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| Affaire Karachi: Takieddine appelle au "Tout Sauf Sarkozy"! |
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L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a appelé mardi à "éradiquer" un "système de corruption en place depuis 1995" en France, avant sa nouvelle audition par les juges instruisant le volet financier de l'affaire Karachi. afp.com/Thomas Samson
Ziad Takieddine a annoncé ce mardi avoir été mis en examen pour blanchiment d'argent par les juges instruisant le volet financier de l'affaire Karachi, dans une déclaration à la presse à l'issue de son audition.
Les juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke ont obtenu l'élargissement de leur enquête à de possibles faits de blanchiment aggravé de 1993 à mars 2012.
"Un acharnement ridicule"
"Ma mise en examen est inconstitutionnelle et je ne répondrai plus aux convocations des juges", a-t-il déclaré à sa sortie du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, dans le IXe arrondissement de la capitale.
Déjà mis en examen en 2011 pour complicité et recel d'abus de biens sociaux et faux témoignage, Ziad Takieddine a dénoncé "un acharnement ridicule" de la justice.
"Allez chercher ailleurs", a-t-il lancé à l'adresse des magistrats instructeurs Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke. "Les juges évitent de chercher là où se trouve" le détournement d'argent, a-t-il ajouté, tout en jugeant par ailleurs suspect que sa convocation ait eu lieu entre les deux tours de l'élection présidentielle.
"éradiquer" un "système de corruption"
Les juges Le Loire et Van Ruymbeke ont obtenu l'élargissement de leur enquête à de possibles faits de blanchiment aggravé de 1993 à mars 2012.
Ziad Takieddine, qui s'est prononcé pour un "tout sauf Sarkozy" à l'élection présidentielle, avait appelé ce mardi, avant cette nouvelle audition par les juges, à "éradiquer" un "système de corruption en place depuis 1995" en France.
"Le système de corruption en place depuis 1995 est fortifié aujourd'hui par les actes d'un triumvirat" composé du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, du patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, et de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, a accusé Ziad Takieddine, devant les journalistes, à son arrivée au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris.
"Tout sauf Sarkozy"
Ziad Takieddine a invité "les Français à réfléchir s'ils ne font pas l'acte d'éradiquer ce système", en référence au second tour de la présidentielle. "Je n'ai pas à prononcer le nom de quiconque mais un système qui gère la France depuis cinq ans a à sa tête quelqu'un qui s'appelle peut-être le président". "A ce moment-là, oui, tout sauf Sarkozy", a-t-il lancé. "Le seul qui peut gagner est quelqu'un qui n'a rien à voir avec le système, qui est propre", a-t-il ajouté.
Des critiques et des attaques qu'il réitère sur son blog, lancé ce mardi, dans un premier post intitulé "J'accuse et je dénonce".
L'avocate de Ziad Takieddine, Me Samia Maktouf, a soulevé la nullité du réquisitoire du parquet autorisant l'extension des investigations et dénoncé "une procédure inique et un acharnement" contre son client.
Les juges Le Loire et van Ruymbeke enquêtent sur un éventuel détournement de commissions sur des contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) au profit de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.
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