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| Le patron de France Télévisions juge les propos du nabot élyséen: "je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela profondément injuste" |
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Patrick de Carolis, le président de France Télévisions, estime que "le compte n'y est pas" concernant le financement de la suppression de la publicité dans l'audiovisuel public. Invité sur RTL mercredi 2 juillet, il a également manifesté son désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la qualité des programmes du service public. Pour la première fois, Patrick de Carolis prend ainsi ses distances avec la réforme en cours de l'audiovisuel public. Sur le plan financier, "j'estime aujourd'hui, d'après les déclarations des uns et des autres, que le compte n'y est pas. J'estime aujourd'hui que nous n'avons pas les moyens de nos ambitions futures", a-t-il déclaré. "A la fin de l'été, courant septembre, nous verrons si le compte y est", a-t-il expliqué, ajoutant : "s'il n'y est pas, je prendrai mes responsabilités. (…) A l'impossible, nul n'est tenu. Donc si, à un moment donné, je vois que je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, d'avoir les moyens de nos ambitions, (...) je dirais stop".
Nicolas Sarkozy a invoqué lundi la nécessité de la libérer de la "tyrannie de la publicité" pour justifier son projet de suppression de la publicité sur la télévision publique, et a réclamé une amélioration de la qualité de ses programmes, selon lui trop proches de ceux des chaînes privées. Invité à dire ce qu'il pensait du jugement du chef de l'Etat, Patrick de Carolis a déclaré : "Pas du bien. Je ne suis pas d'accord avec lui. Je le lui ai dit d'ailleurs, on s'est expliqué très franchement". "Lorsqu'on dit qu'il n'y a pas de différences entre la télévision de service public et les télévisions privées, je trouve cela faux, je trouve cela stupide, et je trouve cela profondément injuste", a-t-il lancé. "Depuis trois ans avec (le directeur général) Patrice Duhamel, avec les équipes de France Télévisions, nous nous efforçons de faire une télévision respectable et j'entends qu'elle soit respectée", a-t-il martelé, ajoutant qu'il était "bon qu'on laisse travailler les professionnels".
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