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| Avec Sarkozy, la France sous le joug de l'empire israélo-américain |
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"You've got to hand it to Nicolas Sarkozy. He has chutzpah." Roger Cohen, The New York Times (USA), 13 septembre 2006. Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui représente une sérieuse menace pour l'indépendance de la France et de l'Europe. [1] SARKOZY AU PAYS D'ARNOLD En août 2004, un hebdomadaire juif américain publiait un étonnant article sur l'influence croissante du lobby JAZ (Jewish-American-Zionist) sur le territoire français. Parmi les noms de personnalités soutenues par ce lobby ou par ses partenaires dans l'Hexagone figuraient ceux de Nicolas Sarkozy et de Patrick Gaubert (LICRA). L'American Jewish Congress aurait ainsi passé un accord avec l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France (UPJF), - dont Nicole Guedj fut l'un des fondateurs -, et son président, Hervé Giaoui. Il fournirait à l'UPJF non seulement conseils et formations, mais aussi un soutien financier. De son côté, l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) aurait également développé des "relations avec des groupes juifs en France et ailleurs en Europe afin d'encourager un lobbying de style américain". [01]
En avril 2004, Nicolas Sarkozy se rendait à Washington à un déjeuner donné en son honneur par l'American Jewish Committe (AJC). Devant les invités de cette organisation sioniste connue pour ses campagnes anti-françaises, notre ministre de l'Intérieur se flattait de son nouveau surnom, "Sarkozy l'Américain". [02] Il déclarait aussi "partager beaucoup de valeurs américaines" et se comparait à Arnold Schwarzenegger, le gouverneur pro-israélien de l'Etat de Californie. Les premiers contacts officiels entre Sarkozy et l'AJC remonteraient à octobre 2003. Or, l'AJC est un "lobby qui n'est ni juif, ni américain, en ce qu'il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l'axe gouvernemental américano-israélien (...) dont le peuple palestinien est la principale victime". [03] En février 2004, afin de mieux influencer les autorités européennes, l'AJC s'implantait à Bruxelles (Belgique) en créant le Transatlantic Institute que dirige Emanuele Ottolenghi. Le 14 avril 2005, le directeur exécutif de l'AJC, David Harris, avait accès à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, un évènement extraordinaire, car les interventions de citoyens américains devant cette commission sont rarissimes. L'AJC a également ses entrées à Sciences Po et s'invite depuis sept ans aux fameux dîners du CRIF auxquels se presse notre cabinet ministériel pour s'y faire insulter. [04] En octobre 2004, Sarkozy, cette fois-ci ministre des Finances, entreprenait un second voyage aux Etats-Unis. Il y confortait ses alliances en rencontrant le président de la Federal Reserve, Alan Greenspan. Et surtout, il déjeunait au Hudson Institute, où s'activent de redoutables néoconservateurs américains comme Robert Kagan, Elliott Abrams, Bill Kristol ou Richard Perle, le "Prince des ténèbres", qui fut avec Paul Wolfowitz et Douglas Feith l'un des principaux responsables de la guerre contre l'Irak déclenchée en mars 2003. Lors du même séjour, Sarkozy dînait chez le banquier "démocrate" Félix Rohatyn en compagnie du "républicain" Michael Bloomberg, le maire de New York, un financier qui dépense des dizaines de millions de dollars pour ses campagnes municipales et dont les tendances dictatoriales sont dénoncées aussi bien par les manifestants défilant contre la guerre en Irak que par les cyclistes du mouvement Critical Mass. Plus tard, devant les étudiants de l'université de Columbia, un bastion sioniste de Manhattan, Sarkozy se décrivait comme "étranger dans son propre pays". [05]
En septembre 2006, Sarkozy, de nouveau ministre de l'Intérieur, retournait au pays d'Arnold. Accompagné de Pierre Lellouche, il renouait à New York avec Michael Bloomberg. Il rencontrait aussi, dans les salles de notre consulat et à huis clos, les représentants des grandes organisations juives pro-israéliennes avec lesquels, bien que sans mission officielle du gouvernement français, il discutait très librement de politique étrangère. Le caractère secret de cette rencontre a été confirmé par le plus grand journal sioniste des Etats-Unis, le New York Times : "Lors d'une réunion privée avec plus d'une douzaine de dirigeants juifs qui s'est tenue ce lundi, [Sarkozy] a affirmé que la France n'aurait pas dû attendre si longtemps avant d'engager des troupes au Liban et s'est démarqué de M. Chirac en critiquant le Hezbollah qu'il a qualifié d'organisation 'terroriste', ce qu'a révélé un des participants de manière anonyme car il lui est interdit de dévoiler ce qui s'est passé pendant la rencontre." [06] Pour David Twersky, c'est "la première fois qu'un des principaux candidats à l'Elysée entretient publiquement de telles relations avec la communauté juive américaine". Etaient présents à cette réunion au consulat français Harold Tanner, président de la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations, Israel Singer du World Jewish Congress, Jack Rosen, président de l'American Jewish Congress, ainsi que des officiels de l'American Jewish Committee, de l'UJA et de l'Anti-Defamation League. Grâce aux indiscrétions d'un autre quotidien newyorkais [07], on sait que Sarkozy leur a déclaré : "Je suis l'ami de l'Amérique, je suis l'ami d'Israël". A propos de l'Iran, il a affirmé à son auditoire restreint et en se référant à de prétendues "autorités françaises" que ce pays posséderait des armes nucléaires dans les deux à trois ans et, selon lui, "la seule réponse possible, c'est la fermeté. Nous devons envisager toutes les options possibles et ne pas nous lier les mains en nous limitant à une seule stratégie. Il faut nous abstenir de prévenir l'Iran des éventuelles actions du monde occidental". Sarkozy promettait alors à ses interlocuteurs que le dossier iranien serait sa "première priorité" s'il était élu président. "Je ne peux accepter un chef d'Etat qui dit vouloir rayer Israël de la carte", aurait-il ajouté. Pour lui, Israël devrait être "plus proactif", car "quand on est petit, il faut être rapide". Au cours du même voyage et toujours officiellement en visite privée, Sarkozy faisait à Washington un discours attaquant la politique étrangère de Jacques Chirac et s'affirmait, encore une fois, proche d'Israël. Il déjeunait ensuite avec Michael Chertoff, avant d'aller, en compagnie de Cécilia Sarkozy et du député UMP Pierre Lellouche, serrer la main du président George Bush, - "un évènement exceptionnel pour un simple ministre" précisait le New York Times : "Selon l'entourage du ministre français, le président Bush avait pris connaissance du discours prononcé, le matin, par M. Sarkozy devant la French American Foundation. Une intervention aimable pour les Etats-Unis, mais moins pour le Quai d'Orsay, qui a paru visé. Après avoir rappelé le contentieux transatlantique de 2003 sur l'Irak, M. Sarkozy a plaidé pour 'l'efficacité de la modestie' face à une 'France arrogante'. (...) Sur l'Iran, le ministre de l'intérieur a été très ferme. A un moment où même Washington ne met plus en avant d'autre option que des sanctions graduelles, M. Sarkozy a insisté sur le fait que 'toutes les options sont ouvertes'. (...) Sur Israël, il a tenu le langage que tout présidentiable américain pourrait adopter. 'Je veux dire combien je me sens proche d'Israël, a dit M. Sarkozy. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur'". [08]
Ce dernier voyage aux Etats-Unis a provoqué la colère de Jacques Chirac : "Le chef de l'Etat, qui s'envole en fin de matinée pour l'assemblée générale de l'ONU à New York, y a vu la confirmation de ce qu'il redoutait : s'il était amené à lui succéder, le président de l'UMP mettrait un terme à la spécificité française à l'égard des Etats-Unis, au profit d'une vision atlantiste. 'Irresponsable', a lancé Chirac mardi à l'un de ses plus anciens collaborateurs, en lui expliquant le 'danger pour la France' de la relation transatlantique que Sarkozy a affirmé à Washington vouloir 'rebâtir'. Le Président et le ministre de l'Intérieur avaient pourtant eu un tête-à-tête dans la semaine précédant le départ de Sarkozy. Mais ce dernier s'était bien gardé de transmettre à l'Elysée le discours qu'il devait prononcer devant la Fondation franco-américaine, dans lequel il a dénoncé 'l'arrogance française' et fait la leçon au duo Chirac-Villepin. (...) Des propos que Chirac a qualifié mardi en privé de 'lamentables' et de 'faute'. (...) C'est bien deux visions, deux doctrines, qui opposent l'Elysée et Sarkozy sur cette question sensible. 'Sans prononcer le mot de rupture, pour ne vexer personne, c'est une musique totalement différente que Nicolas Sarkozy a fait entendre aux Américains. Inutile d'agresser Jacques Chirac. Mais, si on gagne la présidentielle le 6 mai, il sera temps de changer de politique étrangère le 7', assure le député Pierre Lellouche. (...) 'Sarko l'Américain, on l'assume... et puis merde !' tranche Pierre Lellouche." [09]
Plusieurs observateurs ou politiciens ont compris tôt la vraie nature du nouvel occupant de l'Elysée. Pour le journaliste américain Wayne Madsen, Sarkozy serait le "premier néoconservateur de France" [10], ce que confirme le socialiste Luc Besson qui, dans un récent rapport, se demandait si la France était "prête à voter en 2007 pour un néoconservateur américain à passeport français." [11] Quant à José Bové, il juge Sarkozy "un homme dangereux pour notre pays. (...) C'est l'homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste" [12], un avis que partage Laurent Fabius qui traite Sarkozy de "'réactionnaire" et d''homme dangereux", d'autant plus nuisible qu'il dispose "de moyens financiers et médiatiques considérables", et qui estime qu'il faut tout faire pour bloquer la route de l'Elysée à "quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis'." [13] Henri Emmanuelli a pour sa part "fustigé 'Sarkozy couché comme un chiot devant son maître' [George] Bush" [14], une image que renforcent les jugements d'un Dominique Strauss-Kahn : "'Sarkozy est un caméléon', 'un thatchérien, un berlusconien, un bushiste qui aime à s'habiller de l'uniforme atlantiste'" [15], d'un René Naba : "Que l'on ne s'y trompe pas : l'homme que l'UMP s'est choisi comme candidat présidentiel pour les élections de 2007 n'est toutefois pas l'héritier du gaullisme, mais le chef de file du courant atlantiste, un des points d'articulation de l'axe israélo-américain dans la sphère euro-méditerranéenne" [16] ou encore d'un Jean Bricmont : "Les néo-conservateurs et leurs alliés ont perdu le soutien de l’électorat aux États-Unis, en Italie, en Espagne et en Angleterre - il ne leur reste qu’un seul espoir important : la France, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. (...) Pour eux, c’est l’espoir d’en finir une fois pour toutes avec l’hydre à deux têtes constituée par ce qui reste de modèle social français et de la politique indépendante de la France. (...) Sa victoire représenterait une inféodation de la France à l’étranger comme il n’y en a jamais eu dans le passé, sauf suite à des défaites militaires." [17] En mai 2007, l'élection de Sarkozy à présidence de la République française était immédiatement suivie d'une purge des services du renseignement et de la sécurité : "Dans les jours qui ont suivi l'élection du néoconservateur Nicolas Sarkozy, ses partisans ont commencé, comme on le craignait, à purger les services de la surveillance et de la sécurité nationales. (...) Ces services vont connaître des dégraissages comparables à ceux observés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, au Danemark et en Italie sous la houlette de régimes néoconservateurs. Nos sources françaises au sein des milieux du renseignement nous indiquent que la DST et la DGSE s'attendent à des purges de type stalinien par les partisans de Sarkozy. Les agents ciblés seraient ceux proches du Parti socialiste ou considérés comme trop pro-arabes. Ces partisans comptent aussi s'attaquer aux agents ayant découvert les filières du financement de la campagne électorale de Sarkozy ainsi que ses engagements confidentiels dans le domaine de la politique étrangère grâce à la surveillance des télécommunications entre le prétendant à l'Elysée, son entourage et les responsables d'importantes organisations néoconservatrices américaines comme l'American Enterprise Institute ou l'American Jewish Committee. Certains de ces engagements sont en conflit avec les positions défendues par le président Jacques Chirac et par le premier ministre Dominique de Villepin." [18]
[2] SARKOZY AU PAYS D'ARIK En mai 2003, Ariel Sharon avait refusé de rencontrer Dominique de Villepin, qui était pourtant, à l'époque, le ministre français des Affaires étrangères, mais qui avait eu l'intelligence et le courage de s'opposer à la guerre en Irak, - tandis que Nicolas Sarkozy, lui, demeurait curieusement bien silencieux. [19] En décembre 2004, en suivant les traces du sénateur Hillary Clinton, du gouverneur Jim McGreevey et du maire Rudolph Giuliani, Sarkozy se rendait en Israël et salamalequait Sharon qui le reçut comme un chef d'Etat : "Il y a deux ans tout juste, Nicolas Sarkozy débarquait aux côtés de son épouse Cécilia pour une visite de quarante-huit heures en Israël. Déjà tout entier tourné vers son rêve élyséen, le tout nouveau patron de l'UMP d'alors (sans fonction ministérielle) était venu recevoir, avec des fastes dignes d'un chef d'Etat, la bénédiction des plus hautes autorités du pays, toutes sensibilités politiques confondues. Le message de Nicolas Sarkozy était simple : s'il est élu à l'Elysée, ce sera la fin du dogme gaulliste de 'la politique arabe de la France'. A sa sortie d'un entretien avec Ariel Sharon, le Premier ministre israélien de l'époque lui avait publiquement lancé : 'Je suis certain que vous avez bien conscience de faire partie de nos amis.' Une petite phrase destinée à montrer que Sarkozy, à ses yeux, incarnait bien une vraie rupture avec Jacques Chirac. (...) Lors de ce voyage, [Sarkozy] confiait à Libération, depuis l'esplanade des mosquées, vouloir 'bien évidemment se rendre très bientôt dans les territoires palestiniens'. Il avançait la date de 'février ou mars 2005'. Il ne s'y est finalement jamais rendu." [20]
Un autre compte-rendu de ce voyage en Israël confirme les liens privilégiés que Sarkozy tisse depuis des années avec l'internationale sioniste : "Ariel Sharon et Nicolas Sarkozy se sont assurés de leurs bons sentiments respectifs, mercredi 15 décembre, au deuxième jour de la visite du président de l'UMP en Israël. Le premier ministre de l'Etat hébreu a qualifié son hôte d''ami d'Israël'. En retour, l'ancien ministre de l'économie français a pris soin, tout au long de son voyage, de manifester sa sympathie pour l'Etat hébreu. (...) Ce sont les contacts avec les hommes politiques israéliens qui ont le plus réjoui le président de l'UMP. 'J'espère que cette visite contribuera à l'amélioration des relations entre la France et Israël', a commenté Ariel Sharon devant un Nicolas Sarkozy visiblement très satisfait. Les deux hommes, qui ne s'étaient jamais rencontrés, ont discuté pendant près d'une heure et demie. (...) Accueilli en véritable homme d'Etat - 'selon un protocole largement au-dessus de celui réservé généralement à un chef de parti', note un diplomate à Jérusalem -, le président de l'UMP a aussi rencontré Moshe Katzav, président de l'Etat israélien. (...) Mais c'est le commentaire de Shimon Pérès, président du Parti travailliste, rencontré à la Knesset, qui lui sera allé droit au coeur : 'C'est toujours important de recevoir les responsables politiques étrangers, a déclaré le leader de l'opposition israélienne. Il faut regarder vers le futur'." [21]
En juillet 2006, Israël lançait une nouvelle et terrifiante campagne de destruction du Liban en bombardant systématiquement ses infrastructures civiles. Bien qu'ayant fait preuve d'une grande discrétion lors de l'attaque américaine contre l'Irak, Sarkozy montait cette fois-ci au créneau pour défendre l'Etat sioniste en déclarant qu'il y avait au Proche-Orient "un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". [22] En retour, il se voyait félicité par les criminels de l'Etat d'Israël : "Dans ses déclarations à la radio ou à la télévision, Sarkozy se contente de singer Bush, et va répétant, à des micros complaisants 'qu'Israël a bien le droit de se défendre'. Parfois, le tartarin ajoute qu'Israël 'a non seulement le droit, mais le devoir de se défendre'. Mais dans ses conversations privées avec des dirigeants israéliens, Sarkozy va plus loin dans l'abjection. Témoin, ce récit, par le ministre israélien de l'immigration (un confrère, quoi !) Ze'ev Boïm, de l'entrevue qu'il vient d'avoir, à Paris, avec Sarkozy, et que rapporte Xavier Ternisien dans le journal Le Monde. Ze'ev Boïm : 'J'ai remercié Nicolas Sarkozy pour sa défense d'Israël et lui ai transmis les félicitations d'Ehud Olmert. Sarkozy est revenu sur le fait que le Hezbollah était responsable de l'agression. Il m'a demandé de combien de temps l'Etat d'Israël a-t-il besoin pour terminer le travail. Je lui ai répondu : une semaine à dix jours'. Pour Sarkozy, les bombes, les roquettes, les enfants déchiquetés sur les routes, ou les hommes qui tombent au combat, tout cela c'est 'du travail'." [23]
Sarkozy adore également les caïds de la police israélienne, au point de les inviter à Paris pour nous enseigner l'art du maintien de l'ordre : "Les chefs de la police israélienne, Gideon Ezra et Moshe Karadi, ont quitté leur pays dimanche à destination de Paris, à l'invitation de Nicolas Sarkozy qui veut profiter de leur 'expérience' en matière de 'maintien de l'ordre'. (...) Des thèmes de coopération plus approfondie entre les services de police des deux pays seront également abordés. (...) Cela pourrait aboutir à un téléscopage. En effet, la justice française a lancé un mandat d'arrêt international contre le milliardaire israélo-franco-russo-angolais Arcady Gaydamak, impliqué dans un trafic d'armes. Après avoir observé un profil discret, où il n'acceptait de se montrer que dans son fief de Moscou, Gaydamak est apparu au grand jour ces derniers temps en Israël, où il vient de prendre officiellement la présidence du club raciste d'extrême-droite Bétar de Jérusalem. Il parle même de participer aux prochaines élections législatives. Mais on peut faire confiance à Sarkozy pour ne pas mettre en ouvre les décisions de la justice française, et ne surtout pas demander à ses amis israéliens l'extradition du mafieux Gaydamak." [24] Début 2007, la poste israélienne mettait en circulation un timbre représentant notre ministre de l'Intérieur : "On vient d'apprendre que les Israéliens disposent désormais d'un timbre à l'effigie de Nicolas Sarkozy, grâce à l'intervention de son comité de soutien en Israël. (...) 'Il s'agit d'un petit geste symbolique destiné à resserrer les liens qui unissent les Français d'Israël à Nicolas Sarkozy. Nous avons pris comme prétexte l'anniversaire de N[icolas] Sarkozy, le 28 janvier, pour éditer ce timbre que l'on peut désormais trouver dans les postes israéliennes' selon les propos de Sylvain Semhoun, 'délégué élu UMP en Israël', rapportés par le site Guysen News." [25]
Le 22 avril 2007, au premier tour de l'élection présidentielle, Sarkozy obtenait 82,18% des voix des Français installés en Israël (31,18% dans la France entière). Au second tour, le 6 mai 2007, ce pourcentage atteignait même 89,65% des suffrages exprimés (contre 53,06% en France). Cette conquête de l'Elysée par le favori de Tel-Aviv a ravi les dirigeants israéliens : "Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien ministre de l'intérieur réjouit l'Etat juif. M. Sarkozy n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël.(...). 'Une ère nouvelle dans les relations avec la France' a titré en 'une' le grand quotidien Yediot Aharonot. 'Les origines juives du prochain président catholique français ont suscité de grands espoirs à Jérusalem', note l'éditorial (...). Pour Maariv, autre quotidien populaire, il s'agit d'une 'révolution française, grâce à laquelle un ami évident d'Israël accède à l'Elysée pour la première fois dans l'histoire de la Ve République'. (...) Le chef de l'opposition nationaliste, Benyamin Nétanyahou, a déclaré, de son côté, qu'il se considérait comme 'un ami personnel' de Nicolas Sarkozy 'depuis cinq ou six ans'. Les deux hommes se sont côtoyés lorsqu'ils occupaient tous les deux les fonctions de ministre des finances. 'Nous nous parlons régulièrement au téléphone', a affirmé à la radio le chef du Likoud." [26] [3] SARKOZY AU PAYS DE TONY Le 30 janvier 2007, à trois mois seulement du premier tour de l'élection présidentielle française, Sarkozy allait à Londres consulter son frère jumeau, le Premier ministre Tony Blair, un belliciste corrompu [27] que la presse alternative américaine traite souvent de "caniche de la Maison Blanche" et dont l'ascension politique comme les guerres au Moyen-Orient s'expliquent largement par l'influence du lobby pro-israélien : "Nicolas Sarkozy a choisi la Grande-Bretagne et un déjeuner avec Tony Blair pour son premier voyage à l'étranger de candidat à l'élection présidentielle. Bien qu'en fin de règne et vivement contesté en raison de la participation de la Grande-Bretagne à la guerre d'Irak aux côtés des Etats-Unis, le Premier ministre britannique reste en France une sorte de référence, honnie ou admirée. (...) Nicolas Sarkozy a pour sa part 'la plus haute considération pour Tony Blair, pour son courage, sa capacité à réformer et à rebondir, pour sa vision', selon l'entourage du candidat UMP." [28] Tony Blair doit beaucoup à un certain Michael Levy : "Récemment annobli comme d'autres avec lui, Michael Levy porte maintenant le titre de Viscount Reading. Cet ami d'[Ariel] Sharon est l'éminence grise de Tony Blair, leader du New Labour, premier ministre de Grande-Bretagne et envoyé plénipotentiaire de Washington. Fervent sioniste, Levy est l'homme qui a permis à Blair d'accéder au pouvoir. C'est lui qui a mis en selle le jeune Tony et qui a géré avec succès sa campagne électorale. (Levy a beaucoup appris d'[Edgar] Bronfman, qui joua un rôle essentiel dans la victoire de [Bill] Clinton lors de sa course à la Maison Blanche). Blair nomma Levy envoyé spécial au Moyen-Orient, mais le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook, s'opposa aux tentatives faites par Levy pour re-sioniser la politique britannique. Il refusa même d'accorder au nouveau Lord Levy un bureau avec une secrétaire au sein du ministère des affaires étrangères. C'était risqué de la part de Cook, qui avait déjà plusieurs fois importuné les Israéliens. Après la réélection de Blair, Cook fut chassé et Levy prit des galons." [29] En janvier 2007, au moment même où Sarkozy se rendait à Londres pour consulter Tony Blair, Lord Levy était arrêté une seconde fois dans le cadre d'une affaire de corruption, le "cash-for-honors scandal". [30] Ces dernières années, au cours de réunions privées ayant irrité l'Elysée, Blair avait déjà fait profiter Sarkozy de ses bons conseils. Au caniche de Washington, ce dernier a pu emprunter un certain style : "Fait des plus révélateurs, l'équipe de campagne de Sarkozy (...) s'inspire directement des manipulations médiatiques de la plus pure tradition blairienne. Selon le journaliste Philippe Ridet du quotidien Le Monde, la 'Firme Nicolas' est une équipe d'as d'une trentaine d'années équipés de portables dernier cri et habillés en Ralph Lauren qui travaillent comme des fous. Ils n'ont qu'une obsession, celle de façonner une certaine image publique, et rien ne saurait les arrêter. Un style politique jusqu'ici inconnu en France." [31] [4] SARKOZY AU PAYS DE VLADIMIR Nicolas Sarkozy ne visitera pas la Russie de sitôt. Les oligarques de l'internationale sioniste y sont en effet en trop mauvaise posture. Après avoir dépouillé le pays de milliards de dollars, plusieurs d'entre eux, comme Mikhail Brudno ou Vladimir Dubov (Yukos), se sont même, tout naturellement, réfugiés en Israël. [32] Si Sarkozy ne fréquente pas beaucoup Moscou, son nom est pourtant connu de certains princes de la mafia israélo-russe qui l'auraient soutenu financièrement : "Selon des sources françaises bien informées, le candidat de la droite à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, aurait reçu des fonds de Marc Rich, un Américain fugitif associé aux caïds de la mafia israélo-russe. Cet argent aurait été transféré via Clearstream, la centrale de compensation de Deutsche Borse située au Luxembourg, (...) [et] des comptes de la Bank Menatep, la banque du magnat russe Mikhail Khodorkovsky aujourd'hui sous les verrous. Néoconservateur convaincu, Sarkozy préconise une approche musclée vis-à vis des Arabes de France comme de l'étranger. (...) Le nom de Menatep est lié à celui de plusieurs figures de la mafia israélo-russe tel Semyon Mogilevich, considéré comme le plus dangereux. L'ancien avocat de Rich, I. Lewis "Scooter" Libby, est actuellement poursuivi devant les tribunaux de Washington (DC) pour parjure et obstruction dans une affaire de divulgation d'identité d'un agent de la CIA. La brigade financière française s'intéresse de près aux comptes offshore d'un ancien responsable de Menatep et de Yukos Oil, Alexei Golubovich, qui fut assigné à domicile en Italie avant de revenir en Russie. Golubovich a accepté de témoigner contre Khodorkovsky en échange d'une levée des accusations portées contre lui par les substituts du procureur général russe. Il est possible que la mort le mois dernier à Londres d'un co-fondateur de Yukos, Yuri Golubev, soit liée à ce scandale financier, une mort que la justice russe juge suspecte. (...) Un parfum de corruption et de scandale continue de flotter autour de Sarkozy." [33] Cette mafia exercerait également son influence au plus haut niveau des administrations Bush et Blair : "Nos contacts en Grande-Bretagne nous informent que les scandales qui touchent le Premier ministre Tony Blair et des membres importants de son gouvernement résultent d'une infiltration de l'administration britannique par la mafia israélo-russe. La situation est comparable à celle que l'on observe aux Etats-Unis, où cette même mafia, par l'intermédiaire de néoconservateurs, s'est imposée au sein de l'administration Bush. Le scandale de la vente de titres nobiliaires, la corruption des marchés de l'armement et la propagande mensongère sur les ADM de l'Irak reprise par le gouvernement britannique sont les fruits du contrôle qu'exerce cette pègre sur Blair et sur ses conseillers." [34] Au soir du 6 mai 2007, George Bush félicitait Sarkozy juste après la proclamation des résultats du second tour de l'élection présidentielle. Mais du côté de Moscou, la nouvelle était accueillie avec la plus grande froideur : "Le président russe Vladimir Poutine a finalement fait parvenir, mardi 8 mai, ses félicitations au nouveau président Nicolas Sarkozy, près de 48 heures après son élection. (...) Si les relations entre Moscou et Paris ont été excellentes sous Jacques Chirac - un 'ami' personnel de Vladimir Poutine -, beaucoup d'experts russes craignent qu'elles ne se détériorent sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Ils en veulent pour preuve le reproche adressé par ce dernier à M. Chirac, le critiquant pour avoir 'serrer la pogne de Poutine'". [35] [5] SARKOZY AU PAYS DE JULIA En février 2005, Nicolas Sarkozy s'envolait pour l'Ukraine, le pays de la "révolution orange", où il retrouvait avec enthousiasme le premier ministre Julia Timochenko. [36] Au sein du cabinet du nouveau président, Viktor Yushchenko, on notait aussi la présence de Yevgeny Chervonenko et de Pyotr Poroshenko aux postes respectifs de ministre des télécommunications et de ministre de la défense. Le premier est un millionnaire à la double nationalité qui détiendrait un passeport israélien. Dans ses nouvelles fonctions, Yevgeny Chervonenko exerçait "un contrôle absolu sur le développement des médias en Ukraine. Ses services sont les seuls habilités à octroyer les fréquences et à délivrer les licences d'exploitation, que ce soit pour la radio, la télévision, l'internet ou le satellite. Grâce à la vague de privatisations, Chervonenko a mis la main sur diverses entreprises, dont deux grandes usines d'embouteillage, des chaînes de supermarchés et une société pharmaceutique. En 2004, dans une interview de la Jewish Telegraphic Agency, il se plaignait des 'antisémites' de l'opposition et racontait qu'il avait croisé l'un d'entre eux, Vassily Chervoni, dans des toilettes du Parlement : 'Je lui ai mis la tête dans l'évier en l'avertissant que, s'il prononçait encore une seule une parole contre Israël, je le démolirais'." [37] Le second, Pyotr Poroshenko, est un baron des médias, qui s'est retrouvé à la tête du ministère de la défense et de la sécurité nationale "bien que n'ayant aucune expérience dans ces secteurs. Même le parti communiste ukrainien, qui compte pourtant nombre de juifs dans ses rangs, n'en est pas revenu. A l'annonce de la nomination de Poroshenko, il publia le communiqué suivant : 'Quand notre sécurité nationale et notre police sont confiées à un homme d'affaires dont les actes ont souvent violé la loi et qu'on sait avoir falsifié les budgets publics, on a peine à croire aux promesses faites durant la campagne électorale, lorsqu'on nous disait que tous les criminels seraient emprisonnés'. L'oligarque Poroshenko possède Channel 5 ; durant la 'révolution orange', il transforma cette chaîne de télévision, une source d'informations alors relativement neutre, en un torrent de propagande." [37] Quant à Julia Timochenko, elle s'apparente aux oligarques de la mafia pro-israélienne de Moscou. Sa langue maternelle serait le russe et non l'ukrainien, qu'elle n'aurait appris qu'en 1999. Elle aurait refusé de fournir tout renseignement biographique et même son nom de jeune fille demeure un mystère. Lors de sa nomination au poste de premier ministre, elle était poursuivie par la justice russe pour fraude et corruption de fonctionnaires et faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Timochenko se serait considérablement enrichie en 1996-1997 grâce à la revente de gaz naturel sous la protection de l'ancien premier ministre Pavel Lazarenko. Ce dernier "purge actuellement une peine dans une prison californienne après avoir été condamné pour extorsion, blanchiment d'argent, complot, fraude et transport de biens volés. Lazarenko a aussi été condamné en Suisse pour blanchiment d'argent et recherché pour meurtre en Ukraine. Son avocat américain est Daniel Horowitz, un célèbre commentateur de la télévision spécialisé dans les affaires judiciaires." [37] En mars 2007, la pauvre Julia, déchue de son trône, débarquait sur les rives du Potomac pour se prosterner aux pieds des instigateurs de sa "révolution orange" : "Aujourd'hui rangée dans l'opposition, Mme Timochenko appelle le chef de l'Etat, Viktor Iouchtchenko, à dissoudre le plus rapidement possible le Parlement (...). En raison des retournements d'alliances et des disputes personnelles qui ont suivi le soulèvement de 2004, l'Ukraine est dotée depuis août 2006 d'un gouvernement à tonalité pro-russe, emmené par le premier ministre Viktor Ianoukovitch. C'est cette équipe que Ioulia Timochenko souhaite maintenant balayer du pouvoir (...). [Elle] était à Paris pour recevoir, lors d'une cérémonie à la Sorbonne, un prix pour son 'courage politique', et une autre récompense, attribuée par la revue Politique internationale. Elle a par ailleurs été reçue par le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé. (...) En somme, affirme Mme Timochenko, 'la révolution orange va continuer'. (...) Timochenko s'est rendue début mars aux Etats-Unis pour plaider en faveur [d'une dissolution du Parlement]. Elle s'est entretenue à Washington avec le vice-président américain, Dick Cheney, et la secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice. L'administration américaine lui aurait réservé un accueil d'autant plus favorable que le discours prononcé le 10 février à Munich par le président russe, Vladimir Poutine, très critique des Etats-Unis, avait jeté un nouveau froid." [38]
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