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| A Carcassonne, un militaire n'a pas la patience d'attendre le 14 juillet. Le con! |
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Dix-sept personnes, dont quinze civils ont été blessées, hier en fin de journée, «lors d’une démonstration d’assaut» dans une caserne de Carcassonne lorsqu’un soldat a tiré à balles réelles au lieu de balles à blanc, a annoncé le préfet de l’Aude. «Le pronostic vital est engagé pour deux des blessés, dont un enfant, et deux autres personnes sont blessées très graves», a ajouté le préfet, Bernard Lemaire.
Le drame s’est déroulé à 17h50 lors d’une «démonstration dynamique» au cours des Journées portes ouvertes du 3e Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa). Le Groupe de commandos parachutistes (GCP) simulait une libération d’otages sur le stade. Des rafales du fusil d’assaut Famas d’un sergent ont atteint la foule. Les causes exactes du drame n’étaient pas connues, hier soir, mais les munitions de 5,56 mm utilisées n’étaient pas celles qui auraient dû l’être. Le sergent du 3e RPIMa, a été placé en garde à vue. L’enquête a été confiée à la gendarmerie. «La question qui se pose est: est-ce que le militaire a fait un geste criminel ou pas? Pour l’instant, personne ne peut répondre mais la thèse qui prédomine est celle d’une erreur», a précisé le préfet.
Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il attendait «au plus tôt» le résultat des enquêtes «déjà diligentées» sur l’accident. Le ministre de la Défense Hervé Morin et le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Cuche, se sont rendus hier soir à Carcassonne, «au chevet des blessés».
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