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| Attali: « Tout le monde est maître de ce qui se passe en France » et Sarkozy est « l’incarnation de cette dissolution » |
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Écoutons ce que déclare celui qui prétend détenir les clés du redressement de la France :
« Sur la fonction [de Président de la République] qui s’abîme, c’est évident. Elle s’abîme institutionnellement. Si vous regardez le président actuel, il a perdu au moins six des pouvoirs de François Mitterrand :
- Il n’y a plus la monnaie, donc la dévaluation ça n’existe plus.
- Il n’y a plus les nationalisations, il n’y a plus la politique industrielle.
- La globalisation fait que tout le monde est maître de ce qui se passe en France.
- La décentralisation a fait perdre l’essentiel des pouvoirs de la France.
- L’Union Soviétique ayant disparu, le grand pouvoir de thaumaturge du Président de la République qui était le droit de vie ou de mort [via la bombe atomique] a disparu,
- et enfin la construction européenne.
Progressivement, l’État s’est dissous dans la réalité de la globalisation. Le Président n’est que l’incarnation de cette dissolution, quel qu’il soit. »
Voilà très exactement ce que déclarait à l’émission "Sous les pavés, La télé libre" le 3 mars 2008 M. Jacques Attali, génie professionnel. (il a écrit 85 livres, 110 propositions collectivistes pour Mitterrand, 316 propositions néo libérales pour Sarkozy)
Questions :
- Pourquoi dans ces conditions, réunir une commission de 43 "experts", si c’est pour conseiller quelqu’un qui n’a plus aucun pouvoir ?
- Pourquoi intimer à ce même Président - réduit à l’impuissance - de mettre en œuvre l’ensemble de ces "propositions" dont la ligne directrice consiste à faire disparaître les spécificités françaises pour en faire une société anglo-saxonne de plus ?
- Comment prétendre que ces propositions pourraient avoir le moindre impact sur la croissance si celui qui devrait les mettre en œuvre ne serait qu’un ectoplasme " incarnation de cette dissolution", démuni de tout réel pouvoir ?
Réponse :
Pour duper les Français par la mise en scène du pouvoir factice et, parallèlement, contribuer - modestement ou non - à accélérer la dissolution précitée.
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