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| L'arroseur du Kossovo serbe arrosé en Abkhasie géorgienne. En ce 9 mai, félicitations à tous nos amis russes! |
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La Maison Blanche vient d’appeler la Russie à "cesser les provocations" dans les territoires sécessionnistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, qui sont des provinces de la République de Géorgie. Les Etats-Unis appellent "le gouvernement russe à réaffirmer son engagement à respecter l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie, à revenir sur les mesures unilatérales prises en Abkhazie et en Ossétie du Sud, et à cesser toute nouvelle provocation".
COMMENTAIRE
Ces propos tenus par Diana Perino, la porte-parole de George W. Bush, ont officiellement fait sursauter la petite communauté diplomatique internationale car il s’agit de la déclaration la plus vigoureuse faite depuis bien longtemps par Washington à l'adresse du gouvernement russe. Mais nombreux sont aussi les diplomates, à travers le monde et y compris dans des pays européens, à sourire en coin ou à trépigner de rire derrière les portes capitonnées de leurs chancelleries, ravis de voir la Russie rendre aux Etats-Unis la monnaie de leur pièce.
Il faut en effet un culot d’acier à Washington pour reprocher à Moscou de faire en Géorgie ce que les Américains ont eux-mêmes commencé par faire en Serbie. Les Américains ont poussé à la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, pour continuer le dépeçage de l’ex-Yougoslavie et pour faire du nouveau micro-Etat prétendument "indépendant" une base américaine visant à poursuivre l’encerclement de la Russie. La présence américaine auprès du gouvernement géorgien participe de la même stratégie d’encerclement dénoncé voici quelques heures par M. Gerhard Schröder, l’ancien Chancelier allemand.
Or voici que la Russie adopte la même tactique que celle du Kosovo, en visant au démantèlement de la Géorgie alliée aux Etats-Unis. Avouons qu’il y a, pour les diplomates, de quoi savourer la situation en connaisseurs, même si toutes ces manœuvres contribuent dangereusement à alourdir le climat international.
QUESTION : Si l'Abkhazie devait proclamer son indépendance unilatéralement, Nicolas Sarkozy la reconnaîtrait-il séance tenante, aussi rapidement qu’il a reconnu l’indépendance du Kosovo ? La réponse est hélas sans suspense : cette fois-ci, le gouvernement français, en bon larbin de Washington, s’indignerait des menaces sécessionnistes contre la souveraineté de la Géorgie...
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