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| Rotschild aussi était un esclavagiste. Dieudonné avait raison! |
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On les pensait hostiles à la Traite des colonies. Leurs héritiers affirment: « nous ne savions pas”. “Rotschild aussi était un esclavagiste” Et maintenant, la banque va devoir en répondre Des documents secrets du XIXe siècle révèlent un autre visage des pionniers de la City
Les “anti-esclavagistes” étaient en fait des marchands d’esclaves ! Des centaines de documents estampillés “T71”, conservés aux archives nationales, mettent le dos au mur deux des grands noms qui ont écrit l’Histoire de la City et de la Haute finance. On attribue en effet depuis presque 2 siècles à Natham Mayer Rothschild et James William Freshfield, lesquels vivaient dans la première moitié du XIXe siècle, la réputation de précurseurs idéaux du capitalisme éclairé et de fermes opposants à la brutalité esclavagiste. Mais désormais, il va falloir revoir radicalement leur biographies ! Ce nouvel éclairage est dû à Nick Draper : après avoir travaillé à la banque d’affaires «JP Morgan» pendant la bagatelle de 25 ans, il a quitté cette prestigieuse entreprise pour se consacrer à sa passion d’historien de l’Economie à l’University College de Londres et a commencé à enquêter sur les rapports entre la City et le trafic d’êtres humains déportés des colonies.
Un sujet que les milieux de la Haute finance londonienne abordent avec beaucoup de prudence, parce que, derrière certains des plus prestigieux noms de famille qui ont transformé le “Mile Carré” sur la rive nord de la Tamise en carrefour du business mondial, on pourrait trouver des itinéraires d’enrichissement personnel embarrassants, voire des relations inavouables avec ceux qui firent fortune en mettant les fers aux chevilles et aux poignets de millions d’Africains. Leurs héritiers et successeurs ont, dans nombre de cas, réparé par des fonds de soutien aux populations pauvres noires, reconnaissant ainsi les fautes des fondateurs. Mais, dans d’autres cas, ces crimes honteux sont restés enfouis et blindés. Les Rotschild, par exemple, cette dynastie de banquiers qui a commencé à opérer en Angleterre en 1808, et les Freshfields, dynastie d’illustres et puissants avocats connaissant les secrets de la City et pouvant se vanter d’une toile d’araignée de 2600 juristes associés, ainsi que d’une infinités de bureaux répandus dans tous les coins du Monde (Europe, Amerique, Arabie Séoudite, Viet-nam, Chine e Japon) se trouvent tout à coup sous la lumière des projecteurs, à devoir répondre des taches sur leur passé. C’est donc Nick Draper qui a déniché, dans les archives de Kew Garden, les dossiers sur Natham Mayer Rothschild, fils de Meyer Aemchel Rothschild qui débuta sa carrier à Francfort, et sur James William Freshfield, dont il résulte que ces deux personnages bénéficèrent de l’esclavage !
Le Financial Times, la bible de la City, y a consacré hier sa une de six colonnes: les documents révèlent les liens des fondateurs de Rotschild et Freshfields avec la Traite des Nègres. En ce qui concerne le banquier, on trouve un dossier contenant les originaux d’une demande de compensation, faite par Natham Mayer Rothschild et par son frère le baron James, en couverture d’une garantie de 3000 livres sterling concédée à Lord James O’Bryen. Une telle compensation, en 1830, fût revendiquée au lendemain de l’Acte d’abolition de l’Esclavage. Que s’était-il passé? Un certain Lord James O'Bryen avait demandé un crédit aux frères Rotschild lesquels, en échange, avainet sollicité et obtenu une “hypothèque » sur la propriété du débiteur à Antigua, incluant les 88 esclaves qu’on y exploitait. Lord James se retrouva en cessation de paiement et les Rotschild exigèrent alors que la dette soit payée. Mais entretemps, l’esclavage avait été déclaré illégal. Pour récupérer leurs billes, nos banquiers s’adressèrent au gouvernement de Sa Majesté en présentant les documents de leurs business, et finirent par avoir leurs 3000 livres.
Voilà la démonstration faite que les Rotschild entretinrent des rapports d’affaires étroits avec les propriétaires terriens et avec l’aristocratie esclavagiste ! Et que, malgré leurs positions officiellement hostiles à la Traite, ils n’abandonnèrent jamais l’idée de se faire rembourser le prêt avec 88 esclaves. Fort compromettante aussi est l’implication de l’avocat James William Freshfield et de son fils, titulaire du plus important cabinet juridique de la City: ils opérèrent pour le compte de quelques clients avec des mandats fiduciaires et administratifs dans le domaine des transferts de propriété, dans ce cas également «incluant » des dizaines d’esclaves. Il est donc évident, d’après les accords conclus, qu’ils tiraient de juteux bénéfices du trafic d’esclaves. Voilà des informations et des révélations qui bouleversent l’image du vieux James William Freshfield de cette époque, membre actif de la Church Missionary Society. Pour l’instant, les réactions de la part de la maison Rotschild et aux bureaux de Freshfields sont troublées. La responsable des archives Rotschild a indiqué que que cette documentation la surprenait, et qu’elle n’était pas au courant de ces liens compromettants de deux frères Natham e James. Alors que l’étude d’avocats quant à elle, “orgueilleuse de sa longue tradition de défense des droits de l’Homme” promet une “investigation” attentive sur les circonstances qui sont apparues: pourquoi donc ce visage de la City est-il resté pour ainsi dire secret pendant presque deux siècles ? _____________________ *Fabio Cavalera, pour le “Corriere della Sera”,28 juin 2009.
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