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De
gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont
dans un bon sens, celui de la résistance: des faits,
des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger
etc...
| Article11 |
| Site non conformiste d'une certaine "gauche".... |
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| MDI |
| Kémi Séba et le Mouvement des Damnés de l'Impérialisme |
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| PAS |
| Site du Parti Anti-Sioniste |
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| PortailAntiTotalitaire |
| Portail de Résistance et de Combats contre les Ennemis de la Vie, de la Vérité et de la Liberté. |
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| U.P.R. |
| site du seul mouvement politique qui exige la sortie de la pseudo-"Union Européenne". |
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| Au nom des Palestiniens. |
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Il est surprenant, et au fond révoltant, de voir combien, quand il s’agit des Palestiniens, nous manquons de mémoire et de mises en perspective. Alors que la conscience juive appelle, avec juste raison, tous les pouvoirs et tous les citoyens du monde à un constant travail de mémoire pour ne pas oublier les atrocités, les massacres et les génocides du passé, voilà que nous sommes invités à des évaluations instantanées et sans perspectives quand il s’agit de la politique de l’Etat d’Israël. Ainsi, nous aurions affaire à deux belligérants de puissance égale et après six mois de trêve, un des deux acteurs du conflit (les Palestiniens) aurait donc rompu la trêve en lançant des rockets. L’agressé (Israël) n’aurait eu d’autre choix que de se défendre. C’est ce que vend au monde le pouvoir israélien et que relaient la majorité des médias occidentaux, soutenus par l’administration Bush et de nombreux gouvernements d’Europe. Les plus courageux osent à peine relever, avec maintes réserves de circonstance, une disproportion dans la « réaction israélienne ». Quel courage !
Quels mensonges surtout ! Cela fait des décennies – et bien avant l’arrivée au pouvoir de Hamas – que les Palestiniens voient leur dignité bafouée et leurs droits légitimes niés. Des accords de « paix » d’Oslo aux différentes négociations (et parfois compromissions), des multiples promesses aux mises en scène de retraits « médiatiques », les représentants palestiniens n’ont rien obtenu pour leur peuple. Le gouvernement israélien, de gauche comme de droite, gagne du temps, ment, exécute sommairement des opposants, compte pour rien, ou presque, les morts civils palestiniens (autant de dommages collatéraux à la sécurité d’Israël) alors qu’il continue à autoriser les colonies de peuplement et à pousser toujours plus loin sa politique du fait accompli. De nombreux experts, dont le rapporteur spécial des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, Richard Falk, affirment que la politique israélienne ne respecte pas les conventions de Genève, et qu’elle est en train, dans les faits, de rendre impossible la solution des deux Etats.
Le gouvernement israélien a décidé la construction d’un mur qui enferme la population de Cisjordanie (en se moquant des décisions de l’Assemblée des Nations Unies) et a soumis la population de Gaza à un siège et à un embargo qui ont entraîné une situation de famine, une pénurie de médicaments et de soins, un chômage massif et un quotidien misérable et sans espérance. Les associations humanitaires, venues du monde entier, se sont vues empêchées de travailler, de pourvoir aux besoins et de faire parvenir du matériel et des vivres. En sus, il faut rappeler que la trêve du 19 juin au 19 décembre 2008 était soumise à des conditions : la levée du siège et de l’embargo de Gaza et l’ouverture partielle de la frontière avec l’Egypte. Aucune condition n’a été respectée par Israël (et l’Egypte) et la population palestinienne a été livrée à un traitement inhumain depuis des années, des mois et des semaines. Il faudrait oublier ces réalités et voir justifiés les massacres de ces derniers jours !? Les Palestiniens seraient responsables de leur sort parce que des rockets ont été envoyées depuis Gaza !? S’ajoutent aux absences de mémoire coupable, une perte du sens des proportions : le nombre de victimes israéliennes est à multiplier par cent, deux cents, trois cents par rapport aux civils palestiniens tués par les décisions officielles du gouvernement israélien.
Ce dernier se moque des institutions et de la soi disant « communauté » internationales. Ce qui compte, désormais, c’est de s’assurer du soutien unilatéral des Etats-Unis et du silence complice des gouvernements européens. Un travail efficace de communication et de relais médiatiques (avec une dose de désinformation caractérisée) suffisent, par ailleurs, au gouvernement israélien pour gagner du temps et soumettre une population d’un million et demi d’âmes à un siège inhumain puis à un massacre insupportable. Nous sommes tous réduits à l’état de spectateurs que la « neutralité » devrait sauver de la mauvaise conscience. D’autant que le cynisme est à son comble lorsque l’on sait que la mort des centaines de civils palestiniens est aussi liée aux calculs politiciens des leaders israéliens soucieux de montrer leur force et leur détermination avant les prochaines élections. La déroute libanaise en août 2006 devait être rectifiée : qu’importe la vie des innocents, des enfants et des femmes palestiniens, puisque ce qui compte c’est de mobiliser les votants et gagner les élections. Opération réussie s’il en faut : 80% des Israéliens soutiennent les opérations meurtrières à Gaza. Effrayant !
Peut-on encore espérer quelque chose de la « communauté internationale » des Etats et des gouvernements lorsque l’on observe comment ceux-ci réagissent en Orient comme en Occident. Le silence complice, l’hypocrisie, l’attentisme, voire le mépris pour la vie des Palestiniens que d’aucuns aimeraient voir disparaître en Jordanie, au Liban ou dans n’importe quels camps de réfugiés « temporairement définitifs ». Il est l’heure d’engager un mouvement international, global, de résistance non violente à la politique violente, et extrémiste, de l’Etat d’Israël. Il importe de mobiliser l’opinion publique en diffusant une information rigoureuse et permanente sur la situation de la population palestinienne, en multipliant les articles, les conférences et les manifestations de soutien au peuple palestinien tout en développant une meilleure synergie entre les efforts et les activités qui sont déjà menés par de nombreuses organisations à travers le monde. Les Palestiniens, nous le savons, ne céderont pas et continueront à défendre leurs droits légitimes sur le terrain et il importe que, à travers le monde, nous soutenions de façon déterminée et pacifique leur résistance. Israël, contrairement aux apparences et à sa phénoménale puissance militaire, n’a de loin pas gagné ce conflit et sa société est traversée par des crises multiples et profondes. Il est urgent que l’Etat et la population d’Israël comprennent qu’il n’y a pour eux aucun avenir de sécurité, et simplement de survie, sans la reconnaissance des droits et de la dignité des Palestiniens. Gagner du temps, s’aveugler, s’enfermer dans des opérations invraisemblables et d’horribles massacres ne garantit pas la victoire. Au contraire. Bien au contraire.
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Le reportage sur le succès de la manifestation contre les massacres de Gaza 4 janvier
Pour couvrir la manifestation contre les massacres de Gaza qui a réuni samedi 3 janvier plus de 30 000 personnes à Paris, OummaTV a déployé un dispositif composé de 4 caméras situées à différents endroits du cortège des manifestants. Nous vous proposons donc de voir le reportage d’une durée de 14 minutes. Des images que les médias se sont bien gardés de montrer, préférant s’attarder sur les agissements de certains casseurs qui n’ont rien à voir avec la démarche pacifique des milliers de manifestants présents, et qui ont contribué au succès historique de cette manifestation.
http://www.oummatv.tv/Le-reportage-sur-le-succes-de-la
_______________________ Appel aux intellectuels du monde entier. par Mustapha Cherif*
Ce que l’Occident ne veut pas admettre. Est-il possible d’exprimer une opinion différente de celle qui domine en Occident au sujet de la situation génocidaire en Palestine ? Apparemment, cela paraît quasi impossible. Les données sont tellement manipulées que même des personnes de bonne foi sont trompées.
Tout le monde n’est pas dupe et les manifestations internationales sont encourageantes, mais les discours officiels et médiatiques deviennent des armes d’enfermement. Ils empêchent la critique. Le système occidental, malgré la diversité de parole, impose pour certaines questions une seule manière de voir. J’appelle à nous interroger sur ce que l’Occident refuse d’admettre. A Ghaza, ce n’est pas une guerre comme les autres, ni une agression banale, mais elle a trait à l’avenir du monde. Le droit régira-t-il les relations internationales ou la loi de la jungle ? Tout être objectif ne peut qu’être stupéfait des réactions des autorités en Occident, qui prétendent que cette agression est « défensive » et, dans le meilleur des cas, mettent sur le même plan les parties en présence, en occultant l’injustice dont souffre le peuple palestinien depuis 60 ans. Qui reconnaîtra qu’il y a des oppresseurs et des opprimés, des colonisateurs et des colonisés, des agresseurs et des agressés ? Tout appel à la paix qui ne s’accompagne pas d’un discernement et d’une dénonciation de l’injustice ne peut être entendu. Le mythe grossier d’un encerclement d’Israël ne peut plus tenir. Après des années de tergiversations – car le monde arabe est innocent des crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale à l’égard des Juifs – en 1979, l’Egypte a signé un accord de paix. Suivie en 1996 de la Jordanie. Depuis 1991, lors de la Conférence internationale de Madrid, la volonté de paix des Arabes, basée sur le recouvrement des Territoires occupés depuis juin 1967, est évidente. En 1993, les autorités palestiniennes ont accepté le processus de paix, sans garantie d’édifier leur Etat. Depuis, les Palestiniens survivent dans une prison à ciel ouvert, bantoustan qui forme à peine 8% des territoires qui leur reviennent. En 2002, à l’unanimité, les 22 pays arabes soumettent une solution diplomatique de normalisation, confirmée à chaque sommet. A tout cela, les USA et Israël ont toujours préféré le langage de la force et la diabolisation des musulmans. Cette tragique injustice s’est aggravée. A force d’exploitation des crimes commis par des groupes politico-religieux manipulés, poussés au désespoir et apparentés à l’Islam, l’Occident, depuis la chute du mur de Berlin en 1989, et plus encore après le « 11 septembre 2001 », s’est inventé un nouvel ennemi et pratique l’amalgame pour faire diversion aux impasses politiques. Contrairement à ce qui est colporté, l’immense majorité des musulmans, de par le monde, rejette l’instrumentalisation de la religion et l’islamisme qui sont l’anti-Islam. De plus, en Palestine, c’est un problème de colonisation. Face à la brutalité de la répression, l’attentisme de la plupart des élites et des autorités morales et religieuses, en Occident, est inadmissible. Le pape lui-même n’intervient pas, alors que trois jours avant, à l’occasion de Noël, il appelait à la paix au Moyen-Orient. La peur et la propagande rendent-elles à ce point muet, aveugle, sourd et, partant, complice ? Les islamophobes ne mettent l’accent que sur la violence épisodique des faibles et non celle, à grande échelle et permanente, des puissants. Pire, toute critique des crimes de guerre d’Israël est assimilée à de l’antisémitisme. Terrorisme d’un puissant régime doté d’armes de destruction massive, Etat pas comme les autres, aux frontières inconnues, qui agit dans l’impunité, contre une résistance légitime, lorsqu’elle défend le droit à la vie libre et vise des forces armées d’occupation. Que faire, sachant que les régimes arabes perfides sont illégitimes, inertes ou complices ? Il s’agit de dénoncer sans relâche la barbarie que le monde occidental laisse faire, sans oublier que des non-musulmans de tous les pays sont solidaires des Palestiniens. Il est urgent d’exiger des sanctions internationales contre Israël et la traduction des responsables israéliens devant une cour de justice internationale. Comme il y a trois ans, suite à l’agression contre le peuple libanais, tout non-musulman doit comprendre pourquoi ces carnages sont révoltants. L’actuelle guerre totale, air, terre, mer, d’une puissance militaire fascisante, avec près de 500 tués palestiniens et plus de 3000 blessés, démontre que nous sommes dans un début de « solution finale » pour liquider le peuple palestinien et, partant, de la notion de liberté dans le monde. « On n’arrêtera que quand nous aurons fini le travail », répètent les chefs de la soldatesque sioniste. Après un long blocus, c’est la continuation du Mur de l’apartheid en Cisjordanie, des exécutions extrajudiciaires, des crimes de Chabra et Chatila, de Jenine, de Naplouse... Mener des représailles féroces, préméditées et préparées de longue date, contre des opérations dérisoires de très faibles amplitudes comme le lancement de roquettes, par des actions de guerre totale et de destruction massive, prouve que ce qui compte ce n’est pas le prétexte mais un projet de domination. Les pays européens ferment les yeux et demandent aux victimes, coupées du monde et réduites à des conditions inhumaines, de reconnaître leur bourreau. Cette politique inique est vouée à l’échec. A Ghaza, les Palestiniens unis résistent et se battent. Les soutenir, c’est défendre la dignité humaine et notre propre devenir. Quelle folie que cette guerre perpétrée par Israël. Comment des sionistes peuvent-ils croire que c’est en semant la mort et la haine et en maintenant un peuple sous un déluge de feu qu’ils obtiendront la paix et la sécurité ? Le sioniste ne semble pouvoir vivre que dans le bellicisme. Ce sont les prophètes bibliques qui sont trahis, c’est le judaïsme qui est trahi. Tout comme le Prophète est trahi à chaque fois qu’un « islamiste » tue un innocent. Même si son idéologie est contestable, le problème n’est pas « Hamas », mouvement de résistance, choisi démocratiquement par les Palestiniens, qui n’a jamais commis d’attentat en dehors du territoire de l’occupant, rien ne fera plier la volonté de liberté des Palestiniens. Un million de résistants renaîtront des cendres de Ghaza. Sans justice, il ne saurait y avoir de paix. L’impunité détruit l’image de l’Occident moderne et creuse la tombe de l’actuel « ordre mondial ». Que les êtres épris de justice assument leurs responsabilités. Sinon, plus rien n’aura de valeur. Quel est le refoulé de cette guerre que l’Occident ne veut pas voir ? Qui a pris le monde en otage ? Avant que l’humanité ne sombre, dites-le nous. __________________ *www.mustapha-cherif.net |
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