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Comme prévu, via Sarkozy, ses commanditaires Usraéliens vont attirer des attentats de la résistance afghane sur le sol français.
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18/11/08 :: 13:32
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Comme prévu, via Sarkozy, ses commanditaires Usraéliens vont attirer des attentats de la résistance afghane sur le sol français.
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Le ministre de la Défense Hervé Morin ne voit "rien de nouveau" dans les menaces d'un chef militaire des talibans de mener des actions contre Paris si les Français ne se retiraient pas d'Afghanistan. Selon Hervé Morin, qui s'exprimait devant la presse à l'issue d'une intervention aux 20èmes rencontres de la gendarmerie, la diffusion d'une vidéo (datant sans doute de fin août 2008) d'un responsable taliban diffusée lundi par la chaîne de TV arabe Al-Arabiya, ne constitue qu'une "opération de communication". Le responsable taliban déclare notamment dans la vidéo que "notre réaction [celle des talibans, ndlr] se fera entendre dans Paris. Le ministre de la Défense ne s'est pas prononcé directement sur l'éventualité d'une action dans la capitale française, implicite dans la déclaration de ce responsable taliban.
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Confusion autour de la vidéo diffusée en FranceReprise en France par plusieurs sites d'information et certaines chaînes télévisées, une vidéo diffusée par l'agence Reuters entretient la confusion sur la revendication de l'attentat contre les soldats français le 18 août. Car il s'agit non pas des images originales envoyées par les taliban lundi, mais du reportage diffusé sur le sujet par la chaîne Al-Arabiya. Cette vidéo montre des images des talibans présentant armes et objets appartenant aux soldats français, sur une voix-off menaçant d'attaques à Paris, attribuée au Mollah Farouq. Al-Arabiya a ensuite ajouté des images permettant de contextualiser la revendication. Elle rediffuse ainsi les images du chef de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar qui avait en effet déjà revendiqué l'attaque, le 29 septembre, au nom de son groupe Hezb-e-Islami. Mais, la traduction faite en anglais par Reuters, puis reprise en français par certains medias, crée une confusion, calant les paroles du Mollah Farouq, qui n'apparaît pas à l'écran, sur l'image de Gulbuddin Hekmatyar. Ajoutant encore au flou qui règne sur la paternité de l'attaque contre les Français.
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Notes :
"En se faisant le complice et le supplétif de l'empire Usraélien, Sarkozy fait de la France et des Français des cibles d'un terrorisme sciemment provoqué."

Reprise d'un article mis sur le site le 1er avril 2008, et repris le 22 septembre 2008:


La représentation nationale et l'Etat-Major doivent exiger de Sarkozy que soit mis un terme à notre participation à une guerre coloniale en Afghanistan.
Par Michel Schneider*

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Plus de deux Français sur trois « désapprouvent », ‎la décision du "gouverneur" (celui qui dirige la France au nom de puissances et d'intérêts étrangers n'est pas un "président", mais un gouverneur, un collaborateur, un "gauleiter", un fondé de pouvoirs) Nicolas Sarkozy d'envoyer de ‎nouvelles troupes en Afghanistan. Selon les résultats ‎d'un sondage publié lundi 31 mars, 68% des Français sont contre ‎ l'envoi des renforts en Afghanistan. Seuls 15% sont ‎pour cette décision de Nicolas Sarkozy et 17% se sont ‎abstenus de se prononcer. Toujours selon ce sondage, ‎‎65% des Français sont d'avis que les Etats-Unis et leurs ‎alliés se sont trompés en déclenchant la guerre en ‎Afghanistan.


Or, Sarkozy a annoncé la semaine dernière, depuis Londres (rien à voir avec l'appel à la résistance du 18 juin, là il s'agit d'un appel à la soumission) que ‎si la stratégie proposée par la France, intitulée « Le ‎soutien à la paix » était approuvée au Sommet de l'Otan ‎à Bucarest (2-4 avril), Paris enverrait des renforts en Afghanistan: environ 1300 hommes (1000 "troupiers" chair à canon et 300 "spécialistes" des forces dites spéciales).


Il est clair que sa décision, prise en contradiction avec ses engagements de campagne, d'envoyer en Afghanistan de nouvelles troupes françaises bafoue, une fois de plus notre Constitution. Et dans les autres pays dits démocratiques, aucune opération de ce type ne pourrait être envisagée sans un vote préalable du Parlement. Il est vrai que Chirac et le "socialiste" Jospin n'avaient rien demandé à personne en 2001. Il s'agit pourtant bien d'une guerre d'agression contre l'Afghanistan, d'une guerre coloniale, pas d'une "opération de police"...Alors que les Talibans avaient pratiquement éradiqué la culture du pavot, l'arrivée des Américains et de leur homme de paille Hamin Karzaï a permis de relancer comme jamais la culture de l'opium. La famille Karzaï se maintient à la tête d'un narco-Etat grâce à la protection de l'OTAN qui couvre par ailleurs la dilapidation de l'aide internationale. Sur les 15 milliards versés à ce jour pour la reconstruction d'un pays préalablement ruiné par l'agression américaine, 5 milliards se sont volatilisés dans les circuits de la corruption et 40% du solde retourne aux donateurs par le biais des rémunérations allouées aux "consultants", sous-traitants et expatriés. Le but des Américains, et des compagnies pétrolières, est de vérouiller le plus longtemps possible l'Afghanistan au nez des Russes et des Chinois. C'est ce "système", indéfendable, et contraire aux intérêts d'une "Europe européenne" que défendent les malheureux soldats français envoyés comme chair à canon par Sarkozy!


Pour seule raison à l'intervention des troupes françaises, Sarkozy n'évoque, en écho à son mentor George Bush, que la nécessité pour la France de ne pas rester à l'écart de la croisade contre "le terrorisme et Al Quaïda". Il ment, bien sûr, encore et toujours. Comme tous les Français de bon sens aujourd'hui, il sait que Ben Laden et Al Qaïda sont des "marques déposées" de la CIA. Et que le terrorisme, lorsqu'il n'est pas le fait, précisément, d'agents américains ou israéliens, n'est que le résultat normal et juste des politiques coloniales des Etats-Unis et d'Israël. En se faisant le complice et le supplétif de l'empire Usraélien, Sarkozy fait de la France et des Français des cibles d'un terrorisme sciemment provoqué.


Même au prix du sang, comme Bush le 11 septembre, Sarkozy entend manipuler l'opinion publique pour lui faire accepter un changement radical de la stratégie et de la politique étrangère de notre pays.


Nicolas Sarkozy veut créer une sorte de nouvel Atlantisme, un "triumvirat de l'Occident", bras armé de la mondialisation, sans l'Allemagne, et naturellement sans la Russie qui devraient pourtant être nos alliés naturels dans le cadre d'une "Europe européenne" (tout le contraire de "l'Europe bruxelloise")...


C'est pourquoi il entend que la France réintègre rapidement le commandement militaire de l'Otan - l'année prochaine sans doute au moment du 60ème anniversaire de l'organisation atlantique.


Pour atteindre ce sinistre objectif à marche forcée, Sarkozy doit accroître la participation des forces françaises en Afghanistan, en nombre et dans les zones de combats effectifs, et soutenir fermement l'élargissement de l'Otan à l'Ukraine et à la Géorgie. Ce sont là les buts de guerre des Américains pour museler fermement l'Europe.
Tout sera vu et décidé sous cet angle. Si les Français le laissent faire...


En effet, le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des Armées françaises, n’a pas mâché ses mots sur le danger que représenterait l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan.


« Comme je le répète depuis un moment », a-t-il déclaré, « l’Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n’avons aucun intérêt à nous y impliquer davantage. »
Consciemment, pour les plus intelligents, ou inconsciemments, les chefs d'Etat-Major des Armées ont compris quelles étaient les véritables motivations du gouverneur Sarkozy.
En voulant envoyer 1300 "morts-vivants" de plus aux Américains en Afghanistan, Sarkozy confirme qu'il entend privatiser et miniaturiser une armée au service exclusif de l'empire Usraélien.


Les militaires savent désormais qu'avec un budget qui n'atteint plus 2% du PIB et les incroyables pertes d'équipements, d'effectifs et de bases métropolitaines que cela implique, notre Défense entre avec Sarkozy dans une récession mortelle.


En matière de Défense, rare domaine où il pense pouvoir agir impunément, le gouverneur Sarkozy signe là pratiquement l'arrêt de mort de nos armées, après celui de notre politique étrangère. A partir du moment où celle-ci est devenue, dès son arrivée, un simple appendice, plus ou moins bruyant, du département d'Etat américain, la nécessité antérieure de conserver une politique de Défense en rapport avec une puissance encore maîtresse de son destin ne s'impose plus et le handicap budgétaire qu'elle constituait peut être levé.


Les militaires français accepteront-ils sans broncher la mise à la casse, et au pas, de notre outil de Défense? Le proche avenir le dira. Car dans ce secteur aussi la résistance s'organise.

*Ancien directeur de la revue "Stratégie & Défense" et ancien adjoint du délégué national à la Défense du RPR, en d'autres temps...
michel.loti@yahoo.fr
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Interview, reprise
03/04/08

Emmanuel Todd : «Si la France devient le caniche des USA, elle disparaîtra»

Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d'une idéologie extrême-droitière à l'échelle mondiale. Interview.


Au Sommet de l'Otan, mercredi 2 avril, George Bush s'est dit «très heureux» du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l'Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d'Hubert Vérine à Ségolène Royal, s'opposent unanimement à une politique d'alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l'enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le «tournant atlantiste» de la politique française. Pour l'historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L'auteur de Après l'empire juge que cette partie est perdue d'avance et qu'elle participe d'une idéologie extrême-droitière naissante.


Question : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?


Emmanuel Todd : Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu'il ne sache pas ou est l'Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l'entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.


Pour vous, cette guerre est sans espoir ?


E.Todd : L'organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l'état normal de ces sociétés, ce n'est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d'armes régulières venant de l'extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d'hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.


Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu'il y ait des enjeux à ce conflit…


E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l'Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l'Amérique. Je n'appellerai pas ça du néo-atlantisme. L'atlantisme était le lien de l'Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n'était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd'hui, l'Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c'est de l'occidentalisme. C'est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l'islamisme.


Mais la France n'a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique «réaliste», à s'associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?


E.Todd : La France n'a pas les moyens de s'engager en Afghanistan, c'est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l'Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l'époque de Villepin : après son discours à l'ONU contre l'engagement de la France en Irak, nous rayonnions! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l'Angleterre sous Tony Blair : si l'on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s'aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l'avait compris : la France n'existe à l'échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l'Onu et sa possession de l'arme nucléaire, que lorsqu'elle représente un acteur autonome. Le monde n'a rien à faire de la France de Sarkozy.


La lutte contre le terrorisme légitime aussi l'engagement du gouvernement dans ce conflit.


E.Todd : Les occidentalistes se pensent en situation de légitime défense. Le terrorisme existe, il devrait être contré par le contre-espionnage et par des forces policières, mais sûrement pas par des guerres à l'étranger. La première attaque contre l'Afghanistan était légitime, il s'agissait de déloger Ben Laden; d'ailleurs, les Russes nous y avaient aidé. Mais l'irakisation de l'Afghanistan participe d'une agression du monde musulman par le monde occidental. L'occidentalisme est une doctrine d'extrême droite en émergence. La France va être du côté du mal : en exposant des troupes françaises et en participant aux bombardements de la population civile afghane. Et, grâce à Sarkozy, nous risquons même ce qu'ont subi la Grande-Bretagne et l'Espagne à la suite de la guerre en Irak.


Vous parlez des attentats de Londres et de Madrid qui ont eu lieu suite à l'engagement de nos voisins en Irak. Mais là, il ne s'agit que d'envoyer quelques centaines d'hommes dans un pays où la France a déjà des troupes…


E.Todd : Mais justement ! Rappeler leur faible nombre, comme le fait le gouvernement, c'est avouer qu'il s'agit bien d'une action symbolique ! Les quelques bateaux qu'on va mettre dans le golfe persique vont faire rire les Iraniens. Mais nous nous positionnons dans une construction idéologique, contre le monde musulman. Cette posture est d'ailleurs très cohérente avec le sarkozysme en politique intérieure.


Vous pensez que Nicolas Sarkozy est dans une logique de guerre avec le monde musulman ?


E.Todd : Ce qui a fait son succès dès le premier tour de l'élection présidentielle, c'est le ralliement d'une partie des électeurs du Front national. Il a pu avoir lieu à cause des émeutes en banlieues, qui ont été un facteur de traumatisme. Mais c'est Sarkozy, ministre de l'Intérieur, qui a provoqué cet évènement. Dans la logique du sarkozysme, il y a la combinaison d'une incapacité à affronter les vrais problèmes et à désigner des boucs émissaires. C'est classique : quand une société est en crise, elle a le choix entre résoudre ses problèmes économiques et ses pathologies sociales, ou créer des bouc-émissaires. Sarkozy recherche toujours un ennemi, il est dans l'agression. Cela s'observe même dans son comportement ordinaire avec les habitants de banlieue ou les marins pêcheurs.


En s'impliquant plus en Afghanistan, la France participe donc à déclencher un clash des civilisations?


E.Todd : L'analyse d'Huntington sur le clash des civilisations est fausse, mais un gouvernement peut essayer de la rendre vraie. Je pense que les gens qui nous gouvernent seront tenus pour responsables de ce qu'ils font. La guerre, c'est la pédagogie du mal. Les peuples en paix pensent sainement. On entre parfois en guerre pour de bonnes raisons, mais peu à peu, on glisse insensiblement dans la violence pour la violence. C'est ce qui aurait pu arriver en Espagne, si les Espagnols avaient mal réagi aux attentats : ils auraient pu s'enfoncer dans le conflit des civilisations. Je crois que cette stratégie conflictuelle va échouer aussi en France. La recherche de bouc-émissaires, l'émergence d'une idéologie islamophobe et hostile aux enfants d'immigrés… ce n'est pas dans la nature de la France. Au final, les Français préfèrent toujours décapiter les nobles que les étrangers.

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