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| Pitoyable séance d'auto-flagellation dans la maison Sarkozy! |
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Le mot "erreur" ne figure habituellement pas dans le vocabulaire de Nicolas Sarkozy dès qu'il parle de lui-même. Jeudi 24 avril, il l'a prononcé cinq fois en 1h40. "Sans doute on n'a pas assez expliqué. Sans doute j'ai fait des erreurs", a reconnu d'emblée Sarko le nabot. Les Français sont mécontents de son bilan, selon les sondages? "A partir du moment où ils sont déconcertés, j'en ai une part de responsabilité", a répondu Nicolas Sarkozy. Le gouverneur a admis avoir commis une "erreur de communication totale" sur le paquet fiscal voté l'été dernier, perçu comme un cadeau aux plus aisés (ce qui est exactement le cas, une charge de 14 milliards par an!). "Erreur", encore, avec l'annonce de la fin du financement de l'Etat pour la carte famille nombreuse de la SNCF. "Quand je m'en suis aperçu, je l'ai corrigée immédiatement", s'est défendu Nicolas Sarkozy. L'hôte très précaire de l'Elysée a aussi reconnu "des couacs" dans les déclarations contradictoires des membres du gouvernement, attribués à la jeunesse de certains d'entre eux. Mais il a maintenu sa confiance à François Fillon, "un bon Premier ministre", et au gouvernement. Pas d'erreur, tout vient d'une mauvaise communication! Le fond est bon. Fillon est bon, et Sarko encore meilleur! Toujours à se foutre de la gueule des veaux!
Réagissant pour la première fois à l'intervention télévisée du gouverneur Sarkozy jeudi soir, le « Second premier ministre » François Fillon a déclaré, dans un entretien au Journal du Dimanche, dimanche 27 avril, assumer, lui aussi, sa "part d'erreur". Il n'est toutefois pas question de renoncer aux réformes! Fillon le giton reconnaît des erreurs en matière de communication du gouvernement. Il s'est donc donné le mot avec le nabot! Evoquant les "couacs" au sein du gouvernement, notamment sur la carte de famille nombreuse, François Fillon explique que "la carte SNCF a donné lieu à une mauvaise appréciation de (sa) part". "Il y a eu une erreur. Je l'assume. Elle a été corrigée." Mais il a voulu aussi rassurer son patron, de curieuse façon: "Je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu'il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c'est normal.." Lorsqu'on éprouve le besoin de clamer ainsi publiquement sa fidélité et son loyalisme, c'est que déjà l'on est en train de trahir et de préparer son petit couteau...
Les Français sont en passe de comprendre qu'ils sont aujourd'hui gouvernés par des branquignols. Réformes projetées, réformes ébauchées, réformes avortées, réformes en eau de boudin, en trompe l'oeil ou qui coûteront plus cher qu'elles ne rapporteront. Cette frénésie de réformes incohérentes, illisibles, contradictoires et le plus souvent néfastes rend l'idée même de réforme haïssable et fait penser de plus en plus à une politique de guerre civile.
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