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Avec un Sarkozy à la solde des oligarchies financières mondialisées, l'économie française est en perdition. Une véritable révolution s'impose.
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L'ACTUALITÉ
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12/02/09 :: 23:01
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Avec un Sarkozy à la solde des oligarchies financières mondialisées, l'économie française est en perdition. Une véritable révolution s'impose.
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Le PIB se "contracte" (comprendre "il s'effondre") de 1,2% au 4e trimestre, pire résultat depuis 1974. Le service de la dette publique(les intérêts) atteint 50 milliards d'euros. La dette elle-même 64% du PIB, 83% au moins en 2012. Bref, c'est l'effondrement programmé.

Le produit intérieur brut de la France s'est contracté de 1,2% au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents, pour une croissance de 0,7% sur l'ensemble de 2008, selon les premiers résultats des comptes nationaux établis par l'Insee et communiqués jeudi 12 février.
Le ministère de l'Economie a indiqué que le Produit intérieur brut de la France allait reculer "d'au moins 1%" en 2009, alors qu'il tablait jusqu'ici sur une croissance comprise "entre 0,2% et 0,5%".
Le PIB va "reculer d'au moins 1% en 2009", a-t-on indiqué à l'AFP dans l'entourage de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. "Ca peut être -1%, -1,1%, -1,2%...", a-t-on ajouté de même source. Autrement dit, ce sera aussi bien 2 ou 3%, une très grosse dépression!

Renault va mal...

Renault a annoncé, jeudi 12 février, une perte nette record du groupe de 599 millions d'euros pour l'exercice 2008. Ce qui représente une baisse de 78% par rapport à l'année précédente. Le groupe n'envisage pas, pour l'instant, un plan social supérieur aux 4.000 départs annoncés en France.

Tout comme Peugeot...

Mercredi, son concurrent PSA Peugeot-Citroën avait annoncé une perte nette du groupe de 343 millions d'euros pour l'exercice 2008. Le groupe PSA Peugeot Citroën table sur le départ du groupe de 6 à 7.000 personnes au moins en France, sur les 11.000 prévus en 2009, a indiqué mercredi 11 février, le directeur des ressources humaines, Jean-Luc Vergne.

Tout comme Air-France/KLM...

Sans surprise, le groupe franco-néerlandais Air France-KLM a annoncé, vendredi 13 janvier, une perte d'exploitation de 194 millions d'euros pour le troisième trimestre de son exercice 2008-2009 qui s'achèvera le 31 mars, voisine des 200 millions d'euros évoqué lors de l'avertissement sur résultat lancé le 21 janvier. Pour faire face à cette situation difficile, le groupe devrait prendre un certain nombre de dispositions. La direction prévoit de réduire ses effectifs de 1 000 à 1 200 salariés en ne remplaçant pas les départs et en gelant les embauches.

Au moins 300 000 chômeurs de plus en 2009 (scénario optimiste). En réalité, il y aura de l'ordre de 4 millions de chômeurs effectifs fin 2009.

L'assurance chômage (Unedic), qui prévoit 282.000 chômeurs de plus en 2009, n'exclut pas un scénario "plus négatif" pour ses finances, a indiqué son président, Geoffroy Rouz de Bézieux (Medef), jeudi 12 février.
L'assurance chômage, première à se livrer au difficile exercice des prévisions sur l'impact social de la crise, a pronostiqué mercredi 404.000 chômeurs supplémentaires sur la période 2009-2010 - 282.000 chômeurs de plus en 2009 et 122.000 en 2010.
"C'est le scénario arrêté aujourd'hui", "cette prévision sera revue dans quelques mois, certainement avant l'été, en fonction de l'évolution de la conjoncture"
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Notes :

Une stratégie protectionniste de sortie de crise?
E.Todd: il faut dissoudre le Conseil d’analyse économique.


Jusqu’à présent, sur le protectionnisme, la messe était dite et redite. A longueur d’antenne et d’éditorial (encore le Point cette semaine), il est expliqué aux chers auditeurs et lecteurs que la politique protectionniste nous ramène « aux heures les plus noires de notre histoire ». Et de rappeler que ce sont les mesures protectionnistes prises après la crise de 1929 qui auraient provoqué le repli nationaliste en Europe. Pour un peu, de doctes esprits accuseraient l’économiste allemand List d’avoir inventé le nazisme. La page 2 de Charlie-Hebdo de cette semaine (voir ci-dessus) pousse cette politique jusqu’à la caricature, témoignant de ce que l’horloge de Cabu et de ses amis, comme celle des trois-quart de la gauche française, est restée bloquée aux années 1970.

Le spectacle du débat public sur le sujet est affligeant : d'un côté, des experts qui refusent toute discussion au nom de principes sacrés (l'anti-fascisme, l'universalisme, etc) détournés de leur sens; au milieu, des médias qui égrènent, jour après jour les plans de licenciement en Europe, expliquant à chaque fois que la concurrence asiatique est à l'origine des difficultés de l'usine; et de l'autre des citoyens qui, dans les sondages, restent très favorables au protectionnisme. Or, en dehors de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon, la question du protectionnisme n'intéresse pas nos hommes politiques.
Le débat interdit
En brocardant les économistes ce matin, Emmanuel Todd a donné un coup de pied dans la fourmilière : comment ces économistes qui, pour la plupart, se sont contentés de dire et d’écrire, quelques mois à peine avant octobre 2008, que la crise des subprimes ne déboucherait pas sur quelque chose de comparable à celle de 1929 (c’était le tire d'un article de Daniel Cohen dans Le Monde par exemple), comment ces mêmes économistes ont-ils aujourd’hui le culot de vouloir interdire le débat sur les alternatives au libre-échange intégral ?

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Soit on considère que la crise que nous vivons est la conséquence de dérives et d'excès de quelques financiers, et il suffira donc de réguler pour que la machine reparte - c'était en gros la thèse de Christian Saint Etienne ce matin face à Todd - soit on prend conscience que la crise est avant tout une question de demande que l'on peut résumer de la façon suivante :

1) la compression salariale que subissent depuis trente ans les salariés des pays développés a mis en danger la consommation, car, contrairement à ce que racontait Christian Saint Etienne, les classes moyennes chinoises (100 millions tout au plus) ou indiennes sont très loin de suffire à prendre le relais de la paupérisation des classes moyennes européennes ou américaines;

2) pour répondre à cette crise de la demande, les gouvernements et les marchés financiers ont développé le crédit dans des proportions folles et surtout l'ont indexé à une espérance de hausse continue de l'immobilier, aboutissant à une inflation des prix de 50 à 60% en deux ou trois ans, inflation insoutenable plus de quelques années.

Les avantages d'un protectionnisme européen
La crise n'est donc pas le résultat d'une insuffisance de régulation, comme le clament encore malheureusement encore beaucoup de journalistes, mais d'une stagnation et d 'une baisse de revenu des salariés et des classes moyennes.

D'où la question qui se pose : comment relancer cette demande ? Protéger l'industrie à l'échelle de l'Europe (personne ne le propose à l'échelle de la France) est une option sérieuse qui comporte plusieurs avantages répertoriés par Jean-Luc Gréau, Hakim EL Karaoui et Emmanuel Todd :
- l'économie européenne est largement autosuffisante : mettre un frein au dumping social et environnemental de la Chine ne pénaliserait guère les consommateurs européens ;
- une fermeture relative (personne n'est pour l'autarcie économique) du marché européen faciliterait grandement l'augmentation des salaires : les entrepreneurs européens, comme lors du fordisme, auraient intérêt à ce que leurs salariés puissent plus facilement acheter leurs produits;
- le marché européen est le plus grand du monde; il constitue un débouché largement suffisant pour les capacités industrielles du continent;
- les Européens sont en position de force sur le marché des équipements (notamment grâce aux Allemands) et les mesures de rétorsion ne sont donc pas à craindre;
- le protectionnisme qui pourrait être mis en place pourrait être progressif, sectoriel et coopératif et non agressif : il ne s'agit pas de provoquer la récession en Chine ou en Inde mais de faire en sorte que la population de ces pays bénéficie plus directement des fruits de la croissance, jusqu'alors captée par les multinationales et une classe de riches entrepreneurs (souvent corrompus dans le cas de la Chine).

Aller plus loin, c'est-à-dire inventer une stratégie protectionniste de sortie de la crise, demanderait un vrai travail d'économiste. Mais comme ce boulot n'a aucune chance d'être entrepris par le Conseil d'analyse économique, Emmanuel Todd a raison : il faut le dissoudre ! L'état ne cherche-t-il pas à faire des économies ?
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