sarkozy.com
acceuil
contact soutien sommaire accueil
 
pan sur sarko
editorial actualite billet d'humeur dossiers propagande qui sommes nous
inv inv inv
inv inv inv inv inv
inv
inv
inv
avancée
detail
inv
inv
inv
inv
inv
LA PHOTO
inv inv inv
Le naufrage à droite des hiérarques du PS....
inv Un homme représentatif de son époque: socialiste et libéral, sioniste et pédéraste.... inv
inv
inv
inv
inv
PROPAGANDE
inv inv inv
L'axe de la haine
inv inv
inv Télécharger tracts et affiches inv
inv
inv
inv
inv
SITES CONSEILLÉS
inv
inv De gauche ou de droite, peu importe, ce sont des sites qui vont dans un bon sens, celui de la résistance: des faits, des analyses, des argumentaires, du matériel à télécharger etc...

Alterinfo
Site de l'information alternative
blank
Antidote démocratique antisarkozy (blog)
Sympathique....
blank
Article 11
Site non conformiste de qualité, plutôt de gauche...
blank
Balkans-Info
Révèle les vérités cachées de la politique internationale.
blank
Egalité&Réconciliation
Le site des amis d'Alain Soral
blank
La Banlieue S'exprime
Site de l’association du même nom
blank
Le petit Quimonte illustré
Blog non conformiste décapant, plutôt à droite...
blank
MDI
Kémi Séba et le Mouvement des Damnés de l'Impérialisme
blank
Mondialisation (anti)
site alternatif
blank
Planete
Site purement anti-sioniste...
blank
PortailAntiTotalitaire
Portail de Résistance et de Combats contre les Ennemis de la Vie, de la Vérité et de la Liberté.
blank
Réseau Voltaire
Site d'informations internationales
blank
Vox NR
Site de la résistance européenne
blank
inv
inv
inv
inv
inv
inv
BILLET D'HUMEUR
inv
inv
::  E. Todd (interview)
02/06/08 :: 4:52
inv
Le naufrage à droite des hiérarques du PS....
inv
Bertrand Delanoë se prononce en faveur du libéralisme, Pascal Lamy dénonce le protectionnisme. Un virage à droite du PS ?


Emmanuel Todd : Il faut dépasser le cas Delanoë, qui apparaît décidément comme un homme banal. Quand il s'affiche en tant que socialiste libéral, il se pense comme original il croit qu'il a plein d'audace, comme le titre son livre. Quand Pascal Lamy défend le libre-échange et le capitalisme en général, il croit sans doute être rigoureux et moderne. Mais au-delà de ces perceptions, il existe une véritable dérive à droite des dirigeants socialistes, dérive d'autant plus étonnante qu'elle se produit au moment même où la société leur demande d'effectuer un virage à gauche.
Ce phénomène est mondial : nous venons d'assister au au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei. Le phénomène dépasse aussi la classe politique : il est significatif que Delanoë et Lamy qui portent cette dérive droitière ont été accouchés par le directeur de Libération Laurent Joffrin. Quand le Maire de Paris publie un livre, c'est Laurent Joffrin qui l'interviewe et fait la promotion de l'opus. Lorsque Pascal Lamy associe de façon scandaleuse protectionnisme et xénophobie, c'est le même Laurent Joffrin qui choisit, ou en tout cas valide, un titre qui reprend cette association d'idées absurde. Je n'en veux pas plus à Laurent Joffrin qu'à Bertrand Delanoë ou Pascal Lamy, qui sont sincères et consciencieux. Il ne sont que les symptômes d'un phénomène social, politique, pathologique, même. Car il y a quelque chose de frénétique à se droitiser quand toute une société subit une baisse de niveau de vie et une insécurité sociale qui devrait le conduire à gauche.


La gauche est donc en train de suicider ?


Quand on prend un peu de distance, ce spectacle fait surgir une abondance d'images inattendues, comme celle de rats se bousculant pour s'engouffrer sur le navire coulant du capitalisme. Mais la meilleure métaphore est celle du roman de Pierre Boule dont un excellent film a été tiré, le Pont de la rivière Kwaï, dans lequel le rôle de l'officier anglais est joué par David Niven. Un homme si honnête et scrupuleux qu'il s'acharne avec une sorte de rigueur morbide à servir du mieux qu'il le peut les Japonais dont il est prisonnier. Des socialistes, devenus esclaves du capitalisme le plus dur, nous construisent un Pont de la rivière Kwaï. Un pont qu'il faudra bien faire exploser un jour . Car si la gauche continue d'opposer sa dérive droitière à la demande d'une vraie politique de gauche, ses électeurs se tourneront vers la droite extrême, en attendant l'extrême droite. Les élections de Sarkozy et de Berlusconi ne sont peut-être que le premier moment de ce phénomène. Reste que les réactions des responsables socialistes, leur insensibilité à la société a quelque chose de mystérieux et d'effrayant. C'est même un problème anthropologique, presque religieux : je ne suis pas croyant mais on ne peut que se reposer à cette occasion la question du péché originel.


Est à dire que la réaction de Ségolène Royal est la bonne ?


Il y a deux acceptions du terme libéral, libéralisme économique et libéralisme politique. Mais dans la mesure ou la revendication managériale était au cœur du livre De l'audace de Bertrand Delanoë, le concept de libéralisme est bien associé, d'une manière subliminale chère aux publicitaires, à l'idée d'économie libérale. Bien sûr que Ségolène Royal a raison de critiquer Delanoë. Mais cela ne lui donne ni un programme ni une stratégie. Les socialistes ne s'en tireront pas en dénonçant les erreurs que les uns et les autres commettent. La dénonciation du vide ne produit pas du plein.
inv
Notes :

Le libéralisme est-il à droite?
Par Elie Arié, ancien Secrétaire national à la Santé du Mouvement républicain et citoyen. La polémique sur le libéralisme proclamé de Bertrand Delanoë, si elle brouille les pistes des commentateurs à courte vue, mène à un utile regard sur l'histoire du clivage gauche-droite.


Nous voici donc, par un mot astucieusement lâché par Delanoë, embarqués dans un débat sans fin pour savoir ce qui est libéral et qui est socialiste, qui est de droite et qui est de gauche.Un débat évidemment faussé à la base, puisque nous savons bien, même si nous avons tendance à l'oublier:


-qu'il y a eu, dans l'histoire, autant de «libéralismes» économiques différents que de «socialismes» différents: et comme chacun, en utilisant ces mots, pense à une époque ou à un pays différents, on parlera éternellement de choses différentes;


- qu'il n'a jamais existé, à ce jour, un régime économique «totalement libéral», pas plus qu'un régime économique «totalement socialiste» (l' URSS ne considérait pas avoir encore atteint le stade du communisme lors de son implosion):


- que, philosophiquement, le libéralisme se voulait tout autant un humanisme que le socialisme, développant une théorie qui avait, elle aussi, pour objectif le bonheur de l'humanité entière (lire Hume, Adam Smith, etc.).


Histoire d'un clivage
Il en est de même des notions de «droite» et de «gauche», qui, en France (sans même parler des autres pays), ont recouvert des choses très différentes suivant les époques, pour en rester aux seuls deux derniers siècles:


- à la Révolution de 1789, la «gauche» représentait le parti du mouvement, de la rupture, du changement; et la «droite» celui de la conservation des choses en leur état;


- la mondialisation (en fait: avec la globalisation financière), depuis 20 ans, a constitué une véritable révolution, imposée politiquement par la droite ( Reagan et Thatcher), face à laquelle la «gauche» se trouve en position de défense conservatrice («maintien des avantages acquis», qui disparaissent les uns après les autres);


- à la Révolution, la gauche a été nationaliste (levée en masse, la Marseillaise, etc.); avec le marxisme, elle est devenue internationaliste (l'«internationalisme prolétarien»), la droite prenant à son compte le nationalisme et de la lutte contre l'«anti-France» (la gauche); puis, avec la mondialisation, c'est la droite qui a repris le flambeau idéologique de l'internationalisme, et la gauche celui de la défense de l' Etat ;


- la gauche, en 1789, représentait la lutte pour les libertés (d'expression, de réunion, de vote, etc.); avec l'apparition du socialisme marxiste et de la notion de «dictature du prolétariat», ces libertés sont devenues méprisables pour une partie d'entre elle(«libertés bourgeoises», parti unique, etc.).


Tout ceci pour dire que ces débats libéralisme contre socialisme ou gauche contre droite me semblent devoir tourner en rond, puisque chacun a autre chose en tête lorsqu'il utilise le même mot.


Sachons de quoi l'on parle
Il me semble plus utile de poser le problème en d'autres termes:


- quels effets, positifs et négatifs, de la globalisation financière?


- quels sont ses évolutions prévisibles, ses évolutions souhaitables, ses évolutions néfastes?


- que pouvons-nous faire pour favoriser les premières et combattre les secondes?


On voit alors assez rapidement que Royal, DSK, Delanoë, Moscovici (on peut y rajouter Hollande, Valls, Dray, etc.), s'ils étaient au pouvoir, ne mèneraient pas des politiques économiques sensiblement différentes et moins libérales les uns que les autres: ils ont tous été partisans du Oui à Maastricht,de la ratification des traités de Nice et d' Amsterdam,du Oui au TCE, et de la ratification par voie parlementaire du TCE rejeté par référendum. Le libéralisme découle de là, on peut après s'auto-proclamer ce qu'on veut pour se faire élire (trotskiste, marxiste, bakhouniniste, maoïste), mais, avec ces engagements, on s'est enfermé dans une politique économique libérale.


Cet enfermement n'a évidemment rien d'une fatalité : il est le résultat d'une construction politique, voulue et imposée par Reagan et Thatcher ; et ce que certains ont fait, d'autres peuvent le défaire, surtout au moment où cette globalisation financière commence à se heurter à ses contradictions internes qui la fragilisent chaque jour davantage ( hausse inéluctable du prix du pétrole et des transports, remettant en question la rentabilité des délocalisations industrielles; hausse des prix des matières premières, et baisse du niveau de vie des populations les plus pauvres, qui ne peuvent plus bénéficier des redistributions de revenus de l' Etat-Providence incompatible avec la mondialisation ; etc.) : encore faut-il en avoir la volonté politique.
Posé ainsi, le débat aura un grand mérite: chacun saura de quoi on parle.
inv
:: 
Commentaires ( 0 )
inv
inv
LES DERNIERS TITRES
inv
inv  
inv TSS :: Contact inv
inv  
  Association