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13/02/08 :: 6:14
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Carla Sarkozy, gourgandine de son état, entre en politique, et se plante déjà, au moment où le nabot en sort, enfin!
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"Je ne sais pas encore ce que je peux faire en tant que première dame, mais je sais comment je veux le faire : sérieusement". (Carla Bruni, L'Express, 13 février 2008)


Le site de L'Express publie mercredi 13 février une déclaration de Carla Bruni-Sarkozy dans laquelle elle se dit "extrêmement désolée" si elle a "pu blesser quelqu'un" dans l'interview accordée à ce même magazine.
"Dans l'édition d'aujourd'hui, 13 février 2008, L'Express me consacre une longue interview, au cours de laquelle j'ai comparé, à tort, les méthodes employées dans les sites internet avec celles employées par la presse collaborationniste. Si j'ai pu blesser quelqu'un, j'en suis extrêmement désolée. J'ai juste voulu dire tout le mal que je pense de ces attaques ad hominem, qui dégradent l'information. Et le danger potentiel qu'elles représentent", écrit l'épouse du président de la République.


Dans son interview à L'Express, elle déclare à propos d'un article publié sur le site internet du Nouvel Observateur faisant état d'un SMS que Nicolas Sarkozy aurait adressé à son ex-femme: "le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs?"
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Notes :
Bonus:
Carla Bruni-Sarkozy entre en politique


On entre un peu en politique comme en religion. Même un ex-mannequin qui met désormais le « ola » à son côté « ollé ollé ». Carla Bruni n'a pas revêtu la robe de bure, mais s'est habillée de respectabilité, d'un pantalon noir, d'un chandail et de mots chics. Pas de décolleté vertigineux, elle a mis des manches longues à ses bras et à ses phrases aussi, pour sa première intervention de Première Dame de France. Une interview de « Haute Tenue »… servie chaude, brûlante, pas par un hebdomadaire politique, par un magazine vulgaire ou Féminin-mode.


Carla Bruni-Sarkozy a choisi « L'Express », et non « Point de Vue. Images du monde », ni « Closer », ni même « Elle »: « L'Express ». Celui de Jean-Jacques Servan-Schreiber, celui de la lutte contre la guerre d'Algérie, celui de l'anti-gaullisme moderniste et atlantiste, converti désormais à « la révolution Carla Bruni ». C'est dire si l'on a changé d'époque. Le people serait désormais politique, Christophe Barbier le revendique avec son théâtral talent, et fait de la romance élyséenne une affaire d'Etat qu'il faudrait prendre au « sérieux », même si on commence à en avoir plus qu'assez des aventures de la famille Sarkozy dont les péripéties ne nous laissent pas un instant de repos. Au point de lasser…


Le samedi, c'était Sarkozy mère, le lundi Sarkozy père, le mardi Sarkozy fils et le mercredi Sarkozy-Bruni. Pour ceux qui feraient une allergie à la famille royale, fut-elle républicaine, reconnaissons que c'est un peu beaucoup. François Bayrou en a même fait un choc répulsif qui l'a conduit aux urgences de l'hôpital de Pau pendant quatre heures, Les médecins ont prétendu que c'était une « daurade en papillote » qui lui était restée sur l'estomac. Je crois plutôt que c'est le feuilleton Sarkozy qui ne passe pas, qu'il ne digère pas comme beaucoup de Français. Et c'est pourtant à ce moment-là donc que Carla – « Carlita », comme il l'appelle – sort de son silence avec des mots jolis comme ses habits qu'elle a soigneusement choisis.


Il s'agit de donner une image du couple royal moins clinquante, moins cinglante, moins toc et moins obscène, plus « sérieuse » même, comme elle le remarque. D'ailleurs, la femme du chef de l'Etat reconnaît des erreurs comme cette photo avec son fils fatigué que Nicolas Sarkozy avait pris sur ses épaules. « Cela a donné, avoue-t-elle, une image choquante, violente, obscène qui m'a procuré de la honte en tant que mère ». Elle décrit avec une certaine humilité sa découverte de ce monde politique qu'elle dit « logé à la même enseigne que celui du spectacle », mais « les politiques, affirme-t-elle, suscitent des passions primitives ». Heureusement, ajoute-t-elle, Nicolas est là pour la « protéger ». « Nicolas » par-ci, « Nicolas » par-là…


Elle l'aime. Il l'aime. C'est de l'amour - toujours. « Jusqu'à la mort », elle tient à le préciser, pour démentir sa réputation de femme volage. Carla Bruni, à l'âge de la maturité (40 ans), s'est engagée. Elle n'est pas là pour rigoler ni pour chanter.


Un peu comme Grace Kelly pour le prince Rainier de Monaco, elle va mettre un frein à sa carrière. Sans renoncer totalement à sa liberté puisqu'elle continuera d'écrire des chansons et sortira son disque. Mais elle ne se produira pas sur scène – un sacrifice – et versera les royalties de ses œuvres aux bonnes œuvres pour ne pas abuser des privilèges dont elle est déjà couverte. Quand on vous dit qu'elle fait de la politique ! D'ailleurs, comme un politicien chevronné, Carla Sarkozy affirme qu'elle se mettra « à l'écoute des Français », qu'elle ne sait pas encore ce qu'elle fera mais qu'elle le fera « sérieusement », qu'elle respectera « la dignité de la fonction », au moment où on critique le Président pour indignité justement…


En bonne épouse, elle vole au secours du chef de l'Etat à qui elle dresse les lauriers qui lui sont refusés aujourd'hui. Nicolas Sarkozy est, selon elle, « énergique » bien sûr et « courageux », mais aussi, mais d'abord « tolérant, protecteur, souple d'esprit », « pas conventionnel comme Mitterrand », « incorruptible comme Mendès-France ». De hautes références de gauche…


On voit qu'elle le voit avec les yeux de l'amour ! Elle ne rechigne pas sur les mots tendres, réfutant l'idée que le bonheur puisse nuire à son efficacité présidentielle. « Carla » ne nous enlèverait pas « Nicolas » sinon pour nous le rendre plus fort, plus président. Car c'est un superman comme elle est une superwoman, en toute … simplicité. Ainsi réfute-t-elle le reproche qu'on lui adresse d'avoir précipité le mariage. « Entre Nicolas et moi, dit-elle, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc pour nous ce fut en somme assez lent »… De grands enfants !...


Pour nous, pauvres rampants, ces épousailles parurent hâtives. Mais les vermisseaux ne comprennent rien à la vie des étoiles filantes. Ils peuvent être aussi écoeurés, tout en étant fascinés par ces confidences à ciel ouvert, se demander si ça les regarde vraiment ces miroitements d'intimité.Et songer aussi à ces remarques d'un ministre important qui, en off, râlait hier encore : « Il faut que nous entrions dans une ère d'austérité médiatique, sinon nous fonçons dans le mur ». Mais ce président-là sera-t-il capable de se mettre à la diète médiate ?


Il n'y a pas que lui. Il y a l'Empereur, sa femme, son ex-femme et les petits princes qui s'invitent chez nous pour nous serrer la pince ! Aïe…
Nicolas Domenach,directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.
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