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| Des naufrages concordants |
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L’UMP n’est-il pas ce gros bateau de croisière qui s’est amusé pendant 4 ans, et qui a fini pathétiquement échoué sur un récif ? Un récif pourtant bel et bien indiqué sur les cartes et dénommé réalité.
Reprenons la métaphore utilisé par Gérard Longuet pour caricaturer l’adversaire François Hollande.
D’abord remarquons que cette comparaison de mauvais goût sied davantage à son petit capitaine, qu’à François Hollande, qui pour l’instant n’est ni capitaine, ni sur le bateau.
Il faut le dire, la gestion des affaires de l’Etat Français pendant 4 ans par Monsieur Sarkozy, qui s’annonçait comme un président réformiste et salvateur a été un véritable fiasco.
Jamais un président n’aura donné une image si déplorable de la France à l’étranger avec ses déclarations à l’emporte pièce sur ses homologues internationaux – pour gagner deux points dans les sondages auprès de ses moutons – et ses velléités guerrières.
Jamais capitaine n’aura navigué autant à vue, sans tenir compte des indicateurs économiques et de la réalité, et jamais président n’aura autant parlé dans le vide que Nicolas Sarkozy.
Enfin concrètement, jamais déficit ne se sera accru autant que sous la présidence de Nicolas Sarkozy, jamais le peuple n’aura été autant divisé et le moral aussi bas.
Une croisière qui avait commencé sous les meilleurs auspices au Fouquet's, et qui se terminera sur des chaloupes de sauvetage à boire de l’eau salée.
Nicolas Sarkozy n’a pas vu venir la crise des subprimes, il était au contraire favorable à l’instauration de produits financiers plus ou moins identiques en France, il n’a, il faut le dire, jamais vu venir le moindre écueil et a toujours réagi après coup.
Résumer en disant que celui-ci a hypothéqué l’avenir de la France pour se payer 4 ans en costume de chef d’Etat ne serait pas inexact.
Les gesticulations de dernière minute du petit capitaine après la dégradation de la note de la France par une agence de notation illustre tel un dernier grincement avant le naufrage total, la mentalité du petit capitaine.
Il s’agite encore, bien que le bateau ait touché le fond, pour faire accroire à ses passagers qu’il est le plus à même de les sortir de là, et qu’il suffit de faire ce qu’il dit.
Il dira bien évidemment une fois le bateau coulé que sans lui, le naufrage aurait eu de bien plus graves conséquences.
Ce que nous croyons nous, c’est que la droite fera un choix pragmatique dès le premier tour.
Elle se choisira un capitaine moins jet set, mais plus sérieux, un capitaine qui sait lire les cartes et qui ne prend pas le risque d’approcher un bateau des côtes pour faire plaisir à ses copains, comme l’a si souvent fait Nicolas Sarkozy.
Nous pensons aujoud’hui que la droite fera le choix pragmatique de François Bayrou.
Continuer à croire à Monsieur Sarkozy serait faire le choix de rester dans sa cabine en écoutant de la musique pendant que le bateau s'enfonce dans la mer.
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