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| Poutine : "La vérité est de notre côté". |
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"Nous nous conduisons de manière absolument morale et conforme au droit international en vigueur", affirme le Premier ministre russe à la veille d'un sommet extraordinaire de l'UE consacré à la crise géorgienne.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a affirmé, dimanche 31 août, que la Russie se trouvait dans son droit en Géorgie et a une nouvelle fois accusé les Européens de n'agir que dans leur propre intérêt, voire dans celui des Etats-Unis, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Vesti-24.
"Quoi qu'il arrive et quoi qu'on en dise, la vérité est de notre côté. Nous nous conduisons de manière absolument morale et conforme au droit international en vigueur", a-t-il dit dans des déclarations retransmises par la chaîne de télévision Vesti-24 à la veille d'un sommet extraordinaire de l'Union européenne (UE) consacré à la crise géorgienne.
"Charité bien ordonnée"
"J'ai déjà dit que si certains pays européens souhaitent servir les intérêts de politique étrangère de quelqu'un d'autre, qu'ils le fassent, nous ne pouvons rien faire contre", a-t-il dit, les accusant de manière voilée d'agir pour le compte des Etats-Unis. "Mais je pense que, comme on dit dans ces cas-là, charité bien ordonnée commence par soi-même", a-t-il poursuivi. "Et je pense que plusieurs de nos partenaires, surtout européens, vont s'inspirer de cette expression assez grossière mais quand même assez expressive." _______________________
AFP 30/08/2008 L'OSCE met en cause la Géorgie.
Des observateurs de l'OSCE ont gravement mis en cause la Géorgie dans le déclenchement de la crise dans le Caucase, rapporte l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi, citant des 'rapports' parvenus de 'manière informelle' au gouvernement allemand.
La Géorgie a intensément préparé l'action militaire contre l'Ossétie du Sud et a lancé son offensive avant que les chars russes soient entrés dans le tunnel de Roki reliant la Russie et la Géorgie, d'après Der Spiegel qui cite des rapports d'observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en mission dans le Caucase.
Ces documents évoquent même la possibilité que des crimes de guerre aient été commis par la Géorgie qui aurait attaqué des civils d'Ossétie du Sud alors qu'ils dormaient, selon la même source.
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L'Union européenne devrait rester l'arme au pied face Moscou.
Mark John (Reuters) - Faute d'unité de vues entre les Vingt-Sept, l'Union européenne va condamner ce lundi la politique russe vis-à-vis de la Géorgie lors d'un sommet extraordinaire à Bruxelles, sans pour autant adopter de sanctions contre Moscou.
La Géorgie obtiendra la promesse d'une aide et le soutien verbal des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui rejettent la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, deux régions séparatistes.
Selon des diplomates, ils demanderont également au Kremlin de respecter les termes du plan de paix négocié par Nicolas Sarkozy, qui prévoit le retrait des troupes russes de Géorgie.
Malgré le départ des forces de Moscou d'une majeure partie du territoire géorgien la semaine dernière, des soldats russes patrouillent toujours dans la ville portuaire de Poti, sur les bords de la mer Noire, et tiennent encore des barrages sur et autour du principal axe autoroutier du pays.
Mais il n'est pas question de sanctions à ce stade, Paris et Berlin s'opposant aux pays membres de l'UE qui, comme les anciens satellites de Moscou, réclament des mesures plus dures.
"Nous avons besoin d'un rôle européen fort et réfléchi pour permettre un retour à la raison et à la responsabilité", déclare dans le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, qui ne veut surtout pas provoquer d'"escalade".
Certains, comme le Premier ministre britannique Gordon Brown, soutiennent les appels de la Pologne, de la Suède et des pays baltes à une action plus déterminée pour que la Russie paie le prix de son intervention militaire en Géorgie.
"L'UE devrait revoir de la cave au grenier (sa) relation avec la Russie", a-t-il dit au journal dominical The Observer.
Pour lui, cela pourrait passer par l'exclusion de la Russie du G8 et par un réexamen des liens entre Moscou et l'Otan.
Mais la présidence française de l'UE a exclu l'adoption de sanctions "à ce stade" afin de préserver l'unité des Vingt-Sept sur ce dossier.
SOUS SURVEILLANCE
"Notre souhait est que, même s'il y a des dièses et des bémols, ça reste tout de même la même partition, parce ce que ce qui est important, c'est d'envoyer à Moscou et Tbilissi un message d'unité et de détermination des Vingt-Sept", déclarait vendredi l'entourage du président français.
Depuis des années, l'UE est divisée entre les partisans d'une amélioration des liens avec la Russie, qui lui fournit l'essentiel de son gaz, et ceux qui, comme les pays de l'Est, sont favorables à une plus grande conditionnalité.
La Russie sait que ces divisions la placent dans une situation relativement confortable, comme l'a déclaré à Reuters l'ambassadeur russe auprès de l'UE, Vladimir Chizhov.
"L'UE n'est pas en position d'exclure la Russie d'un quelconque forum. Toute tentative d'isoler la Russie serait non seulement à courte vue mais aussi irréaliste", a-t-il expliqué.
Dans ce contexte, le Conseil européen extraordinaire de lundi à Bruxelles devrait placer les relations entre l'Union et Moscou sous surveillance, sans les geler officiellement.
Les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept auront une nouvelle occasion de faire le point de la situation lors de leur réunion informelle prévue les 5 et 6 septembre en Avignon.
Certains diplomates évoquent la possibilité de reporter la session de négociations de l'accord de partenariat qui est prévue pour les 15 et 16 septembre si les troupes russes n'ont pas quitté leurs positions en Géorgie d'ici là.
Un autre rendez-vous important sera le sommet UE-Russie qui se déroulera le 14 novembre à Nice en présence de Nicolas Sarkozy et du président russe Dmitri Medvedev. |
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