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| Ossétie du Sud : Israël et l'agression par procuration des USA contre la Russie |
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On sait qu'en disparaissant, l'URSS a permis l'émergence du droit des peuples à disposer d'aux-mêmes dans la zone géographique du Caucase. La Géorgie actuelle est née à cette occasion... mais avec des appétits annexionnistes considérables tournés vers les territoires de petits peuples voisins qui aspiraient eux aussi à l'indépendance : l'Abkhazie, l'Ossétie du Sud, l'Adjarie.
Le président actuel de la Géorgie, par ailleurs citoyen US, animé des sentiments anti-russes les plus violents, a décidé d'entrer dans l'OTAN pour assouvir son ressentiment et ses visées annexionnistes. L'OTAN n'a pas osé l'accepter en sons sein et bien lui en fut : si elle l'avait admis comme membre, cet aventurier l'aurait mise aujourd'hui en situation de belligérance directe avec la Russie.
Sa haine de tout ce qui est russe le pousse à faire risquer une nouvelle guerre mondiale à l'humanité.
Cet article montre qu'il n'est pas l'unique « chien de guerre » des USA dans la région. Nous évoquons ici très brièvement l'Ukraine. Mais il y a aussi les anciennes républiques du Pacte de Varsovie ou d'URSS.
N'oublions pas la chimère qu'est l'Etat sioniste, annexioniste, raciste, ethnocratique et théocratique. Par ses armements et par ses conseillers militaires déployé en Géorgie aux côtés des 130 conseillers militaires et instructeurs US, Israël a pris une part active à la préparation de l'agression géorgienne.
Qu'en est-il de la position de la Russie sur cet aspect des choses ?
Voici un extrait d'une dépêche de l'AFP, publiée par Le Monde sous la date du 10/08/08 - 08 heures 19 minutes : « Le ministère israélien des Affaires étrangères a recommandé un gel des ventes d'armes israéliennes à la Géorgie de crainte de réactions de la Russie si ces exportations se poursuivaient, a rapporté dimanche le quotidien Haaretz. »
« Le journal, citant des responsables, a précisé que les Affaires étrangères redoutaient que Moscou vendent des armes anti-aériennes à l'Iran et la Syrie au cas où Israël continuait ses livraison d'armes à la Géorgie. »
« Ces craintes avaient déjà abouti il y a près d'un an à l'arrêt des ventes d'armes "offensives" israéliennes à la Géorgie qui ne recevait plus que du matériel "défensif" et l'aide de conseillers militaires, notamment d'anciens officiers israéliens venus formés des unités géorgiennes. »
Je voudrais le commenter ici, à la lumière de la guerre par procuration, déclarée à la Russie par les Américains et par leurs alliés régionaux : les gouvernements Géorgiens, Ukrainiens, Israéliens.
Pour plaire aux USA et obtenir le droit d'entrée dans l'OMC, pour obtenir la levée de l’amendement Jakson qui interdit aux entreprises américaines de commercer avec les Russes (« à cause des obstacles érigés par l'URSS à l'émigration des Juifs vers Israël »), pour obtenir l'accès au marché américain, les dirigeants soviétiques, à Partir de Gorbatchev, ont fait de nombreuses concessions aux USA :
- L'abandon de la RDA aux appétits de l'Allemagne de l'Ouest… au point d'avoir accepté de faire juger comme un délinquant le très respectable et très honnête Eric Honecker, président légal de la RDA, une république membre de l'ONU, alors la dixième puissance économique du monde. Cela s'appelle trahir ses amis ;
- L'abandon des pays du Pacte de Varsovie à l'OTAN ;
- L'abandon de pays faisant partie de l'URSS : l'Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, la Lituanie, la Lettonie, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan… bref, les dirigeants de ce pays ont abandonné à l'ennemi d'hier plus de la moitié de leur population ! En échange, les USA avaient promis de ne pas avancer leurs troupes vers les nouvelles frontières de la Russie. Et bien sûr ils n'ont pas tenu parole ;
- La Russie a laissé attaquer et détruire l'Irak à deux reprises ;
- La Russie a voté par quatre fois au Conseil de sécurité des résolutions illégales portant sur des sanctions contre l'Iran ;
- La Russie a aussi amélioré unilatéralement ses relations avec l'allié stratégique des USA au Moyen-Orient, Israël. Elle a lancé des satellites espions israéliens. Elle lui vend des armes tout en s'abstenant de vendre des missiles anti-char, anti-hélicoptères et anti-aériens aux Palestiniens, notamment du Hamas. La Russie a ouvert ses frontières pour des voyages sans visa entre les deux pays. On pourrait parler de relations amicales avec un pays condamné à plusieurs reprises par l'ONU pour comportements inhumains. Mais, il ne s'agit pas de relations amicales équilibrées ; il s'agit de relations unilatérales : Israël servait de base de dépôt avancé d'armements US pour un éventuelle attaque contre l'URSS. Après la dissolution de l'URSS, ces dépôts n'ont pas été dispersés, ils servent contre la Russie. La politique des USA consistant en entourer la Russie d'un réseau de radars et de bases militaires a amené au positionnement d'un radar en Tchéquie et de missiles en Pologne (c'est en cours de réalisation). Mais on n'a pas assez parlé d'un radar identique positionné en Israël. Là aussi le prétexte est la défense contre les futurs missiles nucléaires iraniens qui n'existent que dans l'imagination malhonnête des USA et d'Israël. En réalité, ce radar US en Israël sera exploité par des troupes US ! Et il couvrira le flanc sud-ouest des défenses russes. Et les actes hostiles d'Israël ne s'arrêtent pas là : ses officiers ont participé avec l'Ukraine à la préparation de ce dernier coup tordu de Bush contre la Russie en plein jeux olympiques de Pékin. Israël a armé et entraîné les troupes géorgiennes pour tuer des soldats russes, des civils russes, des civils sud-ossètes.
Dans l'extrait de la dépêche citée, les Israéliens qualifient de défensifs les armements qu'ils ont livrés et qu'ils livrent encore à la Géorgie. C'est prendre les gens pour des idiots :
- que devient un armement défensif s'il est avancé par un belligérant à travers sa frontière et installé sur le territoire d'un autre pays pour défendre une annexion en cours ?
- un armement offensif.
On apprend qu'Israël cesse « pour un an » les livraisons d'armes à la Géorgie.
Maintenant que la Géorgie est soumise à un blocus maritime de la marine russe. Blocus qui peut facilement devenir aérien en cas de prolongation du conflit armé, maintenant que la Géorgie a pris une fessée monumentale, affirmer qu'Israël cesse de lui fournir des armes n'au plus aucune signification militaire. C'est avant qu'Israël aurait du adopter une position plus neutre et pas celle de « chien de guerre » des USA, contre la Russie.
Oui, Israël, avec l'Ukraine et d'autres pays, a participé pour le compte des USA à la préparation de l'agression contre l'Ossétie du Sud dans le but de tester et de déstabiliser la diplomatie et les forces de défense russes. On constate d'ailleurs comment la diplomatie impérialiste vent au secours de Saakahvili, le président géorgien, citoyen américain par ailleurs…
Quand cette agression a commencé, pendant douze heures, la réponse russe était encore illisible. Les observateurs étaient marqués par l'image visiblement sereine de Bush scrutant avec des jumelles le spectacle merveilleux offert par les Chinois à Pékin, et, à deux sièges de lui, le Premier ministre russe, Poutine.
Était-ce le signe d'une nouvelle reddition ?
La réponse est à présent délivrée : la Russie est de retour. Nous sommes soulagés.
Tant mieux pour ceux qui espèrent un monde réellement multipolaire, qui sont dans le refus du système du « deux poids, deux mesures » imposé par les USA et leurs valets.
Mais alors qu'en sera-t-il des relations de la Russie et d'Israël ? Jusqu'à quand, la Russie continuera-t-elle à baisser la tête et à avaler les couleuvres sionistes ?
Quand la Russie comprendra-t-elle que ses intérêts sont plus proches de ceux de l'Iran que de ceux des USA et d'Israël ?
Quand la Russie reconnaîtra-t-elle enfin qu'il fut aussi erroné, à la fin des années quarante, de créer Israël que de créer la République Démocratique Allemande ? Sinon plus erroné encore puis qu'Israël est un État par nature raciste, ethnocentriste, théocratique, créé par le déplacement forcé d'une population en raison de la religion de celle-ci – ce que la RDA n'était pas et n'a jamais été.
Quand la Russie admettra-t-elle enfin qu'il faut revenir à un État palestinien unique, avec des citoyens égaux, revenir vers un État qui accepte de recevoir touts ses réfugiés et de les dédommager équitablement pour leur soixante années d'exil et de malheurs ?
Par delà les questions posées qui concernent un avenir à moyen terme, il serait temps que la diplomatie et le commerce de la Russie tirent les conséquences de la complicité israélienne active et reconnue par les Israéliens eux-mêmes, notamment sous forme de fourniture d'armes et de formateurs militaires. Cette complicité, rappelons-le a été à l'origine de la mort de ses citoyens résidant en Ossétie du Sud.
___________________________ Les instructeurs israéliens étaient partis juste avant les hostilités (Haaretz du 11-08-08)
Les instructeurs israéliens, qui avaient formé les soldats géorgiens pendant un an, ont regagné leur pays peu avant la reprise des hostilités en Ossétie du Sud, a rapporté lundi le quotidien israélien Haaretz.
Selon le journal qui cite des sociétés privées qui ont travaillé en Géorgie, les inspecteurs estiment que le niveau de formation de l'armée géorgienne est faible.
La société Defensive Shield, qui appartient au général de réserve Gal Hirsch, a déclaré avoir rempli ses obligations envers Tbilissi, assurant qu'aucun de ses employés ne se trouvait en Géorgie. Une autre société israélienne chargée de former les soldats géorgiens, Global CST, a affirmé avoir terminé ses activités en Géorgie à la fin du mois de juillet. Cette société est dirigée par le général de réserve Israel Ziv qui, comme Gal Hirsch, a dû quitter Tsahal après l'échec de la guerre israélo-libanaise de 2006. Les deux sociétés ont travaillé en Géorgie avec le feu vert du ministère israélien de la Défense.
L'armée géorgienne est intervenue dans la nuit du 7 au 8 août dernier en Ossétie du Sud, une des deux républiques sécessionnistes qui revendiquent leur indépendance par rapport à la Géorgie. Elle a pilonné Tskhinvali, la capitale, tuant au moins 2.000 civils selon les estimations russes. L'envoi de renforts russes ajouté aux raids aériens réguliers a permis de renverser la situation.
Haaretz cite les propos d'un instructeur israélien qui qualifie "d'aventure" le comportement de ses disciples géorgiens et évalue défavorablement les chances de réussite d'une riposte géorgienne face à la Russie.
"Ils se sont lancés dans une aventure que je ne me serais jamais permise vu le niveau de formation des troupes géorgiennes", raconte cet instructeur, qui occupait un poste élevé au sein de Tsahal.
"Aujourd'hui, l'armée géorgienne ne peut en aucun cas être considérée comme un adversaire sérieux des Russes. Les Géorgiens ont une petite armée qui ressemble fortement à celles de la plupart des pays du tiers-monde", a-t-il confié.
Mais Israël n'a pas seulement participé à la formation des troupes géorgiennes. Depuis au moins sept ans, c'est un fournisseur d'armes régulier de Tbilissi.
Le quotidien Maariv, qui a mené sa propre enquête, a évalué les exportations militaires israéliennes vers la Géorgie à 300 millions de dollars. Selon le journal, l'Etat hébreu a livré à Tbilissi un lot de drones, dont au moins un a été abattu au-dessus de l'Abkhazie séparatiste, et des lance-roquettes multiples étalés lors d'un défilé militaire à Tbilissi.
Parmi les responsables politiques qui "profitent" de la coopération avec la Géorgie, Maariv cite l'ex-ministre de l'Intérieur Roni Milo, qui représenterait les intérêts des entreprises d'armement israéliennes.
Le quotidien Yediot Aharonot constate également la participation d'Israël au renforcement du potentiel militaire géorgien, soulignant le rôle de Juifs géorgiens dans l'établissement de contacts militaires, dont le ministre de la Défense David Kezerachvili, "un ancien Israélien qui parle couramment l'hébreu".
"Ses portes étaient ouvertes à tout Israélien qui venait et proposait à son pays des armes fabriquées en Israël. Contrairement à d'autres pays d'Europe de l'Est, ces transactions étaient rapides, essentiellement grâce à l'engagement personnel du ministre de la Défense", a déclaré une source proche des vendeurs d'armes citée par le journal.
Après la reprise des hostilités en Ossétie du Sud, le ministère israélien des Affaires étrangères a proposé d'interdire complètement les livraisons d'armes à la Géorgie, proposition qui n'a jusqu'à présent pas trouvé de soutien au ministère de la Défense, selon les médias israéliens.
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