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DOSSIERS
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09/04/12 :: 21:20
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Le "programme" de Marine Le Pen se résume désormais à: une islamophobie pathologique + un soutien sans faille à Israël, entité raciste et colonialiste, seule menace pour la paix mondiale.
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Marine Le Pen aurait-elle fait volte-face ? Jusqu'à présent fermement arc-boutée sur sa volonté affichée de vouloir sortir la France de « l'expérience désastreuse de l'euro », la candidate du Front national à l'élection présidentielle semble depuis avoir fait machine arrière. Alors que le retrait de l'union monétaire européenne (UME) et le retour au franc - arguments déjà chers à Jean-Marie Le Pen lors des campagnes de 2002 et 2007 - figuraient en bonnes places dans son programme économique, chiffré et présenté le 12 janvier dernier devant un parterre de journalistes (voir la vidéo), ils sont passés au second rang dans son projet diffusé depuis quelques jours par les militants et disponible sur le site internet du parti.


Dans une brochure de 16 pages sobrement intitulée « Mon projet pour la France et les Français », Marine le Pen explique en effet vouloir transformer l'euro, après négociations, en une « monnaie commune, coexistant avec le franc ». Une disposition qui doit permettre « d’oxygéner notre économie et de retrouver la voie de la prospérité », mais qui est désormais conditionnée - et c'est une première - au résultat du référendum que la candidate du Front national compte proposer aux Français à ce sujet après son élection. Dans sa profession de foi, la chef de file frontiste n'évoque même plus directement la sortie de l'euro, se limitant à user de la rhétorique habituelle de sa formation politique en promettant le retour de la « souveraineté nationale » (mais elle a voté pour le grand marché transatlantique) et la fin de la « dictature des marchés financiers ».


Les Français pour le maintien dans l'euro


Décidée il y a encore quelques mois à imposer aux Français la sortie de l'euro (qui impliquerait obligatoirement de sortir de l'UE, art.50, ce qu'elle n'a jamais dit à ses électeurs), Marine Le Pen semble donc avoir changé son fusil d'épaule, cédant ainsi aux sirènes du référendum soudainement redevenu à la mode et prôné par plusieurs candidats dont Nicolas Sarkozy, François Bayrou ou encore Jean-Luc Mélenchon. La candidate du FN veut donner le choix au peuple... qui est majoritairement opposé à un retour au franc. Selon un sondage Harris Interactive pour M6-MSN Actualités-RTL publié le 13 février dernier, 81% des personnes interrogées se disent favorables à ce que la France reste dans l'euro. Le résultat de la consultation nationale proposée par Marine Le Pen a donc de grandes chances de ne pas aller dans son sens. Le désaveu risquerait d'être brutal pour la nouvelle présidente de la République, quelques semaines à peine après son entrée hypothétique à l'Élysée.


Faire marcher la planche à billets


« La fin de l’expérience désastreuse de l’euro permettra de mettre fin aux coûteux plans de renflouement à répétition des pays victimes de l’euro tout en stimulant une économie étouffée depuis 10 ans par la monnaie unique, la monnaie des banques », avait déclaré Marine Le Pen lors de la présentation particulièrement médiatisée de son programme chiffré. Une mesure choc dont le coût est estimé à 108 milliards d'euros (sous la forme d'une surcharge de la dette, sur une durée de sept ans) par les conseillers économiques de la leader frontiste, Jean-Richard Sulzer et Thibault de la Tocnaye en tête. Il était également prévu que ce « nouveau » franc soit déprécié de 9,4%, là où la plupart des économistes s'accordent à dire qu'il le serait plutôt à hauteur de 20 à 40% selon les analystes (ce qui augmenterait encore le poids de la dette française).


En retour, la candidate du FN prévoyait de faire marcher la planche à billets et d'emprunter auprès de la Banque de France à taux zéro. Elle envisageait ainsi de dégager chaque année l'équivalent d'au moins 100 milliards d'euros, dont 90 seraient consacrés à la résorption de la dette et le reste à la relance de l'économie et de la croissance. Soit près du tiers de l'ensemble des gains (280,7 milliards d'euros) qu'elle espère effectuer en cinq ans.


Le financement du programme du parti d'extrême droite repose donc en grande partie sur la sortie de l'euro, négociée avec les partenaires européens. Mais ce qui était présentée comme une évidence en cas de victoire du FN le 6 mai prochain ne semble désormais plus faire figure de priorité.


LE GRAND MARCHE TRANSATLANTIQUE:


Jean-Luc Mélenchon: "Le futur grand marché... par politistution


MARINE LE PEN ET BRUNO GOLLNISCH ONT VOTE POUR! La messe est dite. Ils mentent à leurs électeurs, une nouvelle fois.
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Notes :
A Lyon le 7 avril, l'ombre de Poujade et des fauteuils vides pour Le Pen
Par CHRISTOPHE FORCARI


Scénographie rodée, drapeaux tricolores brandis en tous sens et ferveur militante au rendez-vous. Pour une campagne aujourd’hui en panne. Et, à Lyon, sans la grande foule. Pas de personnes qui piétinent dehors, pas de marinistes accrocs debout dans les travées, mais beaucoup de fauteuils vides de manière éparses. Comme si la salle avait été remplie a minima, histoire de faire bonne figure. Pour son meeting en région Rhône-Alpes, dans la capitale des gaules, fief historique de son concurrent Bruno Gollnisch à la succession de Jean-Marie Le Pen, la présidente du Front national n’a pas fait le plein dans l’amphithéâtre lyonnais des trois mille… places.


Trop de fauteuils inoccupés dans les rangées. Dans ce bastion pur et dur de l’extrême droite la plus traditionnaliste, les militants n’ont sans doute pas jugé bon de venir remplir les sièges vides, alors que cette fédération régionale est une des plus puissantes du Front national. Sur les grands écrans de chaque côté de la tribune, un militant apparaît, en plan de coupe, avec son petit drapeau et à coté de lui, deux sièges vides…


Dans l’entourage de Marine Le Pen, pas question de critiquer le régional de l’étape, Bruno Gollnisch, le dauphin échoué. L’équipe rapprochée de la candidate frontiste à l’Elysée n’en pense pas moins, mais affiche une concorde à toute épreuve. Pas question pour elle de nuire à une campagne qui peine à trouver un second souffle par des bisbilles internes. Mais, dans la deuxième région de France en termes de bassins de populations, il est bien apparent que Bruno Gollnisch, sans plus aucune responsabilité au sein de l’appareil ni au sein de la campagne, ne s’est pas démené pour ce meeting.


Fille de Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France en 1956 sous l’étiquette poujadiste, la fille, candidate à la présidentielle de 2012 reprend les mêmes accents pour pourfendre le règne des deux partis dominants et celui de la grande distribution qui détruit le petit commerce. «Vous voyez, c’est la fille du papetier de Saint Céré», surnom donné à Poujade et à son Union de défense des commerçants et artisans (UDCA), plaisante un des anciens du FN, rescapé des comités Tixier-Vignancour de la présidentielle de 1965. «Leur système n’est pas fait pour nous, le peuple de France face à cette petite élite, face à cette oligarchie restreinte», assène à la tribune Marine Le Pen.


Puis de pourfendre un des ses adversaires, Jean-Luc Mélenchon qui désormais la supplante en troisième place de la présidentielle. «Longtemps ils se sont servis de Bayrou comme troisième homme mais il a trop servi. Alors ils en ont trouvé un autre, Jean-Luc Mélenchon, l’idiot utile de François Hollande et de Nicolas Sarkozy. Moi, je parle au nom de la classe des invisibles, de ceux à qui on a tout pris, à ceux de la spoliation systématique», a-t-elle encore lancé à la tribune, se présentant comme la seule candidate «incorruptible dans une classe populaire vendue».


La candidate frontiste ne veut plus que les français se fassent dépouiller «comme au coin d’un bois». Et pour une fois, elle ne cible pas les délinquants étrangers, responsables, selon elle, de l’insécurité en France mais «les ententes» entres les grandes enseignes de la distribution. «Ces ententes nous volent 30% du pouvoir d’achat des Français. Et ils s’entendent pour que la concurrence ne fonctionne pas. Si je suis élu, ils n’en tireront plus aucun bénéfice et les amendes seront équivalentes à leurs bénéfices. Tous les politiques ont tout offert à la grande distribution pour qu’elle tue nos emplois et le commerce de proximité». Avec Marine Le Pen, Poujade renaît.
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