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::  Chems eddine Chitour
31/07/12 :: 3:14
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Les Jeux Olympiques néolibéraux : Dernier avatar d’un Occident sur le déclin
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« L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat, l'essentiel, ce n'est pas d'avoir vaincu mais de s'être bien battu. »
Baron Pierre de Coubertin


Ces paroles admirables seraient universelles et revendiquées en tant que telles si leur auteur – le « réinventeur » des jeux olympiques modernes- n’a pas une face sombre qui permet sérieusement de douter de son respect de la nature humaine. Nous y reviendrons. Vendredi soir en effet, à 22 heures s'ouvraient dans un faste coûteux avec peu d'imagination les 30es Olympiades. Le cinéaste Danny Boyle mit en scène les deux siècles de révolution industrielle en Angleterre, nous eûmes droit aux mineurs, à la vie du temps de Dickens, aux hauts-fourneaux pour arriver à Mister Bean. Pas un mot de l'oeuvre positive de la colonisation qui fut le moteur du développement en termes de ressources de débouchés et de main-d'oeuvre et surtout sur la situation de banqueroute du Royaume-Uni avec une dette de plus de 1000 milliards de dollars, du chômage et de l'Etat social qui commence à être démantelé. La Grèce, qui a vu naître les Jeux, est en train de sombrer et comme l'écrit Vénizélos le ministre grec des Finances : « J'ai peur que certains ne pensent que la Grèce doit être sacrifiée comme Iphigénie pour qu'un vent favorable souffle de nouveau dans les voiles de la zone euro. » Ariane Walter ajoute d'autres arguments : « Voilà une Europe exsangue, une planète sous la menace d'une irradiation atomique mortelle, il suffirait d'un autre tremblement de terre pour que la piscine du 4 de Fukushima s'effondre, un monde à la veille d'un conflit généralisé et sous nos yeux un divertissement comme si de rien n'était, comme si tout le monde s'aimait et se respectait ! Comme si l'argent coulait à flots, comme si les esprits étaient sereins ! Munich 2 ? » (1)


Histoire des Jeux olympiques


Conçus avant tout comme une trêve entre cités grecques, l'olympisme a une histoire vieille de plus de vingt-cinq siècles avant d'être redécouverte sous une forme singulière par Pierre de Coubertin. Pour l'histoire, au IXe siècle avant l'ère chrétienne, le roi d'Elide, Iphitos, conclut un traité avec Sparte, déclarant Olympie inviolable durant les Jeux sacrés. La rénovation des Jeux olympiques date de 776 avant J.-C. Les premiers Jeux débutèrent à Olympie par une simple course. Des délégations issues de tout le monde hellénique y furent reçues et nourries aux frais de la cité. ´´L'olympionike´´ devrait être de pure race hellénique, n'avoir commis ni crime ni sacrilège et se soumettre à un entraînement intensif durant six mois. Dans tous les cas, le titre de vainqueur olympique leur conférait des égards incontestables durant toute la vie. Ces champions adulés furent pourtant l'objet de jugements peu favorables. Euripide dénonça leur moralité douteuse. Par la suite, du temps de l'Empire romain, les vieux Romains s'opposèrent en effet à la pénétration des moeurs helléniques et plus particulièrement à celle de la gymnastique. Les thermes connurent un développement incroyable. A ces hommes, trop amollis pour se livrer à des exercices physiques, les spectacles violents offrirent une agréable compensation. Si bien que l'on assista parallèlement à une mutation de l'athlétisme professionnel, qui dégénéra en lutte des hommes contre des bêtes ou des hommes entre eux. Le professionnalisme, puis les jeux de cirque amenèrent la décadence de l'olympisme. (2)


Nous passons alors graduellement au « panem et circenses » -du pain et des jeux - pour divertir les Romains et leur faire oublier leur quotidien amer le temps des jeux, ce que s'appliquent à faire les gouvernements quand la révolte gronde pour gagner du temps, cette expression latine utilisée dans la Rome antique pour dénoncer l'usage délibéré fait par les empereurs romains de distributions de pain et d'organisation de jeux dans le but de flatter le peuple afin de s'attirer la bienveillance de l'opinion populaire. Aujourd'hui, elle est souvent utilisée pour signifier la relation biaisée qui peut s'établir dans ces périodes de relâchement, ou de décadence, entre : une population qui peut se laisser aller, se satisfaire de pain et de jeux, c'est-à-dire se contenter de se nourrir et de se divertir et ne plus se soucier d'enjeux plus exigeants ou à plus long terme concernant le destin de la vie individuelle ou collective. Un pouvoir politique qui peut être tenté d'exploiter ces tendances « à la vie facile et heureuse » par la promotion de discours et de programmes d'action populistes ou court-termistes. Il faut d'abord rappeler que les Jeux olympiques n'avaient pas une dimension universelle, ils concernaient les villes-cités grecques. De plus, ils étaient conçus comme un outil politique et militaire qui permettait aux cités (Sparte, Athènes..) de s'affronter par athlètes interposés. Pierre de Coubertin voulut les ressusciter après leur suppression par Rome en 394 en leur donnant un cachet purement raciste et misogyne, en un mot glorifier l'homme blanc européen.


Pierre de Coubertin, colonialiste, misogyne et raciste


« Les jeux modernes n'existent en fait que depuis 108 ans. Bien que les discours actuels affirment que les valeurs olympiques prônées par Coubertin étaient celles du respect et de la courtoisie entre les peuples, la réalité est en fait bien moins agréable. Gavé d'idées issues d'auteurs tels que le naturaliste Francis Galton qui s'efforça toute sa vie de démontrer l'inégalité des races humaines ou du non moins connu diplomate Français, Joseph comte de Gobineau, l'inspirateur de l'idéologie nazie (Essai sur l'inégalité des races humaines). Coubertin ne cacha pas de son vivant, ses idées ouvertement racistes et misogynes. (...) Deux ans plus tard, en 1896, la première olympiade a lieu à Athènes. Pour Coubertin, il s'agit de manifester aux yeux du monde la supériorité de l'Occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de « l'homme blanc », autant sur le plan physique que spirituel. Pour Coubertin, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecs, ne peut se retrouver que chez des compétiteurs européens. Cette supposée perfection européenne doit donc se manifester clairement par une supériorité en termes de performance, cela au détriment des autres « races » considérées comme inférieures. (3)


La question du foulard cachant les cheveux


En Occident, hypocritement, des voix s'élèvent pour interdire aux musulmanes -qui désirent concourirmais avec un tissu couvrant leurs cheveux, et ceci dit on pour leur bien car ce tissu est le signe de leur soumission... Pourtant, aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, quatorze délégations comptaient des athlètes voilées dans leurs rangs. Le voile (ou hijab) est « un signe culturel et non religieux ». Voilà comment l'Ifab, a justifié sa décision d'autoriser les footballeuses à porter le foulard. Les Caroline Fourest et autres Martine Gozlan qui donnent de la voix oublient très hypocritement le racisme et la misogynie de Pierre de Coubertin. Elles ne peuvent pas convevoir d'épanouissement en dehors du moule occidental qui veut que la femme ait les cheveux découverts sinon ,elles n'ont pas le droit de s'épanouir !


Rappelons le véritable cadre idéologique de la renaissance des Jeux olympiques modernes : Les femmes interdites d'accès, les Nègres, Indiens et autres « métèques » tolérés dans le rôle de faire-valoir. On retiendra d'ailleurs que pour la troisième Olympiade de 1904 à St-Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la « race » des compétiteurs. (...) Coubertin ne cesse de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Pour lui, il s'agit d'un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition. Les jeux de Berlin, en 1936 sont censés magnifier aux yeux des autorités allemandes, la supériorité de la race germanique. Hitler lui renvoya l'ascenseur en proposant Coubertin pour le prix Nobel, ce que l'Académie Nobel, pourtant très conservatrice, refusa. Cruelle ironie de l'histoire, un Noir du nom de Jesse Owens, que l'histoire retiendra comme le premier athlète à remporter quatre médailles. Ulcéré, Hitler quitte le stade.


Pierre de Coubertin disait : « À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance. » - « Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! c'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. ». « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. » « Je suis un colonial fanatique », écrivait le baron Coubertin. « Les olympiades femelles, inintéressantes, inesthétiques et incorrectes », sauf à un titre : « Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs. » Où est la dignité de la femme dans tout cela ? (4)


La marchandisation des Jeux


L'admiration de Coubertin pour le IIIe Reich est connu. En dépit de la professionnalisation du sport, la magie des Jeux reste intacte pour les 10.480 athlètes participants et les 205 pays représentés. Le patriotisme, valeur de l'olympisme, est présent cependant. Les sportifs se battent d'abord pour eux-mêmes avant de défendre leurs couleurs nationales. Ce patriotisme a été remplacé par une forme de chauvinisme, qu'on retrouve moins dans le coeur des athlètes que dans la tête des sponsors et des responsables des télévisions couvrant l'événement. On apprend ainsi la démesure suivante : 11 millions de billets ont été émis, 10.490 athlètes inscrits dans 26 disciplines olympiques vont concourir pour 302 épreuves. 2 millions de visiteurs sont attendus. Les Jeux olympiques de Londres coûteront plus de 11 milliards de livres. Les organisateurs ont réuni 41 sponsors britanniques qui ont versé quelques 700 millions de livres. Ils comptent également récolter plus de 600 millions de livres (762 millions d'euros) de la vente des billets et une somme moins importante de la vente des souvenirs. Les droits de retransmission pour les Jeux ont été portés à 3,9 milliards de dollars.Le CIO a 11 sponsors globaux qui paient 957 millions de dollars pour les droits internationaux de commercialisation de leurs produits.


L'homme d'affaires indien, Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, et son fils ont porté la flamme olympique jeudi à Londres. Lakshmi Mittal est aussi le sponsor d'une tour en métal du Parc olympique baptisée ´´The Orbit´´. « Quand je pense aux parallèles entre moi-même et un athlète olympique, je crois que le monde des affaires est marqué par des principes très similaires de persévérance et de dur labeur », déclare Lakshmi Mittal. Scandale et tollé ont accueilli cette nouvelle. Alors que le groupe a décidé la fermeture de ses hauts-fourneaux un peu partout en Europe et même en Algérie, car pas rentables. Ils s'achètent ainsi pour 18 millions de dollars une respectabilité.


Les Occidentaux n'ont pas diabolisé dans les mêmes termes BP voire Coca-Cola qui fut, on s'en souvient, le sponsor des Jeux de Berlin. Londres est devenue pour des motifs de sécurité une ville assiégée.


« Les Olympiques de Londres, écrit Finian Cuningham, prennent rapidement l'allure d'une vaste opération militaire terrestre et aérienne et non pas celle d'un événement sportif international. Au lieu du sentiment de fraternité internationaliste que devraient incarner les Jeux olympiques, il règne à Londres une atmosphère menaçante de pays en guerre avec des missiles sol-air déployés sur les toits d'immeubles d'habitation, des cuirassés de la Marine en état d'alerte, ainsi que des chasseurs et des hélicoptères de la Royal Air Force patrouillant le ciel de la capitale britannique. (...) L'extravagant événement et son parrainage corporatif tape-à-l'oeil, provoque une sensation inquiétante. rappelant le roman dystopique de George Orwell, 1984. Le classique d'Orwell évoquant un État policier autoritaire se déroulait principalement à Londres, devenue la capitale d'Airstrip.» (5)


Mieux encore, on a remarqué que pour la première fois le drapeau olympique a été hissé par des militaires britanniques appartenant à différentes armes. Ce qui explique, la proximité définitive des Jeux du nouveau siècle. Le Comité olympique prèfère regarder ailleurs.


La politisation des jeux a toujours existé


Pour l'histoire, la politique- quand c'est l'Occident qui décide- a toujours émaillé les Jeux. Le mouvement d'appel au boycott des Jeux olympiques de Berlin en 1936, les « Jeux nazis » a existé durablement, significativement, s'inscrivant dans la continuité de celui lancé quelques années auparavant contre l'Allemagne nazie. (...)Les principes antidémocratiques, racistes et inégalitaires s'opposent totalement à l'esprit olympique. (...) En Europe, dans les démocraties, la question du boycott n'est pas, de loin, la priorité face aux crises économiques, au chômage, aux risques de conflits. (...) Les États-Unis et d'autres nations occidentales rejettent le principe du boycott...Quant au Comité olympique américain, il combat ardemment en faveur de la tenue des Jeux, considérant que la politique ne doit pas interférer avec le sport. (...) les influences des pro-jeux ainsi que le travail de sape du Comité olympique américain et de son président Brundage, ont un rôle décisif dans le renversement d'opinion, dans une moindre mobilisation. (...) En France, le gouvernement de Léon Blum, hésite puis opte pour des compromis afin d'éviter tout affrontement direct, ne s'opposant pas au départ des sportifs français vers Berlin.(6)


Souvenons-nous aussi : les Jeux de la XXIIe Olympiade ont été célébrés à Moscou, pour la première fois en Urss du 19 juillet au 3 août 1980 et ont été boycottés par les Etats-Unis et 29 autres Etats. Le 20 janvier 1980, le Président Jimmy Carter adresse un ultimatum au Kremlin : « Si dans un mois au plus tard, vos troupes n'ont pas évacué l'Afghanistan, l'équipe olympique américaine n'ira pas à Moscou et nous demanderons aux autres pays de s'abstenir aussi. » Par ailleurs, 29 pays musulmans s'associent également à ce boycott considérant l'attaque contre l'Afghanistan comme une attaque contre l'Islam. La France laissa le libre choix au Cnosf et trois fédérations nationales (équitation, voile et tir) boycottèrent les Jeux. De plus, les pays occidentaux, boycotteront la cérémonie d'ouverture. Lors des JO du Mexique en 1986, les poings levés et gantés de cuir noir, des athlètes américains, Tommie Smith et John Carlos, en soutien des Black Panthers, les firent rentrer dans la légende. Enfin, quand Jacques Rogge décide d'une minute de silence pour les attentats de Munich c'est de la politique ou pas ?


Conclusion


Les JO modernes -une création à la gloire de l'homme blanc- à en croire Pierre de Coubertin sont le dernier avatar de l'empire décadent qui offre des jeux de cirque néolibéralisés. Ils sont devenus un exemple de privatisation des profits et de nationalisation des pertes. Bref, un excellent moyen de mettre l'argent public, dans des poches privées, de l'oligarchie financière et mondiale. Finie la glorieuse incertitude du sport amateur, finie l'éthique, fini l'exploit pour le panache. Au bout de la ligne, un gros paquet de dollars. Nous sommes loin de l'idéal des Jeux olympiques et de la devise « plus vite, plus haut, plus fort ». Les JO sont à réinventer


1.
http://www.legrandsoir.info/l-atten...
2.
http://gymnet.org/histoire-jo-antiq.htm
3.
http://www.gauchemip.org/spip.php?a...
4.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Discus...
5.
Finian Cunningham : Les Olympiques militarisés de Londres Mondialisation.ca 20 Juillet 2012
6.
http://www.leboycott.fr/remarquable...
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Notes :
Le sous-développement durable, un concept qui a de l’avenir, comme les sardines en boite
Opinion de Bernard Dugué


Voici deux décennies, nos docteurs en prospective costumés d’une veste verte concoctaient à notre usage le concept assez incertain de développement durable. Un concept censé indiquer des recommandations en suivant notamment les pensées philosophiques d’un Hans Jonas avec son principe de responsabilité. Ces docteurs avaient comme souci la préservation de la planète pour les générations à venir. Ceux qui ont cru en ces bonnes paroles se sont fait arnaquer alors que d’autres s’en sont mis plein les poches en pratiquant le business vert. J’ai comme l’impression que ces savants écolos ne se souciaient peu de nos existences, du vivre ensemble, de l’économie, des productions de biens, d’accès à la culture, de bien-être, etc. Juste un galimatias conceptuel fait de concepts pour bobos des champs, écolos des villes, ex gauchisants devenus notables, avec du compostage, du recyclage, de la voiture électrique qui en fait n’a rien d’écolo, bref, le développement durable, c’est du concept en matière plastique recyclable. Et nul n’imaginait, il y a 20 ou même 10 ans, que le concept adhérant à la réalité sociale serait celui de sous-développement durable.


L’été 1997, en écoutant OK computer de Radiohead, je n’imaginais pas que cette musique neurasthénique annoncerait les jours moroses et sans éclaircie des années 2010. En fait, le sous-développement n’est pas pour tous. Crise signifie selon l’idéogramme chinois opportunité et danger. Traduction en termes socio-économiques, affaires pour les uns et appauvrissement pour les autres. Du concret. La résidence HLM où j’habite vient d’adresser une belle addition de régularisation de charges. Bon, il paraît que l’ancien gestionnaire avait mal calculé les avances à payer figurant sur les quittances. Tout semble redevenu normal. En janvier 2012, mon loyer avec charge avait augmenté de 40 euros mais ce mois d’août, ce sera encore du 40 euros. Les locataires de la résidence sont remontés contre le gestionnaire. Ils ont même écrit au préfet. De toute façon, nous n’avons pas le choix. C’est rester et payer ou partir. Et j’avoue que je ne suis même pas en colère, étant satisfait d’habiter dans un logement qui reste à un prix abordable. Et ce serait indécent de se plaindre compte tenu de ce qui se passe dans le monde. Ces gosses massacrés en Syrie. Et en France, des tas de vies gâchées par les trains de licenciement, la plupart n’étant pas médiatisés. Je vais faire un petit calcul. Prenons un type avec un salaire presque médian, disons 1400 nets. Il est locataire. Il utilise sa voiture pour aller travailler. Ses taxes locales augmentent, comme le prix de l’essence et le chauffage. Et sans doute l’électricité et l’assurance. Bref, je chiffre ces augmentations à quelques 40 euros par mois. Une évaluation qui pourrait varier sur le long terme. En supposant qu’il reste à ce type 500 euros par mois pour ses dépenses, une fois tous les frais incompressibles payés, on s’aperçoit qu’une amputation de 40 euros se traduit en fait par une baisse de pouvoir d’achat de 8%. Bien évidemment, c’est un calcul effectué en prenant en compte la vie réelle. Pas comme le font les statisticiens de l’Insee. La réalité, c’est que des millions de citoyens, pas seulement en Espagne ou en Grèce, voient leur pouvoir d’achat diminuer et ce, d’année en année. Ces diminutions sont transparentes pour les statistiques. Tout dépend de chaque situation. Logement en location ou pas, chauffage collectif ou non, déplacement pour travailler, taxes locales.


Bref, même pour des travailleurs en CDI, le pouvoir d’achat réel est amené à baisser. Après, tout dépend des situations individuelles. Les augmentations et autres promotions, dans le privé ou le public, peuvent améliorer des situations mais globalement, on assiste à un sous-développement durable de la population. D’un autre côté, ceux qui bénéficient d’emplois bien rémunérés, protégés, avec des revenus locatifs ou autres, voient leur niveau matériel augmenter substantiellement. C’est pourquoi vous croisez de plus en plus de gens circulant dans de belles berlines, plutôt de marque allemande. Et que les hôtels trois et quatre étoiles ne connaissent pas la crise et que la fréquentation des boutiques LVHM augmente.


Rien de bien neuf. Le sous-développement durable n’intéresse pas trop les sociologues, ni les politiques, ni les médias. C’est un peu comme de la poussière qu’on balance sous le tapis pour la faire disparaître. Quelques rares intellectuels assumant l’héritage de la culture communiste de l’après-guerre ont pointé la désaffection des médias et de la culture contemporaine vis-à-vis des travailleurs. La gent médiatique nous sert des gloses sur les minorités qu’il faut rendre visible alors qu’une majorité est devenue invisible, celle de la classe des travailleurs et autres employés se comptant en millions. Le principe du sous-développement durable, c’est de faire en sorte qu’il soit rendu transparent, opaque, ce qui avec l’habitude le rend acceptable auprès des populations. Le modèle de société est exactement l’inverse du modèle fordiste en vigueur jusque dans les années 1980, en Europe et au Japon notamment. Aux States, le rêve fordiste s’est achevé un peu plus tôt.


Adaptation et résilience sont les deux mamelles de la France en voie de sous-développement durable. J’ai commencé ma stratégie adaptative. J’ai conservé tous mes vêtements en état d’être portés et je n’achète plus rien, sauf un jean en solde à 7.50 euros, des sous-vêtements et récemment, une superbe veste massacrée à 30 euros lors d’une liquidation. Les CD, ça ne s’use pas et ça ne finira jamais. J’ai de quoi renouveler mes ambiances musicales et n’en ai plus acheté depuis 10 mois. Les livres, j’en ai beaucoup et comme ce sont des textes savants, je prends plaisir à les relire pour découvrir des significations qui m’avaient échappé. Le dernier que j’ai acheté et c’est exceptionnel est un ouvrage de Strauss sur le rationalisme politique. C’est surtout sur la bouffe qu’il est possible de faire des économies. Quelques légumes et fruits achetés le dimanche au marché, à des prix très concurrentiel. J’ai trouvé des melons vendus par trois deux euros, soit 60 centimes le kilo, moins cher que de la pastèque. Finies les viandes. On peut se régaler avec des pâtes agrémentées de sauces toutes prêtes, basquaise, aigre-douce, au curry, poivrons aubergine… un euro le pot de 400 grammes. Pour les apports en protéines, des œufs, et des poissons en boîte, maquereau, thon, sardine. On en trouve pour pas cher, il suffit de prendre une marque repère dans une grande surface. C’est chacun qui voit. Je pense pouvoir réduire mes dépenses de quelques 40 euros par mois, ou peut-être plus et je ne me sens pas spécialement malheureux.


Il me reste de quoi mettre de l’essence dans la caisse pour aller voir le bassin d’Arcachon en été ou l’océan en hiver, quand la plage est désertée par la foule bronzante et que le ciel gris donne à la mer une teinte baroque. J’observe les mouettes et le soir, le drôle d’oiseau que je suis saura trouver le placard pour y dénicher des filets de sardines marinés dans du citron et du basilic. Excellent, pas d’huile ajoutée, des oméga3 pour la mémoire. Elle est pas belle, la vie, à l’époque du sous-développement durable !


Je ne vais pas au ciné, pas intéressé. Les concerts ? Rien de bien fascinant. Autant aller squatter les scène d’été où des artistes locaux se produisent et puis il y a le festival de prog à Saint-Palais. Quant au théâtre, j’y vais deux fois par semaine, ça ne me coûte rien et même que j’y participe comme acteur avec chaque fois une pièce qui s’improvise. Faut quand même que je vous explique. Ce petit théâtre, c’est le café philo que nous animons deux fois par semaine avec mon confrère Jean-Charles. Juste un café à payer.


Ce sous-développement durable, ça fait bien deux décennies qu’il est immiscé dans les sociétés occidentale et ce concept a toute sa validité, s’appliquant notamment au Japon qui a de l’expérience en la matière puisque depuis la crevaison de la bulle en 1990, il est entré dans une nouvelle phase. Ce qui ne l’a pas empêché de continuer à développer sa recherche et innover. C’est au niveau de la société que se fait sentir le sous-développement. N’oubliez pas cependant que les pâtes les meilleures sont faites de semoule de blé dur. Plus longues à cuire mais pas forcément plus chères si on sait fouiner dans les rayons. Ce qui est dommageable dans ce sous-développement, c’est le risque que le culturel s’étiole. A moins que les classes aisées ne continuent à soutenir les différents secteurs de la culture et notamment le livre. Une société qui délaisse la culture tourne le dos à la civilisation. Qui a subir les effets de ce sous-développement ? Les éleveurs de bovins ou les libraires ? Mon intuition me dit que le marché de la sardine en boite devrait se bien porter. Je crains une chose, c’est que la sardine devienne un produit plus cher, un peu comme la morue, qu’on sert cuisinée lors d’une fête qui lui est dédiée à Bègles moyennant 15 euros la part. Il y a un siècle, la morue était un poisson consommé par les ouvriers. A l’époque du protocole de Lisbonne qui ne fonctionne pas, les gens aisés consomment la morue à la portugaise. Et si la sardine devient chère, alors en Russie on dira que les nouveaux tzars dînent à l’huile. Désolé, je sors !
___________________________________________________________

Je ne sais pas si votre journée sera meilleure après avoir pris connaissance de cela !


Le président normal François Hollande a créé une commission de rénovation et de déontologie de la vie publique. Cette commission est chargée de proposer les réformes à répondre aux préoccupations exprimées par le Président de la République dans une lettre, et de formuler toutes les autres recommandations qu'elle jugera utiles. Elle remettra son rapport au Président de la République avant le 15 novembre 2012


Voici la liste des membre de la commission :


M. Lionel Jospin, ancien Premier ministre, est nommé président de la commission instituée par le présent décret.

Sont nommés membres de la commission :

M. Olivier Schrameck, président de section au Conseil d'Etat ;

Mme Chantal Arens, présidente du tribunal de grande instance de Paris ;

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ancienne ministre ;

Mme Julie Benetti, professeure à l'université de Reims ;

M. Jean-Claude Casanova, membre de l'Institut, président de la Fondation nationale des sciences politiques ;

M. Jean-Pierre Duport, préfet de région honoraire ;

M. Jean-Louis Gallet, conseiller à la Cour de cassation, vice-président du Tribunal des conflits ;

Mme Marie-Christine Lepetit, chef du service de l'inspection générale des finances ;

Mme Wanda Mastor, professeure à l'université Toulouse-I ;

M. Ferdinand Melin-Soucramanien, professeur à l'université Bordeaux-IV ;

Mme Agnès Roblot-Troizier, professeure à l'université d'Evry ;

M. Dominique Rousseau, professeur à l'université Paris-I ;

Mme Hélène Ruiz-Fabri, professeure à l'université Paris-I.

Est nommé rapporteur général de la commission : M. Alain Ménéménis, conseiller d'Etat.


CE QU’IL FAUT SAVOIR !!


Monsieur Jospin sera rémunéré à hauteur de 122.000EUR pour ce travail difficile, Madame Bachelot 92.000EUR et les autres auront 80.000EUR. La presse bienveillante n’en parle pas….


Mais ce n’est pas tout : Il est écrit dans le décret n° 2012-875 : La commission peut entendre ou consulter toute personne de son choix,

Ces personnes nommées « Consultant » toucheront une indemnité de 35.000EUR pour leurs conseils


34 ont déjà été nommés dont voici deux noms :


Mme Sylviane Agacinski philosophe épouse de Mr Jospin

Mr Pierre Bachelot Fils de Mme Bachelot


La commission va coûter au contribuable : 2.444.000EUR sans compter les frais annexes de ces personnes.


Le président normal fait travailler les copains et copines.


Et vous, vous allez gagner des taxes, taxes, taxes et IMPÔTS ;

Faîtes passer le message, il faut faire le travail que la presse gauchiste refuse de faire….






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