois vont refouler le "mauvais vote" du peuple irlandais, comme ils l'avaient fait pour les "mauvais votes" français et hollandais. |
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La France et l'Allemagne entendent faire comme si les Irlandais n'avaient pas voté. Un comportement... freudien.
Comment ne pas être frappé, en voyant rejet du traité de Lisbonne émanant du peuple irlandais, par le contraste entre la faiblesse de l'enjeu apparent : un pays sur vingt-sept et un des plus petits, périphérique qui plus est, ne représentant que 1,1 % de la population de l'Union, et le séisme que provoque ce vote à travers toute l'Europe. Les raisons qui peuvent expliquer ce retentissement ne manquent certainement pas : l'Irlande étant le seul pays que sa loi fondamentale obligeait à soumettre le traité à référendum, tout le monde a compris que le peuple irlandais dit tout haut ce que les autres pensent tout bas ; on sait aussi qu'un traité international comme celui de Lisbonne n'est valide que si tous les pays signataires l'ont ratifié et que la défaillance d'un seul suffit à le rendre inopérant.
Certes. Mais l'Europe en a vu d'autres : la machine européenne a su jusqu'ici gérer ces problèmes quitte à faire revoter certains pays ou à leur ménager un régime spécial (Royaume-Uni, Danemark, Irlande déjà ). Les partisans du traité peuvent dire en outre que l'Irlande, encore prisonnière d' un catholicisme étriqué, est un cas à part : que la question de l'avortement ait en partie motivé son refus l'écarte , de toutes façons, du courant dominant.
Pourtant cet Etat , longtemps à la traîne, est devenu le plus riche de l'Union ; il a le taux de prélèvements obligatoires le plus faible et au moins autant que les questions de mœurs, a joué dans ce pays réputé libéral la crainte que l'Europe ne remette en cause la gratuité de la santé et de l'éducation. Le refus des aventures militaires où la politique étrangère commune pourrait entrainer ce pays resté à l'écart de l'OTA N a aussi influé. Mais la réaction de l'opinion internationale témoigne surtout de l'extrême fragilité de l'édifice bruxellois. Déjà, deux grands pays fondateurs, la France et les Pays-Bas, avaient en 2005 rejeté le projet de constitution européenne provoquant un premier ébranlement. La réaction des élites européennes attachées à une mécanique dont l'effet premier, profitable pour elles, est d'ouvrir l'espace européen à tous les vents de la mondialisation, fut de s'asseoir sur le couvercle de la marmite. Le traité prétendu simplifié (tellement simplifié que François Bayrou lui-même n'hésite pas à qualifier d'illisible), annoncé par Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale, devait remettre l'Europe sur les rails «parce qu'il n'y a pas d'autre solution.»
Afin d'éviter cette fois tout risque de rejet, 26 états sur 27 avaient décidé de l'adopter par voie parlementaire, des gouvernements et des parlements dociles à l'ordre international n'hésitant pas, comme en France, à désavouer frontalement le vote populaire.
Mais le référendum irlandais a été le maillon faible de l'entreprise : avec lui , c'est toute une bouffée de vapeur qui s'échappe de la marmite , venant rappeler que le calme apparent avec lequel les dirigeants européens faisaient mijoter leur petite soupe, n'était qu'un faux-semblant recouvrant une contrainte lourde imposée aux peuples et un viol, sinon dans la lettre du moins dans l'esprit, de ce fondement essentiel de la civilisation européenne qui s'appelle la démocratie.
Le refoulé frappe toujours deux fois Que va-t-il se passer désormais ? La France et l'Allemagne ont, sans surprise, annoncé conjointement que le processus de ratification devait se poursuivre comme s'il ne s'était encore une fois rien passé. Les électeurs irlandais sont renvoyés aux brumes d'Avallon. Freud a expliqué que le mécanisme du refoulement permettait à l'homme de vive au quotidien, en «censurant» les vérités traumatiques qu'il ne veut pas voir. Depuis plusieurs années les dirigeants européens censurent pour cette raison le refus profond des peuples d'Europe d'aliéner leur liberté ou à tous le moins d'approuver des politiques européennes décidées sans qu'on leur demande leur avis.
Le plus probable dans l'immédiat est qu'un nouveau mécanisme de refoulement - de forclusion disent aussi les psychanalystes - , quelques subterfuges juridiques aidant , se mette en place, pour que l'Europe puisse croire reprendre le cours de son long fleuve tranquille. Le traumatisme passé, on fera comme s'il ne s'était rien passé. Mais l'amnésie aura un caractère plus artificiel que jamais. Et comme le refoulé, nous dit encore Freud, finit toujours par revenir à la surface, ce sera jusqu'au prochain débordement. _____________________ *Chroniqueur associé Le titre original est: " Le référendum irlandais ou le retour du refoulé"
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Nicolas Sarkozy plans to bypass Irish no vote
Nicolas Sarkozy, the French President, is working with European Union officials and diplomats to plan a special "legal arrangement" to bypass Ireland's referendum rejection. Mr Sarkozy takes over the EU's rotating presidency in July and will be tasked with resurrecting, for a second time, Lisbon Treaty proposals first contained in the European Constitution rejected by French and Dutch voters three years ago.
Diplomats and officials have no intention of letting the Irish no vote sink a blueprint to boost the EU's powers on the international stage and to create a President of Europe.
Gordon Brown has already phoned Paris to promise Mr Sarkozy that Britain will ignore Ireland to continue parliamentary ratification of the EU Treaty.
Jean-Pierre Jouyet, the French Europe Minister, has hinted that Paris already has a legal "fix", such as plans revealed in The Daily Telegraph on Wednesday, to keep the EU Treaty alive.
"The most important thing is that the ratification process must continue in the other countries and then we shall see with the Irish what type of legal arrangement could be found," he said.
"We must remain within the framework of the Lisbon treaty."
Eight countries are still engaged in parliamentary ratification of the Treaty but are expected to have finished, without any upsets by the autumn.
Plans to find a "mechanism" keeping Ireland within the EU but temporarily outside the Lisbon Treaty will then be tabled at an October or December meeting of Europe's leaders.
"Ireland must not stop the process of getting the Treaty through. Then we can take stock," said a diplomat close to negotiations.
Mr Brown will join Mr Sarkozy and other EU leaders at a Brussels summit next Thursday to vow that it is business as usual on pushing the Treaty through.
Brian Cowen, the Irish Taoiseach, is expected to support the calls for ratification to continue in other countries and to plead that Ireland is not left behind.
But the British Prime Minister will face strong domestic calls for Parliament's ratification of the Treaty to be halted.
The Conservatives will revive demands for a British referendum as a ICM poll yesterday found that Britons would vote against the Lisbon Treaty by 51 per cent to 28 per cent.
Neil O'Brien, Director of Open Europe, said: "The argument for a referendum in Britain is now overwhelming. Europe's political establishment plan to carry on regardless. Only a referendum in Britain can finally kill this thing off."
Nigel Farage, leader of the UK Independence Party, argued that the EU must honour the Irish vote, the only referendum to place on the Treaty in the EU's 27 member states.
"I suspect that the EU extremists will simply try to ignore it as they did the French and Dutch results," he said.
"The third reading of the treaty in the House of Lords next week must be halted because the project now has no legitimacy."
There are advanced plans in Brussels for a "bridging mechanism" to allow Ireland to be removed from the list of signatories to the Lisbon Treaty after the EU's 26 other member states have ratified it.'
Ireland will continue to remain in the euro and be covered by existing Treaties but will be left out of the creation of an EU president and foreign minister, which would proceed as planned.
By late 2009 or early 2010, when Croatia joins the EU, an amending "Accession Treaty" will be signed by all members including Dublin.
Incorporated into it would be a series of protocol texts giving paper "opt-outs" on controversial Irish EU issues, such as taxation powers or greater military co-operation.
Ireland, like the rest of the Europe, does not hold referendums on EU enlargement treaties and with new protocol opt-outs Dublin may get the Treaty past the Irish parliament without another popular vote.
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